Sur Il Corriere della Sera du 4 février, Vittorio Messori a écrit un billet intitulé Ce Souverain Pontife si "guerrier" est le même que celui d'Assise. En voici le début et la fin: "Une foi faible et une morale forte, même très forte? Est-ce cela le "chiffre" du pontificat actuel? Non, ce n'est pas cela: une formule de ce genre serait totalement abusive. Et pourtant, il faut reconnaître que - au-delà des intentions ecclésiales - ce pourrait être là le message qui parvient à ceux qui donnent un coup d'œil aux journaux et au journaux télévisés, sans avoir ni l'envie ni les moyens de pousser plus loin leur analyse. [...]
De là naissent des questions inquiétantes: si la doctrine de toute religion est bien accueillie par Dieu, pourquoi s'obstiner à suivre la doctrine catholique qui est la plus sévère et la plus rigide de toutes? Pourquoi faut-il que je me torture la conscience et éventuellement que je craigne d'aller en enfer si je divorce ou si je me fais avorter, alors que tous les autres d'"Assise" ne le font pas? N'est-ce pas un poids inutilement lourd que d'"être catholique"? Questions erronées, naturellement, mais qui, peut-être, ne circuleraient pas parmi les gens si l'on n'avait pas risqué d'oublier que la Prudence est la première de toutes les vertus cardinales chrétiennes".