Croyez vous?
Rémi Pau -  2002-03-02 12:00:01

Croyez vous?

Je ne vois pas pourquoi nous reconnaitrions une faute là où nous pensons sincèrement qu'il n'y-en-a pas eu, bien au contraire même. Car finalement, face aux témoignages de tant de Juifs, aux récits de ceux qui ont vécu la période et aux études d'historiens divers, qu'ont à opposer les détracteurs de Pie XII? Une pièce de théâtre médiocre qui vaut à peine pamphlet, et un film qui se positione dès la parution de son affiche sur le plan de l'effet de scandale, à croire que c'est le seul moyen pour son réalisateur d'attirer les spectateurs.

Rémi

Ps: pour mémoire:
A Cologne, en 1931, la Croix du Christ fait voler en éclats la croix gammée
L´Eglise catholique contre Hitler: Les alliés noirs et rouges de la juiverie mondiale

CITE DU VATICAN, Mardi 26 février 2002 (ZENIT.org) - "Quand l'Histoire contredit la fiction" titre aujourd'hui à la Une Le Figaro qui explique: "L'affiche du film «Amen» de Costa-Gavras, demain dans les salles (en France, ndlr), continue d'alimenter les polémiques. Jean-Yves Riou, directeur d'«Histoire du christianisme magazine», rappelle que les faits historiques sont moins caricaturaux que ce que laisse entendre le cinéaste." A l'appui ce document historique exclusif: la couverture d'une brochure de masse distribuée en 1931 par le diocèse de Cologne, où la Croix du Christ fait voler en éclats la croix gammée. A côté, l'affiche du film. Et la "légende" explique: "L'affiche du film et la réalité historique".

"Un pape conjuré détestant les nazis. Une Eglise allemande persécutée et alliée objective des juifs aux yeux des nazis. Et si l'Histoire contredisait la fiction ?"; sous ce titre, Jean-Yves Riou, directeur de la revue Histoire du Christianisme Magazine, apporte aujourd'hui à la une du Figaro (lefigaro.fr)des témoignages historiques indiquant que "Pacelli aimait les Allemands mais détestait les nazis".

Nous reproduisons cette enquête avec l'autorisation de l'auteur. "Histoire du christianisme Magazine" aborde d'autres questions du pontificat de Pie XII (nn. 7 et 9).

"Les alliés noirs et rouges de la juiverie mondiale"

Ich bin da ! A l'autre bout du fil le père Leiber a compris. Joseph Méller vient d'arriver à Rome et désire le rencontrer discrètement. Leiber est jésuite et secrétaire particulier de Pie XII. Méller travaille pour l'Abwher, le contre-espionnage militaire, c'est un rouage essentiel du projet de coup d'Etat dirigé par le général Beck, un ami de Pie XII. Le but des conjurés : renverser Hitler et négocier une paix honorable pendant qu'il est encore temps. Pour sonder les Anglais, les Allemands ont imaginé passer par le pape. Cet épisode, resté dans l'Histoire sous le nom des conversations romaines, se situe en 1940, après l'invasion de la Pologne et, avant, qu'Hitler n'attaque à l'Ouest. Le complot ne se concrétisera pas, mais, ainsi que l'écrit l'historien anglais Owen Chadwick : "Jamais dans l'Histoire un pape n'a été engagé d'une façon aussi délicate dans une conspiration tendant à renverser un tyran par la force". Mal connue, cette affaire, éclaire - surtout - la nature des liens qu'Eugenio Pacelli, ancien nonce à Munich puis à Berlin (1917-1929), entretenait avec l'Allemagne, avant de devenir pape sous le nom de Pie XII (1939).

Pacelli aimait les Allemands mais détestait les nazis. Il savait l'incompatibilité radicale du national-socialisme et du christianisme. Tout comme la majorité des cadres du catholicisme allemand. Tout comme les cadres nazis. Ainsi, Rosenberg : "Le catholicisme est, à côté du judaïsme démoniaque, le second système d'éducation d'espèce étrangère qui doit être vaincu psychiquement et spirituellement, si un peuple allemand, conscient de l'honneur, et une véritable culture nationale doivent naître un jour". Devant la montée des périls, le 1er janvier 1931, le cardinal Bertram, président de la conférence épiscopale allemande, met les fidèles en garde contre le "christianisme positif" prôné par les nazis : une religion de la race et de l'Etat, un christianisme "purifié de ses souillures juives"; il est relayé le 10 février par une déclaration épiscopale qui interdit aux catholiques l'adhésion au NSDAP (Parti ouvrier national-socialiste allemand), sous peine d'être écartés des sacrements, voire privés de sépulture religieuse.

