Pourquoi continuer de taire la fragilité du préservatif et son aspect aléatoire face à un risque pourtant important et grave ? Au mieux, si on peut dire, parce qu’on a été endoctriné par l’idée qu’on ne peut pas faire autrement, que c’est un « moindre mal », que la morale est une affaire privée alors qu’Aides, Act-Up, le Planning Familial ne se gênent pas d’imposer leur vision morale de l’existence. Car leur message, que tous reprennent en chœur par conformisme ou facilité, est une morale des comportements. Pour cela, il faut que le préservatif qui permet un transfert de responsabilité soit indéboulonnable. Alors, on impose un mensonge, à savoir que « s’il est correctement utilisé, il est totalement efficace. » Ce qui est faux techniquement mais qui, en plus, renvoie la seule responsabilité à la personne victime de son échec. S’il n’a pas fonctionné, c’est de votre faute !
On a remplacé la libre responsabilité dans ses actes qui faisait la dignité de l’homme par une fatalité et une culpabilité insupportable. Rendons à l’homme sa dignité d’enfant de Dieu, ce Dieu qui aime et pardonne.
Le sida n’a pas sa place dans une relation fondé sur la vérité, la durée et un amour qui n’est pas désespéré. Il ne peut évoluer que dans l’a peu-près, l’immaturité affective et la recherche du plaisir éphémère. Je parle de l’infection où la personne aurait posé un acte de responsabilité. Car ce n’est pas la présence ou l’absence de capote qui peut entraîner les conséquences mais l’acte lui-même. Le préservatif ne peut que limiter les risques et encore s’il fonctionne parfaitement, ce qui est loin d’être assuré à chaque usage. Renseignez-vous sur les échecs réels contraceptifs ou contre le sida auprès des gens, pas des associations qui défendent leur business.Et ne sous-estimez-pas la capacité des Africains àcomprendre et à appliquer ces encouragements. Pour le lobby du sida, c'est plus un prétexte qu'un réel souci. Voir la réalité de la présence de leurs associations en Afrique.
Le discours de l’Église, si vous l’avez réellement lu, parle à des êtres libres et responsables de leur dignité éminente, de la grandeur de l’amour et de leur responsabilité dans leurs actes. Le prêtre, en confession, ne parle pas de préservatif car son usage ou son non-usage, n’atténue ou n’aggrave en rien la responsabilité de la personne dans ses actes, seul critère valable dans le domaine moral. Le préservatif ne préserve pas du péché. Si les prêtres ne se mêlent pas de « prophylaxie hygiéniste », que les médecins ne se mêlent pas de morale. Sinon, cela donne l’avortement, l’euthanasie et l’eugénisme « au nom de la charité » comme le prétendent certains.
Disons la vérité sur la portée de ses actes à chacun et permettons enfin aux personnes de choisir vraiment librement.
Nous croyons avec l’Église, comme l’affirme Chesterton, que « l’humanité est déséquilibrée à l’endroit du sexe et la santé véritable ne lui est permise que dans la sainteté. » C’est à dire « d ‘être celui qui monte et qui aime et celui qui monte parce qu’il aime » comme disait saint Augustin.