"Contrer Halloween"
JOUSTRATE Bernard -  2001-10-25 15:34:06

"Contrer Halloween"

"Contrer Halloween"
par André Frament

La "fête" qui veut propager le satanisme en France s'annonce de nouveau : nous ne pouvons rester sans réactions. Ceux qui veulent que le Christ règne sur notre pays comment pourraient-ils accepter passivement que l'Ennemi parade et influence nos jeunes ? Nous devons tous jouer un rôle actif, si petit soit-il.

Nous avons donc à faire quelque chose.

Les réflexions qui suivent se sont inspirées des travaux que "Civitas" [1] a mené cet été. Nous avons choisi de présenter des actions en commençant par celles qui, à notre avis, sont les plus faciles à mener contre Halloween
Le prochain
Le plus simple : Aborder le sujet dans nos conversations avec nos amis et connaissances pour dénigrer sans complexes :
l'aspect morbide de la fête.
la laideur infligée à nos jeunes par cette mascarade.
Relever l'incitation à commettre des actions mauvaises : Une réclame de Disneyland a le culot d'écrire, que Halloween est la fête du mal comme Noël est la fête du bien !
Lui parler
Nous avons donc tout d'abord à parler autour de nous pour mettre en garde nos amis et connaissances, pour leur donner de bonnes raisons de se désolidariser d'avec cette vilenie. Il y a à contacter tous nos amis et proches, mais aussi tous les commerçants qui ne font pas partie des chaînes de la «grande distribution»
Éventuellement lui écrire
Travaillez méthodiquement : A partir de votre agenda, vérifiez que vous avez parlé à toutes vos connaissances. Pour les amis géographiquement lointain : écrivez leur pour un motif amical quelconque et ajoutez votre message contre Halloween. Quant à ceux qui sont les plus proches, incitez les à faire de même autour d'eux.
Pour le commerce de la grande distribution, écrivez directement au PDG responsable de la chaîne. [2]
Les lettres à ces responsables n'ont pas à être longue. Nous ne donnons pas de formulaire pour que les destinataires se rendent bien compte qu'ils s'agit chaque fois d'une initiative personnelle dont la répétition fera le poids. Il suffit de faire une courte phrase du genre : je réprouve la publicité en faveur d'Halloween. Ou : je serai au regret de constater votre complicité dans la mise en place d'Halloween, etc...
Les premières lettre sont parties dès le mois de mars. Elles ont eu de longues réponses qui se voulaient argumentées. Elles manifestaient aussi une certaine gêne. Enfoncez le clou. Nous marquerons le point.
Argumentez
- Faites la comparaison entre la féerie de Noël et la sorcellerie d'Halloween
- Signalez que le beau est préférable au laid.
- Montrez qu'Halloween revient à faire faire un apprentissage du chantage aux enfants. Les parents (et les commerçants) en seront les premières victimes à plus ou moins court terme.
- Selon la personnalité de votre interlocuteur montrez comment une telle célébration est contraire à notre civilisation (à notre tradition ) qui a toujours donné du merveilleux aux enfants (Contes de fées, Mary Poppins, Peter Pan, Alice au pays des merveilles) et non du morbide et du sordide. (sorcières fantômes, morts, squelettes, laideur)
- Ou, pour d'autres personnes, montrez l'aspect ringard de ceux qui veulent reprendre des choses qui remontent au temps où l'Europe ne connaissait pas la civilisation et vivait dans la terreur superstitieuse.
- Soulignez le fait que l'Éducation nationale considèrerait comme une atteinte à la laïcité le fait de célébrer la fête de La Toussaint (tous les saints) mais ne se gêne pas pour inciter les enfants à entrer dans le sabbat de tous les démons. Développerait-elle une autre religion en exploitant son influence sur les mineurs ?
- Montrez qu'il s'agit là d'une initiation aux sectes les plus mortelles celles qui propagent une culture de mort.
- Pour les personnes déjà averties contre Harry Potter montrer la convergence des messages sataniques qui sont ainsi diffusés.
Deux problèmes concrets
Au moment de la « journée » Halloween, nous aurons à gérer deux situations particulières :

Quelle réponse ou attitude doit-on avoir face à un enfant connu, plus ou moins proche (fils, neveu, fils d'amis) qui sera ou qui est déjà inviter à participer à la mascarade pour le première fois ?

