(...) le biformalisme une planche de salut en s’appuyant sur les propos du pape Benoît XVI qui disait qu’on ne pouvait refuser par principe le Novus Ordo Missae. De l’interdiction de refuser par principe ce missel à celle de refuser de le célébrer, il n’y a qu’un pas, enfin qu’un mot à ajouter dans quelque texte pontifical. Ainsi, un prochain texte pourrait-il affirmer que si tout prêtre doit pouvoir accéder aux demandes de célébration de l’ancien missel, cela doit être réciproque chez les prêtres traditionalistes à qui l’on demanderait la célébration du nouveau rite. (Ennemond)
Vous avez raison de rappeler ce grand danger qui ne cesse de rôder. En effet il est fort difficile de voir dans le texte du "Motu Proprio sommurum Pontificum", une égalité entre les deux rites.
- Le rite dit "Extraordinaire" est d'emblée situé aux marges par son titre.
- Ensuite les conditions d'application sont extrêmement restrictives.
Il faut une demande en préalable, ainsi qu'un groupe stable et enfin l'accord d'un curé.
Sans compter dans les faits, l'accord de l'évêque!
C'est déjà placer très haut la barre pour une prétendue égalité entre
"deux formes d'un même rite".
- Enfin, il ne faut pas oublier qu'à peine publié ce "Motu Proprio", une réforme de la prière du Vendredi Saint était aussitôt promulguée allant dans le sens de la forme ordinaire et empiétant sur la doctrine traditionnelle pour la tirer vers l'œcuménisme conciliaire, conséquence d'une volonté rabbinique, ce qui est tout-de-même assez dur à avaler pour un catholique croyant mordicus qu'il est dans la seule vraie religion!
Bref, ce Motu Proprio a surtout l'avantage d'avoir reconnu la validité éternelle aux yeux des fidèles de la célébration de la Sainte-messe traditionnelle moult fois réformée depuis Saint-Pie V.
Reconnaissance qui n'était pas nécessaire dans la réalité mais que les déclarations intempestives de Paul VI avait cachée.
- Autre inconvénient plus que probable d'une réciprocité de célébration dans les deux rites, c'est le
glissement inexorable vers un mélange de la part de certains prêtres. (Ce fut notamment le cas lors d'un mariage princier).
Ayant été fidèle d'une telle communauté je ne me serais sans doute jamais rendue compte du glissement si je n'avais entraîné une fidèle FSSPX à l'une de ces messes. Et c'est elle qui heureusement m'a ouvert les yeux.
Mais combien de fidèles participent à un rite mixé sans qu'ils s'en rendent compte, car on les y emmène sans le leur dire par petites touches?
En fait c'est sur la FSSPX que les fidèles comptent, beaucoup plus que sur Rome, pour conserver l'"Ordo Missae" traditionnel.
La moindre concession à ce sujet de sa part aurait des répercussions inexorables.