L'avis d'un témoin
Ignace -  2002-05-26 20:31:01

L'avis d'un témoin

"Les photos seront disponibles sur ce site dès lundi", dixit http://www.catho.be/bxl/default.html, comme ça vous aurez une idée visuelle.

La cathédrale était pleine à craquer. Dommage qu'ils ont construit un grand autel post-concilaire au milieu de l'église, s'ils avaient maintenu l'usage de l'autel "orienté", on aurait pu caser plus de gens...

J'ai rejoint la schola pour l'occasion. Age moyen : celui de la retraite pour un évêque qui n'est pas celui de Rome...

Positif : les quelques chants en plein-chant (offertoire, antienne de communion, sanctus, agnus, pater -chanté par l'assemblée donc...- et credo III) étaient soigné, et l'assemblée connaissait bien les pièces plein-chant du commun.

Les quelques chants par une excellente chorale polyphonique étaient de superbes pièces belges : franco-flamandes et contemporaines.

Hélàs, le kyrie était mélangé au gloria en un seul chant. Comprends pas le but de l'opération : pour prier plus brièvement et bavarder plus longuement ou quoi ? L'introit et le chant de sortie : un chant bilingue français-néerlandais sur une mélodie style choral allemand. Digne, certes, mais pas aussi beau que le grégorien. Alleluia bizarre, d'un certain O'Connor ou qqc cô ça. Pas moche, mais pas beau non plus, 'ils' ont remplacé les guitares par l'orgue (un superbe Grenzing tout neuf, voir photo sur http://www.semorg.yucom.be/images/neworgg.htm), mais je n'étais pas dupe.

Pas d'enfants de choeur de moins de 20 ans.

Ensens réduit au strict minimum.

Pas de cloches pour la consécration.

Pas de génuflexions ni autres gestes rituels de la part de l'assemblé (je ne parle pas des prêtres présents dans le choeur pour ne pas les froisser). Station debout et assise, un point c'est tout ça doit suffire.

Pas de bancs de communion, of course.

On a parlé et prié en français, néerlandais, allemand, anglais, italien et espagnol, capitale multiculturelle oblige. C'eût été l'occasion de célébrer tout en latin pour ne rendre personne jaloux et éviter les nombreux doublons, occasion (autorisée et même la règle de principe selon l'enseignement du Concile Vat. II et du Saint-Siège) ratée, dommage.

Conclusion : bel essai, mais donnez-moi (et offrez-Lui) plutôt une messe pontificale comme je n'en ai vu que dans le contexte "1962", on n'a vraiment jamais fait mieux avec la réforme liturgique post-concilaire.

CQFD, diront certains...