DICI 44 - Déclarations épiscopales et Divers
A X -  2002-03-03 09:51:12

DICI 44 - Déclarations épiscopales et Divers

Déclarations épiscopales

Une idée (de) cardinal(e): tolérance zéro pour les intolérants

Une longue et filandreuse «réflexion» du cardinal Martini sur l’attentat du World Trade Center se termine de manière instructive:
«(Il faut faire) des pas concrets et simples vers un changement de critères de jugement, unique voie vers un chemin sérieux
de paix. Pour éviter d’être entraînés, même non intentionnellement, dans un heurt de civilisations, il faudra nous exercer à l’art du
dialogue. Pour cela, il sera important d’apprendre à connaître les autres religions, en particulier le judaïsme et l’islam, en scrutant
l’histoire de chacune d’entre elles, la littérature, les richesses spirituelles, les profondeurs mystiques, le pluralisme exprimé, même
le pluralisme social et politique.» (On aimerait que les évêques le fassent déjà pour la religion catholique.)
«Surtout, il faudra éduquer à des gestes, des pensées et des paroles de pardon, de compréhension et de paix, en usant d’une
tolérance zéro pour toute action qui exprime des sentiments de xénophobie, d’antisémitisme, de moindre respect de quelque
sentiment et tradition religieuse que ce soit.» (Documentation catholique 2263)

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Une autre compréhension du sacrement de mariage...
Le 5 novembre 2001, Mgr Marc Ouellet, Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens, a donné une
conférence sur le sacrement de Mariage, devant les évêques de France réunis en Assemblée plénière annuelle à Lourdes. Il s’agit là d’un
exemple de la nouvelle théologie : on ne comprend plus la nécessité du baptême pour recevoir le sacrement de mariage; on propose de
donner le sacrement consciemment en état de péché mortel en attendant une évolution ultérieure! Voici quelques extraits:
«La théologie du mariage des dernières décennies s’efforce de dépasser la perspective juridique héritée de la tradition
scolastique et de mettre en évidence la ministérialité des époux non seulement au moment de la célébration du sacrement mais
dans la « communauté de vie et d’amour» qui appartient aussi au signe sacramentel (C’est la porte ouverte au divorce: si plus de
communauté, ni d’amour, plus de mariage!)
Quoi dire à ceux qui ne sont pas ouverts à cet idéal et qui pourtant demandent un rite sacré pour la bénédiction de leur
alliance matrimoniale ? L’expérience qu’ils font de l’amour, si elle est authentique, les rapproche du Créateur et leur donne le
désir et même le droit de recevoir, avec le rite, l’annonce de la bonne nouvelle du mariage dans le Christ. (Autrement dit, ils s’aiment,
on les marie.) (…) L’accueil offert ainsi aux fiancés non catéchisés pourrait avoir l’effet de les ouvrir au Christ et de les entraîner à
pousser plus loin leur relation avec lui, jusqu’au jour où ils pourront rendre spirituellement fécond leur lien conjugal par la
participation à l’Eucharistie.» (Source: Documentation Catholique 2264)
A côté de cela, à l’occasion du traditionnel discours au Tribunal de la Rote romaine pour l’ouverture de l’année judiciaire, le 28
janvier, le Pape a rappelé l’indissolubilité du mariage et l’obligation faite aux tribunaux de ne pas accorder à la légère des annulations. Point
faible: il suppose que la grâce est toujours donnée aux païens pour rester fidèles au conjoint (comment Moïse a-t-il pu permettre le divorce,
alors?) et pour la gravité du péché, on dirait que l’offense à Dieu ne le préoccupa guère.
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Eglise et mondialisme

Le 24 octobre 2001, la Commission des Conférences épiscopales de la Communauté européenne (COMECE) rendait public un
rapport intitulé : «Gouvernance mondiale, notre responsabilité pour faire de la globalisation une opportunité pour tous.»
Les évêques recommandent l’instauration d’un Groupe de gouvernance globale pour le bonheur de l’humanité. Voici quelques titres:
«Déchiffrer les signes du temps: Ce processus va continuer, il ne s’arrêtera pas ni ne reviendra en arrière... – Valeurs et
principes fondamentaux pour une gouvernance mondiale – Création d’un Groupe de Gouvernance Globale (3G)...» Et en
conclusion pieuse: «Cela devrait nous permettre de nous rapprocher de l’idée d’une autorité publique à compétence universelle »
déjà préconisée par le Pape. L’Antéchrist se rapproche...
Les évêques des Amériques ne sont pas en retard sur ce sujet. La IIIe Rencontre des évêques de l’Église en Amérique qui a pris fin
le 21 février 2002 a été centrée sur le thème de la mondialisation. Les centres d’intérêt sont particulièrement profanes: «dette extérieure
des pays les plus pauvres, l’impossibilité grandissante de certains Etats de contrôler d’une façon efficace le processus de
mondialisation et la réalité troublante de l’exclusion économique de millions de personnes en dépit d’une économie prospère.»
Nous pensions que les évêques formaient l’Eglise enseignante, celle qui enseigne la Foi et la morale. (Source: Zenit, Documentation Catholique
2264)
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Quand les gens d’Eglise font de la politique

