... et les ordonnances précédentes... et quelles que soient les les lois et les coutumes qui soient contraires", sans préciser quelles étaient ces Constitutions et ordonnances. Faut-il pour autant conclure que la Bulle Quo Primum ne promulgue pas validement le missel dit tridentin ? Ce serait forcément absurde...
La difficulté est que certains tradis confondent formellement et nommément. En effet, ils se fient souvent à un article de l'ancien Code de Droit canon (celui de 1917) qui dispose que qu'une "loi récente faite par l'autorité abroge une ancienne loi si elle ordonne formellement [expresse]l'abrogation". Mais le hic est là: formellement ne signifie pas seulement "nommément". Pour le Père Cekada, "Nonobstant, dans la mesure nécessaire, les Constitutions Apostoliques et les ordonnances de nos Prédecesseurs" est une clause qui abroge formellement Quo Primum.
Je ne peux que vous recommander la lecture de l'article de Monsieur l'abbé Cekada (zut, j'ai du mal à afficher le lien...).
A mon avis, pour affirmer la pérénnité du missel de tridentin, je ne crois pas que nous ayons besoin d'un arsenal avec mille et une recettes juridiques (un peu du genre: "1000 conseils pour ne pas payer d'impôt"): son autorité morale suffit. Il n'y a pas besoin donc de se placer sur le terrain juridique.