Chère Valérie,
Vous semblez vouloir appliquer le magistère de l'Eglice indistinctement à tous sans tenir compte de ce que la théologie morale appelle la casuistique. Ce n'est pas parce que cette dernière a été moquée et caricaturée (jésuitisme, etc...) qu'elle doit être abandonnée. Le confesseur, dans le respect des directives magistérielles, apporte des solutions concrètes au besoins spirituels des pénitents et juge de leurs actes "in persona Christi" en se fondant sur l'appréciation qu'il fait de la faute au regard des normes ecclésiales, généralement d'inspiration thomistes.
Un fornicateur qui a contracté de mauvaises habitudes en raison du milieu dans lequel il a été élevé, ou des ses tendances physiologiques, ne pêche pas aussi gravement que celui qui, en pleine liberté, choisi de désobéir à la loi divine. Il se peut même que sa fornication ne le fasse pêcher que véniellement. Faudrait-il alors lui faire risquer de donner ou de recevoir la mort, cette fois, en toute connaissance de cause ?
Personne ne peut changer la Loi d'un iota mais son application est affaire de personnes, de situations et le Docteur Angélique l'a dit avec autorité sans qu'on puisse le suspecter de modernisme !