Moi aussi, je suis un converti (en 96-97), et j'ai donc eu, tout comme vous, à découvrir le monde "tradi".
Hors de Lyon, je ne connais qu'une seule école privée hors-contrat dont mon directeur spirituel est l'aumônier.
Il va sans dire que c'est strict, très strict, peut-être trop. Je ne suis pas père de famille et je n'ai donc pas de jugement à porter.
La seule chose que je puis dire, c'est qu'il y a un piège dans lequel les "tradis" tombent systématiquement : celui du "stéréotype" (le "tradi-facho", le "tradi-foldingo", etc.).
En ce sens, mes interventions sur ce forum visent souvent à mettre en garde contre ce péril (je ne suis pas sûr de tout le temps y parvenir).
Les gens, les média veulent donner une certaine image de nous qui vise à dénigrer la Tradition ; il ne faut pas tomber dans ce piège !
Pour ce qui est de saint Nicolas du Chardonnet, sachez que les prieurés de province sont tout de même nettement plus renfermés, plus austères et aussi plus "réactionnaires". L'avantage, c'est qu'on y voit moins de foulards "Hermès", je trouve.
Un jour, j'ai dit à M. l'abbé du Tanoüarn que j'avais bien du mal à rentrer dans le moule "tradi". Il m'a répondu que Notre Seigneur nous acceptait tel que nous sommes et que rien ne nous obligeait à adopter des "habitudes" qui ne témoignent en rien de la vérité du catholicisme - et de ce que nous sommes au fond de nous-mêmes.
"Savoir développer sa différence légitime", comme disait l'autre.
Bon...
On s'est un peu éloigné de notre débat, non ?