Quelle réponse ou attitude doit-on avoir face à un ou plusieurs enfants déguisés pour cette occasion et qui viennent frapper à votre porte ?
L'enfant avant la première participation :
Il importe de comprendre les motivations de l'enfant qui risque de participer à Halloween soit parce qu'il vient d'y être incité soit parce qu'il risque de l'être, afin de l'aider à dominer ses tentations.
Les motivations
Il semble que les motivations de l'enfant, la première fois, peuvent se formuler :

- Tout le monde en parle à l'école,
On lui présente cela comme une "fête" !

- Il va se déguiser personne ne le reconnaîtra,
Cela lui paraît très excitant

- Il va faire comme tout le monde,
Argument fort aussi pour certains parents

- Il va faire partie de «la bande»,
Cela peut intéresser aussi certains parents


- C'est maman qui a acheté le déguisement,
ou pire, qui l'a fait !

- C'est nouveau, donc excitant,

- Il va faire peur avec ses copains,
Aux grands comme aux petits

- Il va avoir des bonbons «gratuits» !
Cela touche l'enfant

Et deux motivations-pièges qui se formulent :
- c'est comme dans les jeux virtuels sur ordinateur,
- c'est fantastique : on peut inventer n'importe quoi.

La liste n'est pas exhaustive; mais tous ces arguments «motivants» conduisent à l'analyse suivante :

- La démarche de l'enfant est le fruit de tout un ensemble de facteurs qu'il subit ou qui le séduisent. D'où la question : quelle est sa part d'initiative ?
- Le fantastique aujourd'hui est malfaisant (on est loin de Péter Pan ou de Mary Poppin's)
- L'aspect fantastique de cette fête réside dans la confrontation de deux mondes (comme dans les jeux vidéo) celui des enfants contre celui des adultes, et le premier a un pouvoir exclusif, pendant 24h, sur le second. Tout est permis, même de menacer et de faire peur...

Nous pouvons faire un rapprochement avec des faits similaires dans la forme mais opposés quant au fond :
- Autrefois, des groupes d'enfants faisaient «l'aubade» devant les maisons, et la beauté de leurs chants était récompensée par des pièces de monnaie ou des friandises.
- Durant la semaine Sainte, les enfants de Lorraine annonc(ai)ent les offices au son de la crécelle qu'ils agitent en passant dans les rues et les quartiers. Le jour de Pâques ils sont récompensés par les habitants qui leur offrent des bonbons ou un peu d'argent.

Réponses
Elles doivent être adaptée, relevant du domaine de la parole ou de l'action. L'important est le message que l'on veut faire passer, et la façon dont on le fait passer. Nous sommes convaincus qu'il ne doit y avoir aucune agressivité de la part de l'adulte, mais plutôt une démarche de séduction, d'intérêt, d'éveil à une certaine vérité. C'est l'adulte qui domine la situation et non l'inverse.

Ne pas attendre le dernier moment mais commencer l'action de persuasion le plus tôt possible avant l'événement.

S'il s'agit de ses propres enfants il nous semble évident que le mieux est d'écarter l'enfant de cette affaire, par voie d'autorité certes, mais en l'absence d'agressivité, et avec une démarche de séduction etc. comme dit ci-dessus. Ajoutez à cela - nécessairement - une démarche personnelle auprès de l'adulte qui est à la source de la tentation (maîtresse d'école non avertie par exemple)

Dans le cas de l'enfant proche (neveu, nièce, fils d'amis ) qui n'ont pas encore franchi le pas, on peut envisager de rechercher les arguments de «motivation» et de les démonter un à un pour convaincre l'enfant de ne pas participer à Halloween. On peut alors se heurter à un problème de langage, de compréhension par l'enfant, dans le climat plus ou moins émotionnel où les propos de l'adulte sont exprimés à l'enfant.

Complétez cela par une démarche auprès des parents.

