Le Saint-Père, en dépit du dire de ses détracteurs sans Dieu,garde l'humour et une grande clarté d'esprit. Les évêques d'un pays de l'Amérique Latine, récemment en visite "ad limina" à Rome, s'enquéraient auprès de lui de sa santé et de sa succession. Jean-Paul II répondit malicieusement et souriant: "Je
peux vous confier que le nouveau pape n'est pas encore cardinal!" - Néanmoins on sait qu'il est visiblement hanté par la maladie Parkinson, et qu'il souffre de plus en plus d'une arthrose du genou, ce qui fait qu'il ne peut plus librement circuler. Pendant les cérémonies de la Semaine Sainte il a du rester assis, se
contentant de présider aux diverses cérémonies. Certains rumeurs circulent au sujet d'une prochaine démission du pape, par ex.
lors de son déplacement en Pologne en août 2002 où il pourrait souhaiter de passer le reste de sa vie en contemplation et prière. Cela s'est déjà fait dans l'histoire de l'Eglise (pape Célestin V au XIIIe siècle): il y avait pour ainsi dire 2 papes, un qui était à la retraite, et un autre qui gouvernait. Quoi
qu'il en soit, pour l'instant Jean-Paul II est au gouvernail et garde un oeuil bien ouvert sur tout ce qui se fait au Vatican et dans le monde. Il est pourtant permis de se demander comment les
choses vont se passer à sa mort, non point sur terre, mais surtout au ciel. En rencontrant le Juge Eternel, celui-ci n'aura pas d'autres paroles devant lui que celles que Jésus a déjà
prononcées: "Tu m'as aimé, et je t'ai donc confié mon troupeau. Combien de mes brebis as-tu perdu ?" - Humble silence. "Combien de mes brebis as-tu ramené au bercail ?" - Des question terrifiantes. On sait que Jean-Paul II, dans la mesure où il approche la mort, veut obtenir l'union entre tous les
catholiques, avant qu'il paraisse devant Celui qui a dit: "Soyez unis, comme Moi je suis un avec le Père". C'est lui qui, par exemple, a insisté qu'il y ait, en 2001, une nouvelle tentative d'union visible avec ce qu'on appelle les partisans de la Tradition dans l'Eglise. Mais tous les efforts se sont brisés sur
une résistance acharnée de certains cardinaux et évêques, notamment français. Nous voyons le Saint Père souffrir de cet
échec. Nous appelons tous nos lecteurs de voler au secours de cet homme éprouvé, le premier chrétien debout sur cette terre, au secours de ses angoisses que nous soupçonnons et partageons. Proposons lui, tout simplement (ce sont les choses simples qui ont cours au Royaume de Dieu !): "Très Saint Père, d'un geste autoritaire et unilatéral, sans demander personne, vous avez le pouvoir d'arrêter cet effroyable déchirement entre catholiques.
Annoncez à la foule, en ouvrant la fenêtre pour l'Angelus, que vous dés-excommuniez purement et simplement les quelques évêques de la Tradition. Ceci posera un fanal pour l'Eglise entière, même
si les discussions de détail concernant le futur statut canonique et les controverses théologiques impliquées pourraient durer
plusieurs mois, voire années. Mais le signe de l'UNITE sera posée, la paix retrouvée. La voie sera libre pour votre rencontre finale avec Jésus !" - Pour vos messages éventuels au pape: 1) Rév. Père Stanislaw Dziwisz, secrétaire personnel de Sa Sainteté Jean-Paul II, Vatican, Rome. 2) S.Em. Cardinal Joseph Ratzinger,
Congrégation de la Foi, courriel cdf-pref@cfaith.va