Je ne sais pas à qui il faut attribuer cette phrase de DICI:
Cette visite avait une portée politique hautement symbolique, ce que n’ont pas manqué de souligner les autorités juives qui l’avait organisée. Dès lors, il n’est pas surprenant que la diplomatie seule ait pu entrer dans la synagogue, laissant la théologie à la porte. (DICI du 18/01/10 – Sources : vatican.va/KTO/ IMedia/Le Figaro/La Croix)
Je la trouve un peu lapidaire, comme si le fait que le Pape renonce à prêcher l'Évangile pouvait être excusé par la raison politique, c'est-à-dire par ce qui est de ce monde.
Heureuesement le commentaire conclue:
A l’instar des saints Pierre et Paul, on ne peut que vouloir que soit annoncé aux juifs le salut apporté par Jésus-Christ à tous les hommes. Mais il est impossible de concevoir que ce salut puisse leur être annoncé par une prédication foncièrement différente de celle des apôtres qui sont les deux colonnes de l’Eglise catholique.
J'ai lu tout le dossier de "Fideliter" et aussi celui du "Sel de la terre" consacré
"aux trois religions monothéistes" (concept repris par les différents papes depuis Paul VI), sur le même sujet.
les analyses de "Fideliter" et du "Sel de la Terre" se complètent vraiment bien.
Rien d'étonnant que ce sujet du dialogue interreligieux soit au centre des préoccupations de la FSSPX. C'est le problème crucial de la rupture de la Tradition.
Je ne vois pas ce qui vous chiffonne, cher Tibère.
J'ai particulièrement apprécié dans "Fideliter" l'article:
"Les assises doctrinales du dialogue" par l'abbé Christian Montfort qui décortique à merveille la logique conciliaire du dialogue interreligieux.
Selon cette logique ce serait le Christ lui-même qui aurait inspiré Assise.
Et en effet, on suit pas à pas le montage, c'est, je dois avouer, assez passionnant, et d'une simplicité, somme toute, enfantine!
Il conclue:
"Tout ceci correspond-il au plan de Dieu, ou bien est-il un château de cartes astucieusement construit par les hommes, aux assises bien fragiles? La tour de Babel d'Assise qui est tenue pour si solide ne termine-t-elle pas dans la confusion?" - Page 22 du N° 193