Il est bien triste de voir de nombreux commentateurs - parmi lesquels maints ennemis classiques et acharnés de l'Eglise - se réjouir bruyamment de la seconde abomination d'Assise. (Voulant être optimiste, j'ai écrit "seconde" et non pas "deuxième)
Qu'on le veuille ou non, et en dépit des précautions surtout oratoires du Vatican et de l'"Eglise qui est en France", cette réunion aura été aussi synchrétiste que les précédentes et annonce à coup sûr la religion mondiale dont l'objet d'adoration sera l'Antéchrist. Que l'on se reporte à toutes les écrits des papes jusqu'à 1958, et l'on pourra constater que ce genre de sauterie "inter-religieuse" a toujours été condamnée par le Vatican avec la dernière énergie. De deux choses l'une : en cette matière comme en d'autres, ou bien l'Eglise s'est trompée pendant plus de dix-neuf siècles, ou bien elle se trompe depuis quarante ans. Il ne saurait y avoir de troisième terme, car "Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non". Or, on nous permettra de postuler que quarante ans ne pèsent pas bien lourd - et heureusement ! - face à plus de dix-neuf siècles. Lorsque Rome sera enfin revenue dans Rome, il faut espérer que nous rirons de tous ces errements. Pour l'instant, ils ont de quoi inquiéter. Que s'est-il passé après "Assise 1" ? Un tremblement de terre catastrophique onze ans après jour pour jour, et une aggravation de tous les conflits mondiaux que cet oecuménisme dévoyé axé sur une paix purement humaine était censé éviter. Que va-t-il se passer après "Assise 2" ? N'étant ni devin ni prophète, j'en laisse humblement la décision au Ciel, non sans redouter de nouveaux châtiments et de nouvelles guerres. Tant que la Russie n'aura pas été valablement consacrée au Coeur Immaculée de la Très Sainte Vierge comme celle-ci l'a demandé à Fatima en 1917, les choses iront de mal et pis, et je ne crains malheureusement guère d'être démenti par les faits. Prions pour le Saint-Père, qui s'égare et qui égare son troupeau. Prions pour que l'Esprit Saint l'éclaire et pour que le cauchemar post-conciliaire prenne fin dans l'unité retrouvée.
Ad Majorem Dei Gloriam