Les influences modernistes et charismatiques
Matthieu Thermed -  2002-04-08 22:06:49

Les influences modernistes et charismatiques

dans la liturgie.

Que penser de tout ce que l'on trouve de trop dans la liturgie. Déjà que le rite moderne post-conciliaire est, par sa simplification et sa démocratisation, voué à beaucoup d'erreurs, ce qu'on appelle vulgairement "l'esprit de Vatican-II" le détruit encore plus sous forme de protestantisation.
L'autre jour, j'assistais à une célébration dite "messe communautaire", entre les 14 anciennes paroisses appelées communément "relais" (ça fait plutôt penser aux relais-toilettes des gares parisiennes)regroupées en une seule et même grande paroisse. On pouvait alors bien voir que l'influence des laïcs sur la liturgie dans cette paroisse a atteint son quasi-paroxysme. La place qui leur est donnée dépasse l'entendement. Ils ont l'initiative tout en n'y connaissant presque rien et ne savent pas quoi inventer de nouveau (charismatique !) ou de très protestant. Quelle hérésie ! Pourquoi attribuer des capacités de préparation liturgique à des gens pour la plupart incompétents et modernistes à 100%. Ainsi, ils ont décider que la procession d'entrée serait composée des prêtres, du diacre portant l'Evangile et de la croix (jusqu'ici, ça va) mais, ô folie humaine et désastre anti-liturgique, des laïcs, catéchistes de surcroît, arborant, comme l'Evangile, mais plutôt à la manière des petits livres rouges de Mao, des manuels de catéchisme (du style Pierres Vivantes ou autres banalités et médiocrités de la sorte). A cette belle foule qui n'a rien à faire dans une procession sacrée, se rajoutaient 14 laïcs représentant bien sûr les 14 "relais" portant chacun un pot contenant de la terre de son relais, suivis d'une laïque (puisque les 9/10 des laïcs engagés sur la paroisse sont des femmes ; je ne vous citerai pas toutes les erreurs qu'elles commettent, surtout lorsqu'il s'agit de distribuer la communion et de batifoler devant l'autel comme des poissonières des Halles) portant une cruche d'eau. Arrivés devant l'autel, bien sûr sans s'incliner ou génuflecter faute de savoir-vivre et de bonne éducation, ils ont versé leurs terres dans une vasque de cuivre, pendant que la laïque versait l'eau sur ce mélange de terre. Belle tambouille ! Qu'est-ce que ça représente ? Personnellement, je n'avais rien compris. En tant qu'organiste liturgique et chef de choeur plutôt traditionnaliste et anti-moderniste, j'avoue que j'ai dû demander au curé-archiprêtre ce que cela signifiait. Eh bien, figurez-vous que cette cuisine représentait l'union des 14 relais de la grande paroisse dans le baptême. J'aurai plutôt parié que c'étaient les influences druidiques des Celtes des premiers siècles avant notre ère.
Voilà un exemple parmi tant d'autres des influences du modernisme charismatique. Et cela dans un élan bien déterminé : l'oecuménisme à outrance. Par delà un dialogue simple et honnête avec les autres confessions chrétiennes, ce qui a été heureusement mis en marche depuis Jean XXIII, ils arrivent à concilier des éléments de protestantisme dans la célébration de la messe. Quelle apostasie. En effet, un jour, j'ai failli m'étouffer à la table du presbytère en entendant notre curé dire, à la manière d'une parabole, je l'espère humoristique, que la Parole (autrement dit les lectures de la messe) était plus importante que l'Eucharistie. Or, je crois que ce qui nous distingue des Juifs et des Protestants, c'est bien le caractère sacro-saint du sacrement eucharistique. De plus, les chants sur le thème de "l'eau vive" ou "lave-moi plus blanc que neige" (du style marque de lessive) se multiplient sur des musiques infantilisantes et démoralisantes. Vive le modernisme. Il est temps que l'on se préoccupe vivement du problème grave des infiltrations du modernisme dans les paroisses, croissant depuis Vatican II, à l'insu des autorités de l'Eglise. Pour cela, il y a une solution simple : réformer de nouveau la liturgie car la "lex orandi" est la "lex credendi".