Les institutions de l’Eglise deviennent de plus en plus le porte-parole de nos Etats veules. En Italie, Jésuites et Salésiens dénoncent le
nouveau projet de loi du gouvernement italien sur l’immigration. Tout le monde sait que le projet vise à contenir l’immigration en provenance
de pays islamiques. Les Salésiens déclarent en particulier ne pas partager «la philosophie de fond» du projet de loi: «C’est comme si l’on
se trouvait dans une situation obligeant à affronter le risque imminent d’invasion de peuples dont la croissance démographique est
disproportionnée par rapport à la nôtre, ou à faire obstacle aux flux qui entrent dans le pays, comme si l’on devait contrecarrer un
ennemi». Eh oui, Messieurs, c’est bien de cela dont il s’agit!
Les évêques français ne sont pas en reste dans ce domaine. «Le droit d’asile est actuellement malmené en France»,
déplorent-ils dans une déclaration publiée le 28 février par le Comité épiscopal français des migrations, dans laquelle ils proposent cinq
mesures d’urgence. Cette action très politique donne de l’eau au moulin des destructeurs de l’Occident chrétien.
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Œcuménisme… quand tu nous tiens!

«Lorsque, jeudi 24 janvier, sous un ciel lourd de pluie, s’est mis en marche le train qui devait conduire à Assise les
représentants d’un grand nombre d’Eglises chrétiennes et de communautés ecclésiales, ainsi que des représentants de nombreuses
grandes religions mondiales pour témoigner et prier pour la paix, ce train m’est apparu comme un symbole de notre pèlerinage
dans l’histoire.
«Ne sommes-nous pas, peut-être tous des passagers d’un même train? Le fait que le train ait choisi comme destination la
paix et la justice, la réconciliation entre les peuples et entre les religions, n’est-ce pas peut-être là une grande ambition et, en
même temps, un splendide signe d’espérance?»
L’auteur de ces paroles est un cardinal. Devinez lequel? Ce n’est ni le très œcuménique Cardinal Etchegaray, ni Cardinal Cassidy -
fonction oblige - mais le très «conservateur» Cardinal Ratzinger dans les colonnes du journal L’Avvenire (Cité par Zenith, 22/02/2002).
L’évocation de la visite de saint François d’Assise à la cour du Sultan, lui permet de tracer un parallèle entre ce saint et l’action de Jean-Paul
II (Il fallait y penser...), et d’expliquer comment saint François «a compris que les croisades n’étaient pas le juste chemin pour défendre
les droits des chrétiens en Terre Sainte». Les vaillants croisés qui ont défendu la chrétienté remercient. Mais le problème n’est pas là; on
se demande plutôt ce qui pousse le cardinal à justifier l’injustifiable, d’autant plus que nous savons par ailleurs que ces actes de Jean-Paul II
- actes œcuméniques scandaleux et demandes de pardon - ne sont pas forcément sa tasse de thé. Ce texte montre cependant que sa
célébration commune des vêpres avec la pasteur luthérienne Jespen, le 3 février 1998, en l’église St-Pierre d’Hambourg, ne fut pas un
accident, mais que son appel aux Luthériens à considérer ce qui nous unit plutôt que ce qui nous sépare ne le distingue en rien de la
mouvance œcuménique actuelle. Une dernière perle (sans jeu de mot):
«Si nous, en tant que chrétiens, nous entreprenons le chemin vers la paix, à l’exemple de saint François, nous ne devons pas
craindre de perdre notre identité: c’est justement à ce moment-là que nous la trouvons.»
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Divers

Chine.
Une organisation de défense de la liberté de religion a publié sur le site freedomhouse.org une série de sept documents secrets des
autorités chinoises relatifs à la répression des groupes religieux clandestins (essentiellement catholiques). Ils tracent en détail les mesures
prises par certaines hautes autorités chinoises pour mener une politique de répression contre l’Eglise clandestine. Nina Shea, directrice du
centre pour la liberté de religion de l’organisation américaine Freedom House affirme: « Ces documents fournissent la preuve irréfutable
que la Chine reste déterminée à éradiquer toute forme de pratique religieuse qu’elle ne peut contrôler et n’hésite pas pour ce faire
à recourir à des moyens extrêmes». Ces documents ont été dévoilés à quelques jours de la visite du président Bush en Chine.