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Petite histoire imaginaire Imprimer
Auteur : Adso
Sujet : Petite histoire imaginaire
Date : 2009-01-23 12:04:00

pour le "demain" qui est devenu "aujourd'hui", ou de la nécessité de se parler enfin et de recoudre le manteau du Christ, sans esprit de chicane !

10 H 30, je me presse, car les cloches sonnent déjà et la grand messe va commencer.
Je vais à la messe aujourd'hui le cœur particulièrement joyeux, et je pense aux amis, à la famille, à « ceux d’en face » !

Nous n'avions pas la même conception de la fidélité ou pas la même conception de l’Eglise, pas la même vision du Christ !
Dans son Amour, il nous a laissé au croisement de la grand route alors qu'elle n'était plus goudronnée, séparer nos chemins vers lui, dans l'arrogance, parfois l'orgueil, dans toute l'horreur de ces deux vices décriés par le livre des proverbes.
Nous avons choisis des routes différentes pansant parvenir aux mêmes but.
Je ne pense pas qu'il soit utile de disserter sur les torts et raisons de chacun, il nous faut considérer que le bon Dieu nous gratifiera de la même manière.

Joyeux, oui ! Joyeux car, dans ma propre maison, l'Eglise catholique, voila que depuis des années, j’étais comme un paria. On ne voulait pas de moi qui ne cherchait qu'à être fidèle à ce que j'avais reçu de mes parents, qu'eux même avaient reçus des leurs, et ainsi de suite...
C'était dur ! L'oncle Philippe s'est brouillé avec les parents ! Il disait qu'il fallait suivre le pape, même s'il devait enseigner des erreurs, que d’ailleurs, il fallait être de son temps, par ce que le pape est le pape, et qu'on finirait bien par lui faire entendre raison, que nous devions nous adapter ou disparaitre ! Seul importait cette ombre protectrice de la tiare, qui pour mes parents, n'était plus qu'un chapeau de papier journal...

J'ai des cousins, que je ne connais pas, pas ce que nous n'avions pas la même conception de la fidélité, ou pas la même messe, et que nos familles se sont brouillées, « excommuniées ».

Mais voila, ce matin, en franchissant la grande porte de mon église, je pense à tout cela, et à ce geste merveilleux de réconciliation du pape, de cet homme au chapeau en papier journal.
Oh certes, bien des choses ont changées depuis ! Anathémisés depuis plus de 20 ans, notre cri est monté à la loggia du pape, au fur et à mesure que les tams tams modernes, et les chants nouveaux se faisaient plus rares, au fur et à mesure des extinctions de voix...
« Toi mon église aux chaises vides, ton Dieu aurait il disparu ? », chantait un de ses nouveaux apôtres du changement, dont la dénonciation nous a valu cette "mise aux fers", ces déchirements entre frères et sœurs !

Et puis voilà, que d'un coup, J'aperçois mon oncle, sur le pas de la porte et je ne sais plus quoi faire :

"Ah et bien t'as du culot! VINGT ANS et plus, que l'on te dit ce qui ne va pas, et enfin ton pape entend notre voix, c'est qu'il a besoin de nous, le "teuton têtu" c'est la revanche post mortem de l'évêque de fer ! Elle a été belle ta fidélité passive ta messe qui vitrifie les églises, sans nous tu ne serais plus qu'un tas de poussière ou un moderniste chevelu voir un communiste à l'évangile de Marx "


Pourtant, face à la petite lumière qui brille sur l'autel, revient à mon esprit la parabole des ouvriers de la dernière heure…

"Mon ami, je ne te fais pas de tort ! Je t’avais promis une pièce d’argent, non ? Alors, prends-la et rentre chez toi. Si j’ai envie de donner à un autre autant qu’à toi, est-ce que cela t’enlève quelque chose ? FAUT-IL QUE TU SOIS JALOUX PARCE QUE JE SUIS BON ?"

Fort de cette parabole, il est temps me semble t'il de tendre la main, et d'accepter les mains tendues.

Chercher à savoir qui est l’ouvrier de la dernière heure (Moi qui suis fidèle au pape, mais qui rejoint la tradition ecclésiale, que j’avais bradé ? Toi, qui te disait fidèle au Christ mais ne suivait pas son pasteur) ne servirait à rien, car le bon Dieu renumère de même manière pour peu qu’on veuille faire LE travail du Maître selon ses directives, et beaucoup le veulent.

Loin de tout angélisme, ou de je ne sais quel complexe de Bisounours, (car le chemin est long) il faut accepter de nous parler, et relancer cette main, encore et toujours !

Je pense que cela est urgent, je pense que c'est cela que Benoit XVI entend nous dire dans cette semaine de l'unité, par ce geste, car nous seront rémunérés selon la volonté du maitre, et nous ne voulons certainement pas nous entendre dire "Prends ton talent et VAS T'EN ! (…puisque tu Me fais des histoires !)"

Nous aurons toujours des adversaires, dans un sens ou l’autre, mais nous ne POUVONS PLUS rester à récriminer sur l’attitude de l’autre…il nous faut faire le travail que le Maître attend de nous.
Je pense qu’il est grand temps, pour commencer, que les tradis se parlent entre eux.
Fort de leurs unités, ils pourront plus facilement tendre la main ou inviter à venir voir, à réapprendre à remplir les églises grâce au sacré, et former à nouveaux les esprits et à élever les âmes.

L’heure des règlements de compte, entre chrétiens de tout poil est passée, ou plutôt est dépassée. Vouloir s’y attarder alors que tant d’âmes ont soif, serait orgueilleux, étape précédent la chute !


La discussion

 Petite histoire imaginaire, de Adso [2009-01-23 12:04:00]
      Re petite histoire..., de Henri Marie [2009-01-23 17:40:03]