Je me permets de citer un autre passage de L'histoire de la musique. A propos toujours du chant grégorien (p.55) :
" Il est évidemment difficile à des auditeurs vivant dans le siècle de se faire la même âme que des moines qui passent leur existence entière sur cette musique, n'en connaissent plus d'autre, et reportent sur elle toutes leurs méditations, toute leur piété. Ce qui nous ramène à la définition religieuse du grégorien, une prière beaucoup plus qu'une musique. Les beaux disques de Solesmes favoriseraient donc une sorte de contresens. le grégorien ne s'écoute pas "de l'extérieur". Il doit être pratiqué, vécu, c'est à dire chanté dans le choeur ".