Jean-Paul II aux évêques antillais en visite ad limina, le 6 mai
Rémi Pau -  2002-05-14 18:26:04

Jean-Paul II aux évêques antillais en visite ad limina, le 6 mai

« Ce que le Concile a enseigné sur le caractère essentiellement séculier de la vocation du laïc est le plus souvent négligé ». Le pape a particulièrement critiqué un engagement souvent trop « politisé » des laïcs « lorsqu’ils sont absorbés par l’exercice du pouvoir à l’intérieur même de l’Eglise ». Cela arrive, a-t-il expliqué, à partir du moment où l’Eglise est considérée « en termes sociologiques ou même politiques ».

Abordant ensuite le rôle des prêtres, Jean Paul II a affirmé qu’ils sont « d’abord et avant tout des prêtres et non pas des exécuteurs, des chefs d’entreprise, des financiers ou des bureaucrates ». Il a mis en garde les évêques antillais contre les personnes qui affirment « que la diminution du nombre de prêtres est l’œuvre de l’Esprit Saint et que Dieu lui-même conduirait l’Eglise, faisant en sorte que le gouvernement des fidèles laïcs se substitue au gouvernement des prêtres. (… Une telle affirmation ne rend certainement pas compte de ce que les Pères conciliaires ont exprimé lorsqu’ils ont cherché à promouvoir une implication plus grande des fidèles laïcs dans l’Eglise ».

Nous pourrions nous féliciter d’un tel discours, mais déplorons que : primo Vatican II soit la seule norme ; secundo que les bons propos restent lettre morte parce que les mauvaises habitudes sont prises et que l’autorité dans l’Eglise n’a plus de force coercitive.

DICI n°53