Le bourrage de crâne ne s’est apparemment jamais si bien porté à l’encontre de l’Église catholique, sur ce sujet comme sur d’autres. Pourtant, dans son histoire des marranes (
A History of the Marranos, Schocken Books, New York, 4e édition, 1974, p. 84), l’auteur anglais Cecil Roth, d’origine juive, reconnaissait le bilan nettement positif de l’Espagne catholique en ce domaine, et en attribuait le mérite à l’Inquisition :
La sorcellerie ressortissait également au domaine de celle-ci ; mais, sous son influence modératrice, l’Espagne resta le seul pays d’Europe où la persécution de prétendues sorcières aux XVIIe et XVIIIe siècles n’eut jamais cours. Sous ce rapport, l’Espagne sort avec avantage de la comparaison avec l’Angleterre et l’Amérique du Nord ; et on ne saurait sous-estimer la dette qu’elle en a contractée à l’égard du Saint-Office.
On pourrait aussi rappeler que le célèbre astronome Kepler, protestant allemand, dut défendre pendant plusieurs années sa propre mère, accusée de sorcellerie par les autorités prétendument “réformées”...
V.