Poète
SOMBREVAL -  2001-11-03 16:12:53

Poète

Quelle poète que ce Bernard Kouchner. La formule que vous avez mise en exergue m'a ébloui. J'ai été saisi par cette émotion qu'on éprouve habituellement dans les latrines publiques. J'en ai encore la gorge serrée. Par contre après il m'a déçu. On passe du registre des illuminations à l'émotion plate : " l'essentiel est que ce geste soit pratiqué avec amour et tendresse". Là, tout à coup,on s'endort, on y croit plus. Encore que ça pourrait faire l'objet d'un sketch, ou le sujet d'une musique, de Francis Cabrel par exemple : J'te pique parce que je t'aime. Ou encore : Je piquai, je pique et je piquerai. Cette référence musicale me donne une idée. J'ai lu dans un message précédent que deux prêtres avaient l'intention d'évangéliser au rythme du rap. On pourrait aussi euthanasier avec le rythme dans la peau. Au moment fatal, pour raffermir les proches et donner de l'entrain au médecin, on pourrait passer la musique de France Gall, Débranche. Cette musique bouge bien, fait danser la vie. On évitera quand même de la passer à nouveau lors de la cérémonie funéraire centrée sur ce rite sublime qui consiste à diffuser la musique préferée du défunt. On évitera aussi la musique de Jonnhy, L'envie, où il crie son "envie de vivre" et exhorte à ce "qu'on rallume ma vie". Ca pourrait provoquer un malaise, voire gâcher la cérémonie. Je vais soumettre ces propositions à notre poète maudit.
Cordialement