dans sa
Lettre ouverte aux catholiques perplexes datée du 4 juillet 1984 :
On écrit aussi qu'après moi mon oeuvre disparaîtra, parce qu'il n'y aura pas d'évêques pour me remplacer. Je suis certain du contraire, je n'ai aucune inquiétude. Je peux mourir demain, le Bon Dieu a toutes les solutions. Il se trouvera de par le monde, je le sais, suffisamment d'évêques pour ordonner nos séminaristes. Même s'il se tait aujourd'hui, l'un ou l'autre de ces évêques recevrait du Saint-Esprit le courage de se dresser à son tour. Si mon oeuvre est de Dieu, il saura la garder et la faire servir au bien de l'Eglise.
Quatre années s'écouleront après cette lettre, et... Mgr Lefebvre procèdera à ses sacres.
Comment interpréter que le signe escompté de la bienveillance du Saint-Esprit (qu'au moins un évêque se "dresse à son tour" pour assurer la succession) n'ait pas eu lieu, sinon par l'explication d'un divin désavoeu ? Je devine combien la question est dérangeante, mais elle est à la mesure de la très profonde perplexité dans laquelle elle me plonge, personnellement.