éclairé, que celui qui le veut bien.
Cher Monsieur l'Abbé,
Ce n'est pas 7 ans de théologie qui vous manque, mais une demi-heure de lecture sur la question sans conclure avant d'avoir commencé la dite lecture...
Votre définition de "l'Eglise conciliaire" est absolument délicieuse... pour sauver le joli balancement de votre argumentation et tenter de trouver une possible interprétation catholique de la si malheureuse expression qui correspond à une plus malhuereuse réalité encore!
Voici donc: "L'Eglise conciliaire" est celle qui considère que Vatican représente une rupture, et qui se revendique de celle-ci contre celle-là, tout en faisant croire, bien sûr, que la rupture est ... traditionnelle. Le libéralisme s'accommode fort bien de la négation du principe de non contradiction (1ère leçon de philo... euh - de bonne philo, évidemment).
Pour rester fidèles, Mgr Lefebvre et de nombreux catholique refusent donc "l'Eglise conciliaire", c'est tout bête.
On peut être d'accord ou non, il est même courageux de l'être... une fois clairement! Mais ne pourrai-ton pas cesser une fois pour toute les mêmes procès en mauvaise foi, à propos du seul évêque catholique que je connaisse (...) qui ait condamné explicitement les erreurs ACTUELLES de la hiérarchie catholique concernant l'oecuménisme et la liberté religieuse. Le mauvais procès de "l'Unité" doit être d'abord envisagé par là, sans quoi, il est tout bonnement hors-sujet! et un peu compassé, clériacle, scolaire et vain.
Un peu triste de devoir (re-)dire cela pour la xième fois, et à un "abbé".
Avec respect et pour l'amour filial des vrais pasteurs qui m'ont permis de croire en Jésus-Christ, tout simplement.
In Christo
Bertrand Décaillet