Le statut légal des Églises en Suisse n'est pas, sauf erreur, le résultat d'une négociation entre les Cantons et le Saint-Siège mais le fruit d'une législation radicale (libérale) ouvertement anti-catholique du XIXe (Kulturkampf suisse) destinée à affaiblir l'Église romaine et à susciter en son sein des tendances protestantes dissidentes.
Cette législation a été longtemps mise en échec par la cohésion des catholiques suisses qui, comme les Allemands, furent très ultramontains, très fidèles à Rome.
Depuis les années 1970 et la crise post-conciliaire, les élites catholiques suisses et allemandes sont passées à l'anti-romanisme permanent et la législation anti-catholique d'antan porte ses fruits vénéneux à plein avec la complicité active des catholiques néo-libéraux qui peuplent ces instances élues face auxquelles évêques et curés sont impuissants.
Cela n'a rien à voir avec un concordat, et par ex. le régime concordataire alsacien-mosellan n'a rien de comparable avec la situation totalement ingérable de la Suisse. |