Les sites russes ne font pas mention de ce divorce, mais il est compréhensible que les biographies officielles restent discrètes sur le sujet. L'article du Monde, bien entendu, ne cite pas ses sources.
Le divorce est admis dans l'orthodoxie, bien que le principe de l'indissolubilité du mariage soit en même temps affirmé. La conciliation pratique entre une tolérance de fait, eu égard à la faiblesse humaine, et une exigence morale a priori contradictoire est l'objet du principe d'"économie".
Des époux peuvent décider d'embrasser chacun la vie monastique, mais, à ma connaissance, en ce cas, il n'est pas prononcé de divorce. Le cas le plus fréquent de divorce est celui de l'infidélité de l'un des époux.
Les divorcés qui souhaitent ensuite former un nouveau couple peuvent obtenir une bénédiction (qui se distingue du sacrement de mariage), après une période de pénitence. En aucun cas, il ne s'agit d'un droit général à se remarier.
Si l'ordination des hommes mariés est possible selon la discipline de l'orthodoxie, le mariage des personnes ordonnées n'est pas permis. Seuls les prêtres célibataires peuvent être sacrés évêques. Enfin, le divorce des prêtres ou des diacres mariés a en général pour conséquence une quasi réduction à l'état laïc (en pratique, le plus souvent, une interdiction de célébrer). |