"Tout commentaire dénigrant le pape est bon à prendre, d'où qu'il vienne du moment qu'il va dans notre sens."
et on pourrait dire aussi l'inverse, n'est-ce pas? A quoi bon???
Allons, allons, M. Billig, ne peut-on pas accorder plus de crédit (en l'absence de certitude) à propos de l'intervention de ceux qui "ne vont pas dans notre sens"
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Pour le reste, les concessions des uns n'excusent pas celles des autres, a fortiori celle de l'Autorité, qui devaraient justement les prévenir. D'autre part, il y a des gens qui ont des convictions fermes, croyez-moi, et qui sont capables d'accepter beaucoup de souffrance, d'exclusion, d'excommunication... pour ne pas les trahir, même parmi les traditionalistes...
Jean-Paul II a suscité cette réunion, il ne la subit pas tacitement, enfin!
De plus la primauté de l'Eglise, hors de la primauté du Christ, EST justement l'apostasie pratique (ou plus justement un acte d'apostasie pratique, s'inscrivant dans un ligne désormais...) à propos duquel n'importe quel catholique est en droit d'attendre de son "Père" une réponse claire, univoque et définitive - ce qui nous éviterait de nous chamailler (hihi).
Or cette réponse claire n'est pas venue, dans le texte du Pape Jean-Paul II auquel vous faites mention, a fortiori dans un contexte général oecuménisant, texte qui cultive savamment l'ambiguité, comme nous avons eu l'occasion de le remarquer ensemble sur ce forum depuis le 14 décembre notamment, jour de Ramadan catholique (=universel...euh).
Enfin reconnaissez-le, il y a tout de même une certaine convergence, et le procès en cours n'est pas celui de Jean-Paul II (peu importe), mais bien celui de Jésus-Christ et de son enseignement.
In Christo
Bertrand Décaillet