On l'a vu, le choix de l'enfant n'est pas pesé, réfléchi, il est le fruit d'une tentation et d'une soumission. Les mises en garde, les interdictions, etc... ne seront pas forcément efficaces dans ce cas précis. C'est l'imaginaire et l'ignorance de l'enfant qui sont sollicités. La démarche de l'adulte devra s'inspirer et utiliser cet imaginaire, et cependant souligner l'ignorance du jeune sur la signification exacte du rituel d'Halloween.
L'enfant est acteur et va "récidiver":
L'enfant a déjà participé au système et il veut récidiver :
- il ne peut pas ne pas retrouver «la bande» de l'an dernier, surtout qu'il s'était bien amusé et qu'ils attendent tous ça avec impatience. Il a une certaine expérience et va pouvoir inventer de nouveaux «trucs»
- Il a un ascendant certain sur les «nouveaux»
- il va tester un nouveau déguisement, bien plus effrayant.
- il a lu Harry Potter et nombre de livres fantastiques, il a vu des films et joué à des jeux tout aussi fantastiques.
- C'est un univers qu'il connaît bien maintenant, et qui n'est pas réservé au seul monde des enfants (même la boulangère se déguise). Mieux, on en parle à la télévision et dans tous les journaux pour enfants !
Remarques :
De l'analyse que nous avons donnée ci-dessus ressort, dans les deux cas une constante : Halloween est du domaine du fantastique, avec une connotation malfaisante, et vise une population vulnérable, celle de l'enfance. Elle se définit par un rapport à une entité «adulte» et par les notions de rituel et de pouvoir virtuel.

Dans ce cas aussi : Ne pas attendre le dernier moment mais commencer l'action de persuasion le plus tôt possible avant l'événement.
- Explorez les motivations réelles de l'enfant pour mieux y répondre. Mettez vous situation, prenez le temps de parler avec l'enfant et créez des occasions dans ce but.
On pourra aussi faire une réflexion personnelle sur la manière dont nous assumons la responsabilité de l'éducation de nos enfants.

- Proposez quelque chose d'autre qui soit une distraction aussi intéressante : Par exemple, puisque la date est proche de la Toussaint, inciter l'enfant à inviter ses amis pour fêter ensembles leur fête commune, puisque c'est celle de tous les saints.
Dans ce cas préparez une animation en demandant à chacun de raconter l'histoire de son saint patron. Pour faciliter cette préparation donner à chacun - suivant son âge - une bande dessinée ou un livre racontant l'histoire du saint. Il existe de illustrés qui peuvent convenir pour cela. Faites rechercher aussi les hommes illustres qui ont porté le même prénom et faites connaître leur vie.
Proposition d'actions concrètes
A l'enfant qui se prépare à participer à Halloween.
On peut lui poser la question : «Sais-tu exactement de quoi il s'agit ?» 99 fois sur 100, il l'ignore. Il faut donc en profiter pour raconter l'histoire de cette "fête" en en montrant le ridicule voire la nocivité.
« Quel âge as-tu ? As-tu peur de la nuit ?
Sais-tu qu'il fut un temps où les hommes, les femmes, et les enfants avaient peur du froid et de la nuit ? C'était il y a bien longtemps, ... environ 500 ans avant Jésus-Christ. Ils avaient peur de l'automne et de l'hiver. Ils croyaient que le dieu de la nuit venait s'installer dans leur région lorsque les feuilles des arbres tombaient et que les jours diminuaient. Ne connaissant pas la protection de Dieu qui nous aime, ils avaient peur de ce faux dieu de la nuit qui est un autre nom du diable : ils en avaient peur et nous pouvons le comprendre puisqu'ils ne savaient pas que Dieu les protège.

Toi tu sais que Dieu est plus fort que le diable, qu'il nous protège par sa Providence. Tu sais aussi que le rythme des saisons est une chose normale... Cela ne te fais plus peur...
Et bien tu vois, Halloween, c'était une cérémonie de ces gens ignorants du passé. Des hommes, qui croyaient à la prise de pouvoir du faux dieu de la nuit quand l'automne arrivait. Ils vivaient dans la forêt, on les appelait «les Druides». Ils organisaient des sacrifices, la nuit, autour d'un feu. Tu sais ce que ça veut dire ? Ils tuaient des animaux ou des êtres humains (des esclaves ou des prisonniers), comme les sauvages. Ils obligeaient les hommes à leur donner de l'argent en les menaçant de leur jeter un sort si ils n'obéissaient pas. Jeter un sort c'est ce que font les sorciers quand ils demandent au diable de faire du tort à quelqu'un. Ceux qui ne sont pas en état de grâce sont plus facilement victimes de ces maléfices.
Et quand tu te déguises en sorcier, tu te fais complice du démon. Il y a aujourd'hui des grandes personnes qui veulent revenir à ce genre de vie et qui inventent des soi-disant jeux pour habituer les hommes à accepter cela.

