Travail de nuit et du dimanche.
Cette flexibilité est censée remédier aux difficultés économiques. Elle constitue néanmoins des dangers pour les salariés concernés.
Ces deux formes de travail se développent dans le cadre de l'assouplissement de la loi, de pratiques concurrentielles, ou d'accords d'aménagement du temps de travail. Cela s'impose dans des cas particuliers. Mais, cette pratique doit être justifiée et l'accord qui en précise les modalités doit apporter des compensations autres que financières qui prennent en compte la pénibilité pour en atténuer les effets.
Ne pas sacrifier l'homme.
Hormis les cas pariculiers, mettre en danger le salarié ou sa vie de famille, est-ce proportionné aux gains que peut en retirer l'entreprise? Nous avons le sentiment qu'on continue à sacrifier l'homme aux impératifs économiques et que l'effort imposé est payé d'ingratitude.
La pénibilité du travail de nuit est largement démontrée, surtout lorsqu'il y a changements de rythmes. Nous voyons souvent des salariés usés bien avant la retraite par les postes de nuit. Ceux-ci souffrent des perturbations de la vie sociale.
Le travail du dimanche est incontestablement dangereux pour la vie familiale et sociale. C'est le seul jour de repos commun à de nombreuses professions, celui où les familles peuvent se rassembler, le plus propice à la vie sprirituelle. De plus, le développement de ce genre de travail impose à d'autres professions de s'adapter, par exemple les transporteurs.
Si quelques entreprises l'adoptent, en accord avec leurs organisations syndicales, pour leur survie, beaucoup le font pour des profits. Ceux-ci ne profitent pas, dans bien des cas, à des salariés précarisés à outrance. Les emplois créés par ces dérives existent plus dans les propos des dirigeants que dans la réalité. Et d'autres solutions moins néfastes d'aménagement du temps de travail n'ont pas été explorées avant d'arriver à cet extrême.
Préserver sa dignité.
Quant au travail de nuit des femmes, il est fou de le voir présenté comme une conquête de l'égalité homme-femme, comme une liberté. Car où est la liberté de choisir son horaire dans une entreprise? En fait de liberté, bien des femmes se voient contraintes de travailer ainsi. Il est grave de constater que les salaires sont parfais tels qu'il n'est pas possible pour une femme qui élève seule un ou plusieurs enfants de vivre avec un seul salaire. C'est la dignité du travail qui est en cause. La concurrence sert souevnt d'alibi à des employeurs peu scrupuleux.
Le développement de ces formes de travail est le signe d'un récession. Sommes-nous face à un recul conjoncturel, ou à une tendance durable?
Derrière le travail de nuit et le travail du dimanche, c'est l'homme qui souffre.