Quelque soit le sujet abordé, il est une tentation que tous nous rencontrons, c'est de voir midi à notre porte et, drapés du manteau de l'héroïsme, juger à tour de bras ce qui ne correspond pas à notre acception des choses.
Les avis des nuls que nous sommes sur des sujets extrêmements importants qui engagent le Magistère, la Foi, les moeurs,... sont des miettes de pains comparés à l'autorité de la Tradition, du Magistère.
Je me remets moi-même en question: traîner du haut de sa petitesse et derrière un pseudo qui nous met (heureusement à certains égards) à l'abri de pouvoir rendre des comptes de nos dires, voilà une posture qui échappe à toute grandeur et magnanimité.
Traîner dans la boue des personnes qui essaient tant bien que mal de ramer à contre-courant, d'annoncer l'Evangile malgré les coups et autres désagréments, tout cela n'est certainement pas à la hauteur de notre mission chrétienne.
Défendre la vérité, pour elle-même, oui. Mais écraser, vilipender quelqu'un, homme public ou non, c'est de le MEDISANCE. Et cela, c'est un péché. La récurrence de la MEDISANCE dans l'âme est mortifère pour celui qui s'en repaît.
Ce manquement à la charité, loin d'être un service rendu à la vérite, nous emmène tout droit vers le péché le plus grave: l'ORGUEIL.
Aussi, je me-nous invite à bien considérer le tas de cendres que nous sommes à côté de la grandeur de Dieu.
Ainsi, persuadés de notre misère, serons-nous à même de nous taire et de prier.
Dénoncer l'erreur ? Proclamer la vérité ? Oui ! Et mille fois ! Mais pas en jetant en pature sur la place publique des avis plus ou moins astucieux... au mépris du reppsect que nous devons aux personnes.
Une idée: au lieu de juger de quelqu'un, pourquoi ne pas lui écrire ou lui envoyer un mail, pour lui demander des explications ?
Voilà ce qui me trotte dans la tête depuis un moment.
Médire, c'est maudire son prochain, soi-même et Dieu.
A mon avis...
Mais peut-être me trompé-je... |