Petite précision : Le NOM prévoit que le tabernacle ne soit plus sur l'autel, notamment dans l'INSTITUTIO GENERALIS, y compris la version récente. Il est par contre tout à fait possible de célèbrer le NOM "dos au peuple" pour la partie spécifiquement eucharistique de la messe car les rubriques précisent, par exemple, que le prêtre doit prononcer l'"orate fratres" face au peuple... ce qui n'aurait pas besoin d'être exprimé si le célébrant était forcément à un autel "versus populum"... Cependant, pour la liturgie de la Parole, on sait qu'elle doit être célébrée du siège et de l'ambon...
Effectivement, si le NOM était célébré dos au peuple en latin et en grégorien avec communion sur la langue, la liturgie garderait une dimension immuable et sacrale tout à fait acceptable. Resteraient cependant de grosses difficultés de fond :
1) le caractère confus des rites d'introduction... trop de "ad libitum", de variantes, et une dynamique de la célébration totalement brisée entre l'introït et le kyrie à la messe chantée...
2) le remplacement de l'offertoire par une présentation des oblats tirée du rituel juif. D'un point de vue archéologique, l'idée est émoustillante car ce rituel juif avait un caractère sacrificiel mais, transposé aujourd'hui, ce caractère n'est plus perçu par personne au point que les protestants ont admiré cette réforme en y voyant la fin de la conception catholique de la messe....
3 ) la multiplication des canons... le 3 et le 4 sont eux aussi assez sacrificiels mais ils sont d'origine composite, plus ou moins pseudo-orientaux et brisent 1 500 ans d'unicité du CANON ROMAIN, canon qui est un monument admirable et traditionnel de concision latine et de précision théologique...
4 ) les rites de communion qui ne distinguent plus celle du prêtre de celle des fidèles alors que seule la première est nécessaire à la consommation du sacrifice eucharistique...
Voilà quelques points qui feront toujours problème même en cas d'application stricte du NOM, application stricte qui, bien sûr, limitrait la catastrophe vécue actuellement dans les paroisses de FRANCE.
Pour le reste, il n'y a pas de raison a priori de rejeter l'idée d'une diversification des lectures, des préfaces, des oraisons, et à l'existence de Prières Universelles qui seraient chantées aux messes solennelles selon un formulaire pré-établi