Vos questions sont à la fois très précises et à la fois mériteraient développement. Un forum de discussion et les lois du genre ne permettent guère les développements. Voici donc des réponses précises, dont vous comprendrez bien qu'elles ne sont que partielles.
1)Oui, une personne baptisée peut se damner.
Un baptisé se damne, lorsqu'il renie les promesse de son baptême et que, tombant dans le péché mortel, il perd par sa faute la grâce sanctifiante (la vie de Dieu) donnée au baptême - s'il meurt en cet état il est damné pour l'éternité.
Tant qu'il vit, cependant, cette grâce de la vie divine donnée au baptême peut (doit!!) être retrouvée par le sacrement de la confession.
2) En confession, il est nécessaire d'accuser TOUS les péchés mortels (l'accusation des péchés véniels n'est pas obligatoire, mais est évidemment utile...). Cette accusation constitue la matière même du sacrement de pénitence, comme le pain et le vin sont la matière du sacrement de l'eucharistie. L'omission volontaire d'accusation d'un seul péché mortel (et non l'oubli involontaire) rend la confession par le fait même invalide et constitue une faute supplémentaire dont la matière est grave, que l'on appelle confession sacrilège.
3) Les bons prêtres, selon le critère évangélique, sont ceux qui donnent leur vie pour leurs brebis. Faut-il en dire plus...?
Si je puis me permettre un conseil, dans la situation particulièrement difficile qui est la nôtre : passez TOUS vos critères de jugement, nécessaire à la conduite des affaires de votre âme, à CET unique révélateur.
Personnellement, après quelques errances, j'ai accordé ma pleine confaince à la ligne de la Fraternité Saint Pie X et à ses prêtres, sans acception des personnes et des talents (ce qui est encore autre chose, et il est utile de ne pas se laisser abuser dans son jugement par cet aspect qui peut être considéré mais ne doit certainement pas être décisif...)
Sans doute ne sont-ils pas les seuls prêtres de confiance..., mais ceux-ci sont conscients, zélés et avertis, dans leur identité même, de la grave crise DOCTRINALE qui ébranle le clergé - et ont d'ores et déjà, et en raison de cela même, donné leur vie pour leurs brebis. Leur premier zèle est précisément de répendre la Grâce de Jésus-Christ, et de la faire "à temps et à contre-temps". Ceux-ci croient que Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu, le seul vrai Dieu, le seul Sauveur, ils le professent sans ambiguité ni omission (ce qui est aussi le devoir objectif du pasteur), et condamnent avec clarté les erreurs qui professent le contraire et qui sont, hélas, tolérées (voire plus) par une coupable bienveillance de la hiérarchie "mondaine" qui tient aujourd'hui le gouvernail de l'Eglise - ce qu'ils dénoncent aussi (et là ils sont les seuls à le faire), afin de prévenir les âmes de la dérive du mercenaire et répondre précisément et selon la mesure exceptionnelle même d'une telle dérive au besoin des âmes.
Bien sûr il faudrait expliquer plus longuement les choses... Mais peut-être les explications viendront plus utilement ailleurs... et au fur et à mesure d'une démarche personnelle. Sachez cependant dès l'abord que tout le monde vous dira bcp de mal de ces prêtres-là... (et en particulier les zélotes). Ne bronchez pas, jugez sur pièce, et jugez sans concession non plus car il s'agit de ce que vous avez de plus précieux, votre âme! Mais jugez toujours par le moyen du critère évangélique cité ci-dessus, par lequel Notre-Seigneur nous a demandé d'apprécier, ou de rejeter, le bon ou le mauvais pasteur.
Ne croyez pas ceux qui vous diront que nous ne devons pas juger, que tel n'est pas le rôle d'un laïc, que ce faisant vous manquez à la charité...etc. etc. a fortiori puisqu'il s'agit de prêtres. L'argument part souvent d'un bon sentiment, mais il n'est hélas que sentimental, précisément.
Il ne s'agit bien évidemment pas de juger la culpabilité de tel ou tel pasteur en la débacle, mais simplement de la compétence objective de tel pasteur, ou non, à recevoir votre confiance, ainsi que la gestion sacerdotale du trésor inestimable, irremplaçable, unique de votre âme, qui est la grande affaire! En cela, oui, nous avons le devoir de discerner le bon pasteur du mercenaire. Remarquez le mercenaire n'est pas toujours assimilable au grotesque "faux prophète" (qui enseigne l'erreur et flatte le peuple), mais quelquefois il est simplement "le mercenaire", c'est-à-dire celui qui travaille pour un motif qui n'est pas l'amour surnaturel des brebis: un intéret humain, la considération des hommes, l'estime, la bonne conscience, l'amour de soi... Le mercenaire n'est pas forcément hérétique, simplement il n'est pas mû par l'héroïque charité qui lui fait préférer ses brebis à sa vie. Aussi, le mercenaire peut sembler "pas mauvais", et n'être de fait qu'un laxiste, un libéral, un faible, un silencieux... face à l'arrogance de l'hérésie - et ne pas mettre en jeu sa vie lorsqu'une brebis risque de se perdre...
Notre contexte suppose beaucoup plus de lucidité, de sagesse et de maturité qu'aux époques de Foi, il est vrai. Mais de cette responsabilité individuelle et de ce discernement de la raison - contrairement à ce que les protestants reprochent à tort aux catholiques - les catholiques de toutes les époques n'ont JAMAIS été dispensés. Le terrain dans lequel l'acte de Foi plonge ses racine et au-dessus duquel la générosité de la Foi s'épanouit, c'est l'intelligence, et partant le discernement!
En France, ces bons prêtres se trouvent désormais à peu près partout. Si vous avez besoin d'une adresse particulière près de chez vous, il y a des listes d'adresses connues, et je puis volontiers vous aider : b&ac.dec@freesurf.ch
Vous trouverez peut-être quelques renseignements utiles ici :
http://www.le-combat-catholique.com/Page_Principale.htm
http://www.fsspx.org/
http://www.seminaire-econe.com/
http://tradition.free.fr/
...
et surtout dans la PRIERE, car la grande épreuve de notre temps suppose les ressources redoublées d'en haut!
L'oraison demeure le grand directeur spirituel..., selon le mot de la grande petite Thérèse.
Bien cordialement
et unis dans cette intention
Bertrand Décaillet