La piété filiale n'exclut pas la critique effectivement. L'Amour exige la critique, oui.
En cela, qui pourrait vous contredire?
Je crois que ce que XA voulait signifier est qu'il y a deux critiques différentes, car dux objectifs différents dans la critique.
La première est mue par la volonté d'aider la personne qu'on aime, la seconde par la volonté de montrer que l'on a raison. La seule différence visible (et encore) entre ces deux discours est la charité qui en transpire ou non.
Si je peux me permettre une observation du milieu tradi (en général, donc FSSP et FSSPX...), les débats sont si souvent du type "j'ai raison, vous avez tort et je vais vous le prouver" au lieu d'être: "j'ai la chance gratuite et immense de connaitre l'enseignement, le rite tradis et parce que je vous aime, je veux le partager avec vous".
Ainsi, le discours de beaucoup "des notres" n'est pas dans l'apologie de la Tradition, mais dans la démonstration que les autres (l'Eglise "aujourd'hui") ont tort.
L'état d'esprit n'est pas le même. Quand le Christ a prêché, Il n'a pas dit "quittez les autres, regardez comme ils sont méchants", Il a dit "Venez et voyez". Puissent les tradis avoir la même démarche, pas la critque des autres, mais l'enthousiasme de ce en quoi ils croient. Cela leur donnera par ailleurs davantage l'esprit missionnaire.
En ce qui concerne plus le débat en cours, sur la grave crise que traverse l'Eglise, je me remémore les mots de Notre Dame à La Salette. Je ne peux pas croire que ses mots sur le clergé qui a perdu la Foi, qui célêbre des Messes sacrilèges (en substance) soit adressé au futur 1969 etsuivants, mais davantage aux prêtres du XIXème et suivants.
La crise existante avant VII (fait par des évêques formés avant VII) a pris des proportions énormes, oui, mais n'est-elle pas la conséquence d'un minage discret et plus ancien? Je crois que la question ne peut être écartée d'un revers de main.
Marc-qui espêre aussi ne pas avoir répondu n'umporte comment.