La brochure populaire que Le Figaro présente, ici, en exclusivité, démontre amplement cet antagonisme qui se manifeste dans les textes mais, aussi, dans la rue : insultes, agressions physiques, prises d'assaut d'évêchés par les jeunesses hitlériennes, arrestations et déportations. Et, enfin, lors des élections libres du 31 juillet 1932 : partout où les catholiques sont majoritaires, partout les nazis sont minoritaires.

L'accession d'Hitler au pouvoir complique la donne (30 janvier 1933). Il devient le chef légitime de l'Etat, souhaite un concordat, et multiplie les promesses de paix civile et religieuse. Les chefs de l'Eglise s'inquiètent : une opposition systématique aux nazis ne va-t-elle pas renforcer les préjugés anti-catholiques de nombreux Allemands. Depuis l'unité allemande (1861-1870) et le Kulturkampf (offensive culturelle anti-catholique, 1871-1878), les catholiques - 21, 2 millions, soit un tiers de la population allemande, en 1933 - sont suspectés d'être de mauvais Allemands !

Le 30 mars 1933, les évêques lèvent, donc, à contrecoeur, l'interdiction pour les catholiques d'adhérer au NSDAP, sans pour autant revenir sur la condamnation des erreurs doctrinales et éthiques. Certains, tel Mgr Schulte, cardinal-archevêque de Cologne, dérapent en autorisant la présence des étendards à la croix gammée dans les églises et la réception des sacrements en uniforme du parti ! A Rome, le cardinal Pacelli fulmine.

C'est dans ce contexte, à la demande d'Hitler, qu'un concordat est signé le 20 juillet 1933 entre le IIIe Reich et le Vatican. Kirkpatrick, chargé d'affaires de Grande-Bretagne près le Saint-Siège, écrit au Foreign Office le 19 août 1933 : "(Pacelli) n'a fait aucun effort pour dissimuler son dégoût pour les procédés du gouvernement d'Hitler. (...) (il) a également déploré l'attitude du gouvernement allemand dans les affaires intérieures, ses persécutions contre les juifs... le règne de la terreur auquel la nation tout entière était soumise.. (...) Un pistolet, dit-il était pointé contre sa tête et il n'avait pas d'alternative... (..) Si le gouvernement allemand violait le concordat, - et le Vatican était certain qu'il allait le faire - il y (aurait) au moins un document sur lequel fonder la protestation".

L'épiscopat se divise : faut-il continuer à dénoncer ou composer pour faire évoluer le régime ? De fait, Hitler a ouvert une brèche dans le front des évêques allemands. Ceux qui résistent, regroupés autour de Preysing (Berlin) et de son cousin, Galen (Munster), sont des proches de Pacelli qui informe Pie XI de l'évolution de la situation.

Comme prévu par Pacelli, entre 1934 et 1937, le Kirchenkampf (la lutte contre l'Eglise) s'intensifie. Les nazis attaquent sur tous les fronts : stérilisation obligatoire des malades mentaux, assauts contre les organisations de jeunesse, la presse, les écoles et les organisations professionnelles catholiques, procès de moeurs ou de trafic de devises contre des religieux. L'épiscopat réagit, mais en ordre dispersé.

C'est de Rome que vient la riposte. Février 1937 : Pacelli convoque Bertram, Schulte et les trois prélats les plus combatifs : Faulhaber, Preysing et Galen. Faulhaber rédige un premier texte que Pacelli complète de sa main. Résultat : le 21 mars 1937, l'encyclique Mit Brennender Sorge (Avec un souci brûlant) est lue dans les 15 000 chaires d'Allemagne. Cette condamnation claire est vécue comme une déclaration de guerre par les nazis qui répondent à la "provocation" par la violence.

Le pogrom de novembre 1938 contre les juifs est l'occasion d'une nouvelle escalade de la violence : à Munich, le gauleiter Wagner dirige ses attaques contre "la juiverie mondiale et ses alliés noirs et rouges", désignant ainsi le cardinal Faulhaber (le Judenkardinal ) à la vindicte de la foule, qui prend d'assaut la résidence épiscopale, faisant voler en éclat toutes les vitres à coups de pierres.

Désormais les évêques poussent les catholiques à la résistance passive et font des déclarations de plus en plus dures contre le régime, jusqu'à cette lettre pastorale collective (août 1943), dite Lettre des dix commandements, dans laquelle ils écrivent : "Tuer est mauvais en soi..., même si cela a été perpétré prétendument pour le bien commun : contre les malades mentaux, contre les blessés incurables... contre des prisonniers de guerre ou des détenus désarmés contre des hommes de races et d'origines étrangères". Göring se plaint amèrement : "L'Eglise catholique persiste à se conduire de manière indigne. Nous leur présenterons la facture à acquitter après la guerre".

