Les Nations Unies (
ONU) ont rendu publics le 05 janvier les noms des membres de la nouvelle commission chargée de renforcer les lignes directrices de l'ONU en matière de santé maternelle et infantile. Un de ses principaux objectifs est de prévenir les grossesses non désirées. Si l'on en croit la composition de la commission et le lancement de son site web,
cette prévention devrait passer par une promotion accrue de l'avortement.
En effet, la commission compte notamment Jill Sheffield, président de
"Women Deliver", une structure qui a organisé des conférences soutenues par l'ONU pour tenter
d'inclure l'avortement dans toutes les définitions de la santé maternelle et infantile délivrées par l'ONU. Jill Sheffield est également l'ancien président de "
Family Care International", une organisation qui promeut l'avortement, et est en charge de la promotion du site de la commission.
D'autres personnalités et organisations, connues pour leur engagement en faveur de l'avortement, font également partie de la commission.
Quelques jours plus tard, en France...
La CADAC (
Coordination des associations pour le droit à l’avortement et la contraception), l’ANCIC (
Association nationale des centres d’IVG et de contraception) et le Planning Familial estiment soudainement et "spontanément" que la loi Aubry de 2001 est mal appliquée :
- désengagement du secteur privé
- diminution du nombre d’établissements pratiquant les IVG,
- refus de pratiquer des IVG tardives
- non respect de la gratuité et de la confidentialité des IVG pour mineures.
Une des animatrices du Collectif, qui vient d’obtenir la réouverture du centre d’IVG de Tenon (
Paris XX°) estime : "
A l’heure actuelle, il n’y a pas de grande campagne idéologique antiavortement, ce qui se passe est plus efficace : des centres IVG ferment. Alors, nous, on articule la défense de l’IVG avec la défense de l’hôpital public". De son côté, Dalila Touani, permanente téléphonique d’information sur l’IVG du planning familial Ile-de-France, explique : "
L’IVG n’est pas rentable et quand il y a de moins en moins de personnel, les hôpitaux considèrent que les demandes d’avortement ne sont pas de l’ordre de l’urgence… "
Par ailleurs, ces militantes considèrent que "
les préjugés sur l’avortement subsistent"(sic!). "
Il y a une pression de plus en plus forte. Parfois, les médecins ont du mal à comprendre que, non, une femme ne voulait pas un enfant à ce moment-là", déplore Danielle Gaudry, gynécologue obstétricienne à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). "
L’IVG demeure une tolérance, pas un véritable droit", regrette Dalila Touani.
Ben, voyons....
En même temps la France se met à discuter du mariage homosexuel, de l'euthanasie et des lois bioéthiques soudainement et "spontanément" ...
Pendant ce temps, en Angleterre, "spontanément" et soudainement !!! :
BPAS (anciennement "
British Pregnancy Advisory Service"), le plus grand "fournisseur" d'avortements en
Grande Bretagne veut obtenir une décision de justice autorisant les femmes à avorter chez elles. Ce défi lancé à la Haute Cour, qui sera entendue à ce sujet le 28 janvier 2011, est contesté par le ministère de la santé suite à la rupture des négociations entre les ministres et les dirigeants de BPAS.
encore un 28 janvier... C'est un hasard !
BPAS pratique près de 55 000 avortements chaque année. BPAS souhaite une ré-interprétation de la loi de 1967 sur l'avortement qui dispose que les interruptions de grossesses doivent être effectuées dans un hôpital ou une clinique. Les femmes qui veulent un avortement médical précoce sont tenues de se rendre deux fois à la clinique pour recevoir les comprimés abortifs en deux étapes. Pour BPAS, les femmes devraient avoir les deux séries de comprimés dès leur première visite avec des instructions sur la façon de se les administrer.
Bien sûr : plus vite ce sera, plus on en fera...
généthique