Je crois que peu d'individus peuvent s'enorgueillir d'être aussi exaspérant que Mr Tincq. Si ces articles donnent une telle impression de platitude, c'est d'abord que sa culture d'instituteur l'accule à la nécessité de puiser dans des manuels de vulgarisation les idées banales et les poncifs dont aucun ne résiste à un examen même superficiel. Car ressortir l'argument pseudo réconciliateur de l'influence de la pensée arabe sur la pensée chrétienne trahit sa propension à parler d'auteurs sans avoir lu au préalable leurs textes. Si Mr Tincq a lu la Somme de saint Thomas, moi je suis journaliste au Monde. Il nous ressort donc comme à son habitude de vieux arguments fédérateurs tirés de quelque Lagarde et Michard religieux.