Jean-Yves Riou, directeur d'Histoire du christianisme magazine

© Histoire du Christianisme Magazine

A lire aussi:
- Aspects du fondamentalisme national en Allemagne de 1890 à 1945, Louis Dupeux, Presses universitaires de Strasbourg, 2001, 300 p., 34 euros
- Histoire religieuse de l'Allemagne, sous la direction de Paul Colonge et Rudolf Lill, Cerf, Paris, 2000, 440 p., 44,21 euros
ZF02022602

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Porter sur soi le discours de Pie XII de Noël ´42: un crime contre l´Etat
François de Beaulieu témoigne

CITE DU VATICAN, Mardi 26 février 2002 (ZENIT.org) - Histoire du Christianisme Magazine rapporte dans son n. 7 (mai 2001) cette mésaventure du sergent allemand François de Beaulieu. Malgré son nom, Beaulieu est Allemand, descendant d'une famille huguenote de Rennes ayant fui la France au XVIIe siècle. Militant antinazi, marqué par Bonhoeffer, Beaulieu sera pasteur en France après la guerre. Hitler avait bien saisit le sens du message de Pie XII, qui condamnait point par point son programme en vue d'un "Nouvel ordre" en Europe, et en particulier son racisme antisémite.

"Le samedi 11 février 1943, raconte HCM, le sergent François de Beaulieu, radiotélégraphiste au quartier général de la Wehrmacht à Zossen (près de Berlin), subit un contrôle de routine. Le premier en trois ans. Très vite les choses se gâtent : Beaulieu porte sur lui une copie du message de Noël 1942 de Pie XII. Ce document en italien, traduit par les services secrets du Reich, porte la mention "Top secret". Le sergent était chargé de le détruire, pas de le conserver, encore moins de le diffuser. Grâce à ses chefs , Beaulieu évite de justesse une condamnation à mort : il est versé dans une unité combattante sur le front de l'est. Il échappe aux balles russes mais pas aux foudres d'une commission disciplinaire qui le retrouve et décide de le verser chez les SS. Son crime : avoir essayé de diffuser le message de Noël de 1942 alors que selon le tribunal : "Ses chefs (...) avaient des raisons graves de décider que ce message devait être tenu secret".

Jean-Yves Riou

© Histoire du Christianisme Magazine
ZF02022603

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"Quand Pie XII redoute Hitler plus que Staline !"
Par Yves-Marie Hilaire

CITE DU VATICAN, Mardi 26 février 2002 (ZENIT.org) - Dans son article intitulé: "Quand Pie XII redoute Hitler plus que Staline !", Yves-Marie Hilaire, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Charles-de-Gaulle, Lille III et conseiller éditorial d'Histoire du christianisme magazine, révèle, à partir de rapports inédits des ambassadeurs de France près le Saint-Siège, l'Etat d'esprit du Vatican sur l'évolution de la guerre en Europe. Un article publié aujourd'hui par le Figaro et que nous reproduisons avec l'aimable autorisation d'Histoire du Christianisme Magazine.

"Quand Pie XII redoute Hitler plus que Staline !"

"Je redoute Hitler encore plus que Staline". Deux mois après l'agression nazie contre l'Union soviétique, dans une correspondance du 21 août 1941, l'ambassadeur de France près le Saint-Siège, Léon Bérard, rapporte à l'amiral Darlan cette confidence de Pie XII. Bérard raconte la scène : "Un membre du Sacré-Collège a félicité le pape de ne pas avoir fait la moindre allusion à la guerre contre l'URSS lors de la remise des lettres de créance du nouveau ministre de Roumanie (en guerre contre l'URSS aux côtés de l'Allemagne, ndlr). Le pape a répondu au cardinal : "Soyez sans crainte, je redoute Hitler encore plus que Staline.î Bérard ajoute : ìCette appréciation est d'autant plus remarquable que le danger communiste n'a jamais cessé d'être au premier plan des préoccupations du Vatican". Les rapports des deux ambassadeurs de France, Wladimir d'Ormesson (mai à octobre 1940) puis Léon Bérard (jusqu'en août 1944), livrent des informations inédites sur l'état d'esprit du Vatican face à l'évolution de la guerre en Europe. On y apprend que Hitler est considéré comme l'ennemi de la civilisation chrétienne et que le pape place tous ses espoirs dans la résistance britannique et l'aide américaine. Et surtout : que l'attaque de l'URSS, n'est en rien considérée comme une "croisade". Ces rapports sont disponibles aux archives du ministère des Affaires étrangères, série Z, Europe-Saint-Siège 1939-1945.

Le 24 juillet 1940, après avoir rencontré Mgr Tardini, substitut de la secrétairerie d'Etat, d'Ormesson écrit: "Pour le Saint-Siège, le bolchevisme reste évidemment l'ennemi numéro un mais ceci ne le rend pas beaucoup plus indulgent pour le nazisme que l'on ménage parce qu'il est proche et qu'on le craint mais que l'on déteste. A cet égard Mgr Tardini, qui appelle Hitler "Attila motorisé", me confiait également qu'il considérait que l'Espagne comme l'Italie étaient plus que jamais en ce moment entre les mains de l'Allemagne".

