Ces catholiques qui ont tout mérité
SOMBREVAL -  2002-03-22 14:01:18

Ces catholiques qui ont tout mérité

Lu La religieuse de Diderot, un livre insane, d’une bêtise affligeante, à l’usage des libertaires du dimanche, émaillé de réflexions nulles en comparaison desquelles les vues de Comte-Sponville ont la portée d’aperceptions sublimes. Ce Diderot et ses camarades ont eu la chance de trouver face à eux des catholiques impotents, acculés à la démission par défaut de vitalité, habiles à masquer leur impuissance derrière des vertus dites évangéliques, modérés en tout, modérateurs de surcroît des énergies supérieures. C’est ainsi qu’au XVIIIeme siècle une bande d’arrivistes ont réussi à faire ployer l’Eglise et la contraindre à la dilapidation de ses trésors. La mollesse érigée en norme, le bâillement en signe de ralliement, voilà le monde catholique. Aujourd’hui point n’est besoin d’avoir quelques bribes de talent pour s’attaquer à cette forteresse jadis inexpugnable et devenue croulante sous le regard bienveillant de ses défenseurs. Le premier clanpin venu peut déverser la bouse dont sa bouche est pleine et dont les exhalaisons nauséeuses flattent les narines de tous ceux qui ont baigné dans le purin de nos écoles. D’ailleurs les échanges entre les catholiques sécrètent un tel ennui, ceux-ci sont à ce point insignifiants, qu’on aurait pas le front de manifester sa superbe devant ces déversements excrémentiels dont rie la lie du monde.
Longue vie au catholicisme à l’usage des hommasses et des pères de famille. Le journal La Croix est son digne représentant. Il ne mérite pas mieux.
Longue vie au catholicisme qui n’apporte rien si ce n’est une immense affliction devant sa déliquescence. Mieux vaut opter pour le bonheur moutonnier, suivre l’ornière, acquiescer à tout que de dilapider ses forces et se rendre malade à cause de lui.
Devenir un citoyen responsable et engagé, engoncé dans sa respectabilité, c’est la nouvelle fin dernière du catholique. Que rien surtout ne sorte des sentiers battus pour se pas risquer l’opposition du monde.
Aujourd’hui je peux dire : je suis fier d’être catholique. Car moi aussi, comme l’enseigne le concile Vatican II, je suis « saisi d’admiration » devant l’homme et rien ne me semblerait plus odieux que de me l’aliéner.
Bonne Semaine Sainte chers catholiques, et surtout
ADIEU