A propos de catéchèse...
Petipeu Justin -  2001-11-12 22:38:48

A propos de catéchèse...

une dépêche de l'AFP pour vous remonter le moral :


LOURDES, 9 nov (AFP) - Le temps est révolu où les enfants du catéchisme devaient apprendre par coeur questions et réponses sur Dieu, Jésus, les anges et le péché, mais les imaginaires en sont encore marqués, assurant pour le meilleur et pour le pire la pérennité d'une certaine image de l'Eglise catholique.

Beaucoup d'adultes savent encore qu'à la question "Qu'est-ce que Dieu?", il fallait répondre "Dieu est un être infiniment bon, infiniment parfait, créateur et maître de toutes choses". Et ajouter que Dieu avait créé l'homme "pour l'aimer, l'adorer, le servir".

Les enfants apprenaient qu'ils avaient un bon et un mauvais ange (avec de grandes ailes dans le dos selon les images des livres de catéchisme). Et pour se préparer à la confession, ils pouvaient se référer à une liste de péchés parmi lesquels celui d'avoir commis "des impuretés".

Dans les écoles privées, les cours de catéchisme étaient obligatoires et les notes des devoirs comptaient pour la moyenne de l'année.

Après le concile Vatican II, à partir du milieu des années soixante, les méthodes et le contenu ont été profondément modifiés mais il a fallu du temps au clergé et aux "dames catéchistes" pour intégrer la nouvelle donne.

"Le +par coeur+ n'a plus cours. Aujourd'hui, on part de l'expérience des enfants", souligne Mgr Michel Dubost, président de la commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat.

La notion d'obligation est aussi abandonnée. "Il est nocif de forcer un enfant qui ne veut pas aller au catéchisme. C'est tuer en lui la dimension religieuse pour plusieurs années", estime Mgr Dubost.

La catéchèse vise également à dépasser "la notion enfantine" de la religion et à faire vivre une expérience spirituelle aux enfants, au delà du récit sur la Bible : "on sait que la vérité de Dieu est inaccessible même si le récit en dit quelque chose".

Pour évoquer le bien, le mal, le pêché, la mort, on ne craint plus de s'appuyer sur l'expérience des enfants. Et à l'image d'un Dieu tout puissant et un peu terrifiant, on préfère celle du Christ, Dieu fait homme, "capable d'aimer totalement en donnant sa vie".

Cependant, dans les familles qui ont pris leurs distances avec l'Eglise, l'image ancienne subsiste et les enfants ont parfois du mal à se repérer entre les discours normatifs d'autrefois et celui plus ouvert d'aujourd'hui, reconnaît l'évêque.