Il faut arriver à capter l'imaginaire de l'enfant en utilisant par exemple l'histoire de Blanche Neige : on la rappellera en montrant comment les anciens païens étaient conscients de ce que les sorcières tentaient de faire mourir les enfants. Ils avaient déjà le pressentiment que contre la haine exercée par le démon, il y avait l'amour de Dieu pour nous ce que symbolise le prince charmant qui vient réveiller Blanche Neige.

Dans l'histoire de Saint Martin ou de Saint Patrick l'évangélisateur de l'Irlande il y a des exemples de confrontation avec les druides-sorciers. Revoyez cela et racontez le à vos enfants et, pourquoi pas, à ceux des autres.
Aux enfants déguisés frappant à votre porte :
Plusieurs formules ont été envisagées :
- Vous leur dites : « Revenez demain, je vous donnerez des bonbons ! »

Pourquoi ?.
Parce que demain c'est la Toussaint, la fête de tous les Saints. Et il y en a qui sont bien plus sympathiques que les sorciers ; par exemple St Nicolas. Vous connaissez son histoire ? Je vais vous la raconter...

- Parmi eux quelques uns sont déguisés en citrouilles... vous ne donnez des bonbons qu' aux citrouilles.

Pourquoi ? demanderont les autres.

Parce que les citrouilles c'est bête, mais ça n'a jamais fait de mal à personne !

- Au lieu de leur donner des bonbons, vous leur remettez une médaille miraculeuse (qui comme son nom l'indique fait des miracles) en leur expliquant le pouvoir de cette médaille...

On peut, à cette occasion, raconter l'histoire de Ste Marguerite-Marie. Ou quelques uns des miracles dus à la médaille. (cela nous paraît une excellente chose)

- Selon l'âge des enfants, faire un petit marché du genre : «Je veux bien donner des bonbons, si vous pouvez m'expliquer ce qu'est votre Halloween.»

Selon la réponse, reprendre l'histoire explicative de l'origine d'Halloween (ci-dessus).

Conclusion

Les propositions d'actions présentées sont à la portée de chacun d'entre nous. Nous pouvons et donc nous devons participer à la bataille contre Halloween. Que ceux qui ont d'autres idées n'hésitent pas à en faire part à leurs amis et connaissances, et pourquoi pas à l'AFS. La bataille ne sera pas gagnée du premier coup. Elle devra durer et la campagne reprendra l'an prochain. Nous aurons plus d'idées d'actions, nous serons plus nombreux à agir car il ne manquera pas d'exemples montrant les effets pervers d'une telle «mode».

Ceux qui le peuvent demanderont l'appui des autorités ecclésiastiques correspondantes : le curé dans sa paroisse, l'évêque dans son diocèse et pourquoi pas le pasteur pour ses ouailles Dans le Val d'Oise un pasteur, pour protester contre la célébration d'Halloween à l'école, en a retiré ses enfants et a fait insérer à ses frais sur une demi page du journal local son opposition à cette célébration. Nous ne pouvons que le féliciter. Et nous ? Aurons nous la volonté d'être aussi clairs dans nos engagements ? La réponse est entre nos mains.

A l'action donc pour l'honneur de notre appartenance à la chrétienté.

André Frament

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[1] Les groupes Civitas se sont réunis pendant le dernier week-end de juillet et on fait travailler les participants en ateliers pour étudier ce qui pourrait être fait contre Halloween.
[2] M. Gérard Mulliez Auchan 40, avenue de Flandre - BP 139
59 964 CROIX cedex
M. Michel-Edouard Leclerc GALEC 52 rue Camille Desmoulin 92451 ISSY les MOULINEAUX
M. Daniel Bernard CARREFOUR 6, avenue Raymond Poincaré
BP 419.16 75769 Paris cedex 16