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Auteur : Alexandre
Sujet : «Luc, médecin d’Antioche, connaît la langue grecque» (18 Oct. : Bréviaire [1961])
Date : 2010-10-17 18:40:47



Lundi 18 Octobre 2010

S. LUC, ÉVANGÉLISTE

Premier Nocturne

Commencement du livre d’Ézéchiel le Prophète (ch. 1)
1. (vv. 1-4) La trentième année, au quatrième mois, le cinq du mois, alors que je me trouvais parmi les déportés, au bord du fleuve Kebar, le ciel s’ouvrit et je fus témoin de visions divines. Le cinq du mois – c’était la cinquième année d’exil du roi Joiakîn –, la parole du Seigneur fut adressée au prêtre Ézéchiel fils de Buzi, au pays des Chaldéens, au bord au fleuve Kebar. C’est là que la main du Seigneur fut sur moi. Je regardai: c’était un vent de tempête, soufflant du nord, un gros nuage environné d’une lueur, un feu d’où jaillissaient des éclairs, et au centre comme l’éclat du vermeil, au milieu du feu.

2. (vv. 5-9) Au centre, je discernai quelque chose comme quatre Vivants dont voici l’aspect: ils avaient une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces, et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et leurs sabots ressemblaient à des sabots de bœuf, étincelants comme de l’airain poli. Des mains humaines apparaissaient sous leurs ailes; leurs faces, à tous les quatre, étaient tournées vers les quatre directions. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre; ils ne se tournaient pas en marchant; ils allaient chacun devant soi.

3. (vv. 10-13) Voici à quoi ressemblait la face des quatre Vivants: à une face d’homme, à une face de lion sur la droite pour tous les quatre, à une face de taureau sur la gauche pour tous les quatre, à une face d’aigle pour tous les quatre. Voici ce qu’étaient leurs faces. Et leurs ailes étaient déployées vers le haut: chacun avait deux ailes qui se touchaient et deux qui lui couvraient le corps. Chacun allait droit devant soi, ils allaient là où l’Esprit les faisait aller, ils ne se tournaient pas dans leur marche. Et au milieu des Vivants apparaissait quelque chose comme des braises de feu, quelque chose comme des torches.



Deuxième Nocturne

Du livre de saint Jérôme, prêtre, sur les Écrivains ecclésiastiques (ch. 7: PL 23, 650-651)
4. Luc, médecin d’Antioche, connaît la langue grecque: ce qu’il a écrit en fait foi; il est disciple de l’apôtre Paul et compagnon de tous ses voyages. Il écrit un Évangile; à ce propos, Paul dit: «Nous envoyons avec lui le frère dont toutes les Églises font l’éloge pour son annonce de l’Évangile» (2 Co 8, 18). Et aux Colossiens: «Vous avez les salutations de Luc, le cher médecin» (Col 4, 14). Et à Timothée: «Seul Luc est avec moi» (2 Tim 4, 11). Il compose aussi un autre livre remarquable, désigné sous le titre d’Actes des Apôtres, et dont le récit nous mène à la seconde année du séjour de Paul à Rome, c’est-à-dire jusqu’à la quatrième du règne de Néron. De ceci nous déduisons que l’ouvrage a été rédigé dans cette même ville.

5. Nous rangeons donc parmi les récits apocryphes les pérégrinations de Paul et de Thècle, ainsi que toute la fable du lion baptisé. Car est-il bien possible qu’un compagnon particulier de l’Apôtre ait, de toutes ses actions, ignoré celles-là seulement? D’ailleurs Tertullien (Traité sur le baptême, n. 17), qui en est presque contemporain, rapporte qu’un prêtre d’Asie, qui avait beaucoup d’affection pour l’apôtre Paul, fut convaincu par Jean d’être l’auteur de cet ouvrage et confessa qu’il avait agi par affection pour saint Paul; pour ce motif, il fut déposé.

6. Certains pensent que Paul entend parler du texte de Luc, chaque fois que dans ses Épîtres il dit: «Selon mon Évangile» (Ro 2, 16 et 2 Tim 2, 8). Pourtant, Luc ne tient pas son Évangile uniquement de l’apôtre Paul qui n’a pas vécu avec le Seigneur au temps de sa vie mortelle; il le tient aussi des autres Apôtres. Il le déclara lui-même, au début de son ouvrage, par ces mots: «Comme nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole» (Lc 1, 2). Ainsi donc, il rédige l’Évangile d’après ce qu’il a entendu; les Actes des Apôtres, il les compose d’après ce qu’il a vu lui-même. Il ne se marie pas et vit jusqu’à 84 ans. Il est enseveli à Constantinople où, la vingtième année du règne de Constantin on transporte d’Achaïe ses ossements ainsi que les reliques de l’apôtre André.

Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Luc (10, 1-9; version du Lectionnaire de 1964-65)
7. En ce temps-là, le Seigneur désigna aussi soixante-douze disciples, et il les envoya deux par deux devant lui, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. Il leur disait: «La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Allez, voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu de loups. N’emportez ni bourse, ni besace, ni chaussures, ne saluez personne en chemin. Dans chaque maison où vous entrez, dites d’abord: ‘Paix à cette maison!’ S’il y a là un fils de la paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant ce qu’on vous donne, car l’ouvrier mérite son salaire; ne passez pas de maison en maison. Dans chaque ville où vous entrez et où l’on vous reçoit, mangez ce qu’on vous sert; guérissez les malades qui sont là, et dites aux gens: ‘Le Royaume de Dieu est arrivé chez vous.’»

Homélie de saint Grégoire, pape (Homélies sur les Évangiles, 17, nn. 1-2; texte latin et autre traduction française: SC 485, 364-367)
Notre Seigneur et Sauveur nous avertit, frères très chers, tantôt par des paroles, tantôt par des œuvres. Ses actes eux-mêmes sont des préceptes. Quand il fait quelque chose sans rien dire, il nous fait savoir ce que nous devons faire. Regardez: il envoie ses disciples prêcher deux par deux: c’est parce qu’il y a deux préceptes de charité; l’amour de Dieu et du prochain; et il faut être au moins deux pour qu’il y ait charité. A proprement parler, on ne peut pas dire de quelqu’un qu’il a de la charité pour lui-même. Mais l’amour va vers autrui, pour pouvoir être charité.

8. Le Seigneur envoie les disciples deux par deux pour prêcher. Ainsi, sans rien dire, il nous enseigne que celui qui n’a pas de charité pour autrui ne doit nullement assumer le ministère de la prédication. Et c’est bien dit: «Il les envoya deux par deux devant lui, dans toutes les villes et tous les lieux où lui-même devait aller», parce que le Seigneur suit ses prédicateurs. La prédication précède, et quand les paroles d’exhortation ont déjà pris les devants, le Seigneur vient dans la demeure de notre âme et ainsi la vérité y est accueillie.

9. C’est pourquoi Isaïe dit aux prédicateurs: «Préparez la voie du Seigneur, rendez droits ses sentiers» (Is 40, 3). Le psalmiste dit à ses fils: «Frayez la route à celui qui monte sur le couchant» (Ps 67, 5). Car le Seigneur monte sur le couchant: en ressuscitant du lieu où s’était couché dans sa passion, il manifeste sa gloire plus grande. Il est vraiment monté sur le couchant, parce que cette mort qu’il a soufferte, il la foula aux pieds en ressuscitant. Nous frayons la route à celui qui est monté sur le couchant quand nous annonçons sa gloire à vos âmes afin que lui-même, venant ensuite, les illumine par la présence de son amour.


Padoue, basilique Ste-Justine, reconnaissance des reliques de s. Luc


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