de penser que votre exemple est peut-être mal choisi. Il-y-a un fossé entre le viol d'une enfant qui relève plus de la pathologie que du confessional et le péché de chair en général, dans sa forme courante si vous voulez, qui bien que grave ne constitue pas un crime odieux.
Un être sain peut s'avérer pécheur, et c'est d'ailleur notre lot commun, pas nécessairement en ce qui concerne la chair, bien sûr, mais je ne crois pas qu'on puisse le mettre sur le même plan que le pervers pathologique, malade mental, sadique criminel, etc (qui d'ailleur mérite peut-être plus notre compassion que le pécheur conscient et sain d'esprit...)
Quand Monseigneur Lustiger parle de préservatif, il ne s'adresse pas aux violeurs en leur donnant une sorte de moyen de limiter leurs crimes, mais aux pécheurs ordinaires qui je crois ne doivent pas ajouter au péché de chair la mise en danger de la vie. Que le préservatif soit un moyen efficace pour cela est une autre question.
Et ce que je reprochai plus haut au Cardinal et à d'autres clercs c'est justement de parler plus des moyens douteux de limiter le péché plutôt que d'enseigner avant tout, haut et fort, la juste loi morale. Peut-être ont-ils peur des insultes dont on abreuve notre Saint-Père qui ne se gêne pas, lui, pour dire clairement ce qui est bien et ce qui est mal.
Mais vous avez raison aussi de me demander dans un autre message de me replonger dans la doctrine morale de l'Eglise, que certainement on ne connais jamais assez.
Cordialement,
Rémi