Cher Christian,
Véritable repentir et conversion sont deux choses différentes. La Fraternité attend en effet une conversion. Pour le repentir, on peut attendre : l'important c'est la conversion. La Fraternité n'attend pas que le Pape « se plie à sa volonté », ni surtout de pouvoir enfin « pardonner à Rome ». Où avez-vous trouvé ces étranges attentes ? Elle attend simplement que Rome revienne à sa Tradition.
Le pape était sans doute prêt à accepter le « retour » de la Fraternité, mais pas les évêques. Faut-il le redire ? La Fraternité était toute proche d'un « accord », mais la résistance des évêques l'a fait capoter. Monseigneur Fellay a déjà répondu à vos - fort légitimes - questions. Relisez donc l'entrevue mentionnée par Monsieur Décaillet avant d'aller le voir.
La Fraternité ne fait pas doublon avec l'Eglise ! Et si les familles sont divisées, les vocations perdues, à qui la faute ? Moi, je vois des missionaires enflammés qui vont raviver la Foi des prêtres de par le monde entier. Je vois des vocations religieuses en grand nombre, des Philippines aux îles Fidji, en passant par les Indes, l'Europe et les Amériques. Je vois une nouvelle contre-réforme, lente mais réelle, qui, petit à petit, recueille et soutient toutes les bonnes volontés, qu'elles soient parmi les laïcs ou le clergé.
In Christo.
Frédéric Ronga