Réclamées à corps cris, les discussions peuvent aussi être une manière de clôturer sollennelement une dissidence. Histoire de montrer que jusqu'au bout on a été fidèle à ses convictions et que l'on a rien cédé. Ou, du moins histoire de dire que la démarche était motivée par des considérations doctrinales. Désir compréhensible de la part de la FSSPX. Mais l'ampleur de ces discussions contraste avec la situation actuelle qui pousse à l'urgence (en avril 2009 nous ne sommes plus en juin 2008!). En effet, si l'on prend comme base de discussion le CEC, ce sera forcément fastidieux.
Or, je constate qu'aucune méthodologie n'a été fixée. Le Cardinal reste malgré tout un peu évasif. Sa référence au CEC ne change rien. Et si la FSSPX a parlé des discussions, elle n'a pas été précise. Le "comment" reste la grande inconnue. A mon humble avis, aucun des deux interlocuteurs ne sait comment les choses se dérouleront. A supposer même qu'ils souhaitent des discussions véritablement profondes...
Ce qui me conduit à une autre hypothèse...
Comme je l'ai dit, quelques discussions pour la forme de manière à procéder à un "cessez-le-feu" symbolique. On prendra en fait quelques points "chauds" (la liberté religieuse, l'oecuménisme...) et l'on concluera le tout moyennant une clause de style du type: "à la lumière de la Tradition"... Il ne faut pas oublier que certains dicussions (négociations syndicales, politiques...), et que même certaines réunions de travail, restent parfois symboliques. Le monde "profane" nous le démontre aisément. Elles ne constituent pas de véritables instances décisionnelles. Il faut prendre en compte le poids du symbole.
Les discussions doctrinales ou comment clôturer élégamment une controverse qui aura duré presque 35 ans. |