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JUILLET 2003 A MARS 2011

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Auteur : Alexandre
Sujet : Sainte Marthe: textes du bréviaire (1568-1961-1971)
Date : 2009-07-28 19:37:04


Jésus chez Marthe et Marie, par Vermeer (Galerie nationale d’Écosse, Édimbourg)

Le 29 Juillet

SAINTE MARTHE, VIERGE

I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1568-1960)

Au premier Nocturne

Lectures de l’Écriture courante. Cette année, Mercredi après le VIII° dimanche après la Pentecôte: III Rois [1 Samuel], ch. 11,
Lecture 1 : vv. 26-28
Lecture 2 : vv. 29-31
Lecture 3 : vv. 40-43

Au second Nocturne

4. Marthe était née de parents nobles et fortunés, mais elle est surtout célèbre par l’hospitalité qu’elle donna au Christ. Après l’Ascension, les Juifs la prirent avec son frère et sa sœur, leur suivante Marcella et Maximin, un des soixante-douze disciples du Seigneur, qui avait baptisé toute la famille, et avec beaucoup d’autres chrétiens. On les embarqua dans un navire sans voiles, ni rames et on les lança au milieu de l’immensité des flots, à un naufrage certain. Mais le navire conduit par Dieu fut poussé jusqu’à Marseille où ils abordèrent tous sains et saufs.

5. A la suite de ce miracle et de leur prédication, Marseille d’abord, puis Aix et les populations voisines crurent au Christ. Lazare devint évêque de Marseille, et Maximin, d’Aix. Madeleine, habituée à l’oraison et à rester aux pieds du Seigneur, voulut conserver, par la contemplation de la céleste béatitude, la meilleure part qu’elle avait choisie. Elle se retira donc dans une vaste grotte creusée aux flancs d’une haute montagne. Elle y vécut pendant trente ans complètement séparée du commerce des hommes. Pendant tout ce temps elle fut chaque jour transportée par les Anges, dans un lieu élevé d’où elle entendait les chants de louange du Ciel.

6. Quant à Marthe, elle conquit l’amour et l’admiration de tous les habitants de Marseille, par l’étonnante sainteté de sa vie et sa charité. Elle se retira, avec quelques femmes des plus honorables, dans une retraite interdite aux hommes. Elle y vécut longtemps, en très grande réputation de piété et de prudence. Enfin, après avoir prédit sa mort longtemps à l’avance, et accompli d’éclatants miracles, elle rendit son âme au Seigneur, le quatrième jour des Calendes d’Août. Son corps est entouré, à Tarascon, d’une grande vénération.

Au troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Luc (10, 38-42; trad. de l’abbé Glaire [1861])
7. En ce temps-là, Jésus entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison; et celle-ci avait une sœur nommée Marie, laquelle, assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Cependant Marthe s’occupait avec empressement des soins nombreux du service; elle s’arrêta, et dit: «Seigneur, ne voyez-vous pas que ma sœur me laisse servir seule? Dites-lui donc qu’elle m’aide.» Mais le Seigneur, répondant, lui dit: «Marthe, Marthe, vous vous inquiétez et vous vous troublez de beaucouip de choses. Or une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas ôtée.»

Homélie de saint Augustin, évêque (Sermon 103, nn. 1-2; texte latin: PL 38, 613-614)
Les paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ, tirées de l’Évangile qui vient d’être lu, nous avertissent qu’il y a quelque chose d’un, vers quoi nous devons tendre, tandis que nous peinons dans la multiplicité de ce monde. Nous y tendons, mais encore comme des pèlerins qui n’ont pas de demeure fixe; nous sommes sur la route et pas encore dans la patrie; nous en sommes au désir et pas encore à la jouissance. Maintenons cependant notre tendance, maintenons-la sans paresse et sans relâche, afin d’arriver un jour au but. Marthe et Marie étaient deux sœurs, sœurs non seulement selon la chair, mais aussi par la religion; toutes deux s’étaient données au Seigneur, toutes deux d’un même cœur servirent le Seigneur présent en sa chair.

8. Marthe le reçut comme on a coutume de recevoir les voyageurs; mais c’était une servante qui recevait son Maître, une malade son Sauveur, une créature son Créateur. Elle reçut pour le nourrir en sa chair, celui qui lui donnerait une nourriture spirituelle. Le Seigneur a voulu, en effet, prendre la forme d’un serviteur et, sous cette forme, être lui-même nourri par des serviteurs, par condescendance, non par nécessité. Se laisser nourrir, c’était bien une faveur. Sans doute avait-il un corps sujet à la faim et à la soif; mais ignorez-vous que, quand il eut faim dans le désert, les Anges le servirent? Lors donc qu’il accepte d’être nourri, c’était faveur pour qui le nourrissait. Quoi d’étonnant à ce qu’il ait accordé ses dons à la veuve de Sarepta, par l’entremise de saint Elie, qu’il avait nourri lui-même, par le ministère d’un corbeau? Ne pouvait-il plus le nourrir, lorsqu’il l’envoya à la veuve? Nullement, mais il voulait bénir cette pieuse femme pour le service rendu à son serviteur.