Le 21 août 1940, Myron Taylor, envoyé du président des Etats-Unis, Roosevelt, est reçu par le pape: "Le pape estime que seule la résistance de l'Angleterre serait capable d'enrayer l'hégémonie allemande, et il n'a pas caché à Myron Taylor tout l'espoir qu'il mettait en elle", écrit encore l'ambassadeur de France.

Le 13 septembre 1940, d'Ormesson est reçu le matin par le pape. Il raconte: "Je demande quelle est la position actuelle de l'Eglise en Allemagne. Le pape répond qu'elle est aussi mauvaise que possible, que la déchristianisation s'y poursuivait avec méthode et avec une âpreté particulière en Autriche. (...) Le pape n'a pas caché l'admiration que lui inspirait la tenue morale de la nation britannique, malgré les bombardements auxquels elle est soumise. Il m'a fait un vif éloge du roi et de la reine restés dans la capitale et donnant l'exemple".

Le 28 octobre 1940, d'Ormesson livre son rapport d'ensemble sur sa mission. Concernant l'attitude du Saint-Siège, il écrit: "Elle est très favorable à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, nettement hostile à l'Allemagne, encore plus à l'URSS, affectueuse et désolée envers l'Italie. (...) Le Saint-Siège redoute avant tout le triomphe total de l'Allemagne. Pour l'Europe, pour l'Italie, enfin pour l'Eglise. (...) Le Saint-Siège a cru que l'Angleterre avait des atouts pour une négociation après la défaite française... Quand il a vu la résistance britannique s'affirmer, se prolonger, il a pensé que la Grande-Bretagne pourrait peut-être sauver bien davantage encore, le Vatican a placé tous ses espoirs dans cette résistance et dans l'aide des Etats-Unis. (...) Pas la moindre trace de naziphilie au Vatican: Hitler est vraiment considéré comme l'ennemi de la civilisation chrétienne". L'ambassadeur pense qu'une seule chose pourrait modifier cette situation (...) C'est un changement radical d'attitude de l'Allemagne envers l'URSS et un conflit entre ces deux puissances. Le bolchevisme étant le principal ennemi de l'Eglise, l'Allemagne en serait réhabilitée". Dans ce cas, il pourrait y avoir une éventuelle "croisade" contre l'URSS.

Lorsque le 22 juin 1941, les nazis déclenchent l'opération Barbarossa, le Vatican va-t-il changer de ligne de conduite ? La correspondance du pétainiste Léon Bérard prouve le contraire.

Le 22 février 1941, Bérard rédige un grand rapport destiné à Darlan, intitulé Le Saint-Siège et la guerre, rétrospective. Extraits: "Le Saint-Siège aperçoit une opposition foncière, théoriquement irréductible entre la doctrine de l'Eglise et celle dont s'inspire le national-socialisme" (quatre pages sur le sujet). Bérard rappelle ensuite l'encyclique "Mit brennender Sorge" (1937) et la "Lettre des congrégations romaines des séminaires et universités" (1938) portant condamnation du racisme. Selon lui: "Le Saint-Siège estime que le nazisme tel qu'il s'est manifesté au monde implique une confusion totale du temporel et du spirituel. Et là-dessus, l'Eglise ne saurait transiger qu'au prix de ce qui serait à ses yeux une abdication".

Le 4 septembre, Bérard rapporte à Darlan un entretien avec Mgr Tardini: "Celui-ci fait état de la déception des puissances de l'Axe (en guerre avec la Russie, ndlr), surtout en Italie (...) du fait qu'aucune des paroles du Saint-Siège depuis deux mois ne contient d'allusion à la "croisade" contre le bolchevisme". De son côté, toujours selon Bérard, le cardinal Maglione, secrétaire d'Etat, ne cache pas son admiration pour le patriotisme, l'endurance et la ténacité du peuple anglais.

Le 21 janvier 1942, Bérard rapporte les propos de plusieurs diplomates allemands en poste à Rome dans l'une ou l'autre des deux ambassades (auprès du Saint-Siège et auprès de l'Italie): "Il n'y aura pas de place pour le Saint-Siège dans l'Europe de l'ordre nouveau". Et plus loin: "On fera du Vatican un musée, aurait déclaré l'un d'eux et non des moindres". Bérard ajoute encore: "Au Vatican, on ne se fait guère d'illusion: en pleine guerre, le fait que le régime hitlérien observe si peu de ménagements à l'égard des confessions chrétiennes dans le Reich... est considéré comme une indication des mesures radicales qui seraient prises au lendemain d'une victoire".

© Yves-Marie Hilaire
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