C'est pour cela que je préfère arrêter ce débat.
Nous arrivons à un point où l'on ne peut plus vraiment avancer.
Je parle des enfants handicapés en connaissance de cause, pour avoir parmis mes amis une famille dans ce cas, et parce que j'ai été "animateur" bénévole dans un centre d'été où l'on acceptait les handicapés.
Je vous assure que si la cruauté des enfants est réelle, celle du regard et des petites remarques des parents dont les mioches sont "normaux" n'est pas moindre.
C'est quelque chose de difficile à vivre, et j'ai eus des enfants (et aussi des adultes handicapés) qui venaient me voir en pleurant à cause de ça, me racontant leur malheur et leur envie de mourir face à cela.
Ce sont des gens comme les autres pour moi, mais il faut avouer que ce n'est pas une vie pour eux, endurer toutes ces souffrances (car ils souffrent, croyez moi) et c'est à cause de cela que j'en suis arrivé à avoir le discours que j'ai tenu plus haut...
Quand un grand gaillard d'un mètre quatre-vingt-dix vient s'effondrer en larmes dans vous bras, et que vous devez passer deux heures à le réconforter à cause d'abrutis qui sont incapables de la moindre once de sympathie, vos trippes se retournent.
Alors c'est sûr, quand vous voyez tout ces gamins (je regroupe les enfants et les adultes handicapés la-dedans) qui courent, s'amusent et ont des vrais moments de bonheur, ça vous met une joie immense dans le coeur, mais ces moments leur sont trop rares...
Je sais que ce sont des êtres sensibles, qui perçoivent souvent bien plus que les autres, mais la société dans laquelle nous évoluons n'est pas faite pour eux, car malheureusement, ils ne rentent pas dans le moule qui est exigé...
Et croyez bien que cela me fende le coeur...
| Le roi de la crêpe...ben c'est moi... |