Car j’ai bien peur que vous soyez déçu par ce texte parfaitement traditionnel à mon avis. Pour les trente pages vous pourrez faire du remplissage avec les auteurs suivants. Je cite ici les citations de Mgr Rangel , évêque de Campos, au Brésil :
"D'ailleurs, Monseigneur Marcel Lefebvre lui-même a dit: « J'accepte le Concile, interprété à la lumière de la Tradition ». De même, Monseigneur Bernard Fellay, successeur de Monseigneur Lefebvre, a déclaré : « Accepter le Concile n'est pas un problème pour nous. Il y a un critère de discernement. Et ce critère c'est ce qui a toujours été appris et cru : « la Tradition » » (interview au journal suisse La Liberté le 11/05/2001).
Sur ce critère d' interprétation « à la lumière de la Sainte Tradition », le célèbre écrivain catholique français Jean Madiran s'est bien exprimé (Itinéraires, novembre 1966, p.13) : « Nous recevons les décisions du Concile en conformité avec les décisions des Conciles antérieurs. Si tels ou tels textes devaient paraître, comme il peut arriver à toute parole humaine, susceptibles de plusieurs interprétations, nous pensons que l'interprétation juste est fixée précisément par et dans la conformité avec les précédents Conciles et avec l’ensemble de l’enseignement du Magistère ... S'il fallait - comme certains osent le suggérer - interpréter les décisions du Concile dans un sens contraire aux enseignements antérieurs de l’Eglise, nous n'aurions alors aucun motif de recevoir ces décisions et personne n'aurait le pouvoir de nous les imposer. Par définition, l'enseignement d’un Concile prend place dans la continuité vivante de tous les Conciles. Ceux qui voudraient nous présenter l'enseignement du Concile hors de ce contexte et en rupture avec cette continuité nous présenteraient une pure invention de leur esprit, sans aucune autorité ».
C'est donc, avec ce critère que nous reconnaissons et acceptons le Concile Vatican II."
La conclusion de votre devoir pourrait être la suivante :
Le principe philosophique de non contradiction donné aux hommes par Celui qui est le Chemin la Vérité et la Vie est supérieur aux considérations de magistère privé d’un évêque même celui de Rome ou de celles d’un concile pastoral.
J'ai bien peur que vous deviez faire un devoir de philosophie (logique formelle) plutôt qu'un devoir de théologie. J'espère qu'on ne vous opposera pas un hors sujet.
Bien respectueusement.
EA