Etant un peu du métier, et ayant notamment lu l'interview zélée que le rédacteur en chef de la future revue a accouchée du Père Murray en son temps (citée sur Agoramag, interview au demeurant burlesque à force d'orientation et d'encadrement à l'égard de la réponse espérée (et en effet obtenue...), que je me permets d'émettre quelques réserves sur la réelle compétence journalistique (uniquement!) du dit rédacteur.
Pour le reste, ce dont l'Eglise manque le plus aujourd'hui, ce n'est assurément pas d'une revue de plus, quelle qu'en soit "l'école" justement, comme le mentionne si justement la présentation ci-dessus, et pourtant! Pour cela même, cette prétention a je ne sais quoi d'agaçant et de scolaire.
Une chose m'étonne cependant dans cette présentation, dont le ton, par ailleurs, fait assez dans la langue de bois ("menée par une équipe de prêtres et de laïcs d’horizons divers" ...euh...): il semble que la FSSP juge utile de lancer une revue afin de se faire le grand apôtre de la doctrine de l'Eglise et du Magistère vivant...etc. etc. - fort bien!
Etant donné la "sensibilité" propre (comme on dit officiellement) et somme toute assez marginale "dans l'Eglise" de cette récente institution cléricale, je m'interroge: à qui va s'adresser cette revue, à quels fidèles (ou infidèles) va-t-on faire la leçon de la ..."fidélité romaine" et de "l'ouverture au monde", - ou mieux dit, lorsque :
"gagner le large, ce n’est pas rejeter le monde, ni s’enfermer dans un ghetto, c’est élargir ses idées, approfondir sa foi, sa culture. L’esprit d’Eglise permet seul ce que l’esprit de parti rend impossible.?"
BD
_inquiet des patronnages bon ton, tout comme des "saintdicalistes" mou ton.