9. Ainsi donc le Seigneur a été traité comme un hôte de passage, alors qu’il venait chez lui; les siens ne l’ont pas reçu; mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu, adoptant des esclaves, pour en faire des enfants libres; rachetant des captifs, pour en faire des cohéritiers. Que personne parmi vous ne dise: O bienheureux furent-ils ceux à qui il a été donné de recevoir le Seigneur dans leur propre demeure! Ne vous affligez pas, ne murmurez pas si vous êtes nés en des temps où il n’est plus possible de voir le Seigneur dans sa chair. Il ne vous a pas privé de cette faveur, car il a dit: Ce que vous faites au plus petit des miens c’est à moi que vous le faites. Ceci dit du Seigneur à nourrir en sa chair, nous ne dirons, faute de temps, que peu de mots du Seigneur nous donnant la nourriture spirituelle.

II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961)

Au Nocturne

Lectures 1 et 2 de l’Écriture courante (Cette année, Mercredi après le VIII° dimanche après la Pentecôte: III Rois [1 Samuel], ch. 11)
Lecture 1 : vv. 26-28
Lecture 2 : vv. 29-43

Lecture 3
Marthe était née de parents nobles et fortunés; mais elle est surtout célèbre par l’hospitalité qu’elle donna au Christ. Après l’Ascension, les Juifs la prirent, avec son frère, sa sœur et un grand nombre d’autres chrétiens, et les embarquèrent sur un navire sans voiles ni rames qui aborda à Marseille. A la suite de ce miracle et de leur prédication, les habitants de cette ville et ceux des contrées voisines crurent au Christ. Marthe conquit l’amour et l’admiration de tous les habitants de Marseille, par l’étonnante sainteté de sa vie et de sa charité. Elle se retira, avec quelques femmes des plus honorables, dans une retraite interdite aux hommes. Elle y vécut longtemps, en grande réputation de piété et de prudence. Enfin, elle rendit son âme au Seigneur, après avoir prédit sa mort longtemps à l’avance et avoir accompli d’éclatants miracles.


Tarascon, buste-reliquaire de sainte Marthe

III. LITURGIE DES HEURES (1971)

Deux hymnes y ont été introduites. Elles ont été composées par le P. Anselme Lentini, bénédictin, hymnographe de la Congrégation pour le Culte divin († 1989).

A Laudes

Quas tibi laudes ferimúsque vota,
nos tuis possint méritis iuváre,
Martha, quam mire sibi corde iungit
Christus amíco.

Que les louanges et les prières
que nous t’adressons nous profitent par tes mérites,
Marthe, toi que le Christ s’attacha
par une merveilleuse amitié.


Te frequens visit Dóminus tuáque
in domo degit plácida quiéte
ac tuis verbis studiísque lætans
teque minístra.

Le Seigneur te rend de fréquentes visites
et goûte dans ta maison un paisible repos ;
il jouit de tes paroles
et des soins que tu lui rends.


Tu prior fratrem quéreris perísse,
cumque germána lacrimáta multum,
spicis vitæ súbita Magístri
voce redíre.

Tu te plains la première de la mort de ton frère,
et, après avoir, avec ta sœur, versé bien des larmes,
tu le vois revenir à la vie
sur l’ordre du maître.


Quæ fide prompta stábilem fatéris
spem resurgéndi, Dómino probánte,
mpetra nobis cúpide in perénne
pérgere regnum.

Prompte dans ta foi, tu confesses ta ferme espérance
en la résurrection, quand le Seigneur t’interroge ;
obtiens-nous de marcher avec empressement
vers le royaume qui n’a pas de fin.


Laus Deo Patri, Genitóque virtus,
Flámini Sancto párilis potéstas,
glóriam quorum pétimus per ævum
cérnere tecum. Amen.

Louange à Dieu, le Père, et puissance à son Fils,
pouvoir égal au souffle divin !
Puissions-nous contempler avec toi
leur gloire pour l’éternité.



A l’office des Lectures et à Vêpres

Te gratulántes pángimus,
Martha, beáta múlier,
quæ meruísti sæpius
Christum domi recípere.

Nous chantons tes louanges,
Marthe, heureuse femme
qui méritas de recevoir si souvent
le Christ chez toi.


Tantum libénter hóspitem
curis ornábas sédulis,
in plúrima sollícita
amóris dulci stímulo.

Tu te plaisais à honorer
ton hôte divin par tes soins empressés;
tu t'inquiétais de beaucoup,
sous le doux aiguillon de ton amour.


Pascis dum læta Dóminum,
soror ac frater ávide
possunt ab illo grátiæ
vitæque cibum súmere.

Tandis que tu nourris joyeusement le Seigneur,
ta sœur et ton frère peuvent recevoir
de lui avec avidité la nourriture
de grâce et de vie.


Captúro mortis trámitem
dante soróre arómata,
extrémi tu servítii
vigil donásti múnera.

Quand il prit le chemin de la mort,
ta sœur lui offrit des parfums,
et tu lui rendis les derniers devoirs
de ton dévouement attentif.


Magístri felix hóspita,
corda fac nostra férveant,
ut illi gratæ iúgiter
sint sedes amicítiæ.

Heureuse hôtesse du Maître,
rends nos cœurs ardents
lui offrir sans cesse
le doux séjour de l'amitié.


Sit Trinitáti glória,
quæ nos in domum cælicam
admítti tandem tríbuat
tecúmque laudes cánere. Amen.

Gloire à la Trinité !
Qu'elle daigne nous admettre enfin
dans la demeure céleste,
où nous pourrons chanter avec toi ses louanges.


La discussion

 Sainte Marthe: textes du bréviaire (1568-1961-197 [...], de Alexandre [2009-07-28 19:37:04]
      bréviaire romain 1961, de Rinini [2009-07-29 11:11:20]
          Bréviaire Romain (1961), de Alexandre [2009-07-29 13:31:57]