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Donnons la parole à un initié... Imprimer
Auteur : Vianney
Sujet : Donnons la parole à un initié...
Date : 2008-10-12 21:40:57

...Caroll Quigley, éminent membre du CFR, professeur d’histoire à l’université de Georgetown, et conseiller de l'ex-président Bill Clinton, son ancien élève. Ce qu'il décrit a été résumé en une phrase, attribuée (on ne prête qu'aux riches) à Amschel Mayer Rothschild, le fondateur de la célèbre dynastie :

Donnez-moi le contrôle de la monnaie d'une nation et je me moque de qui fait les lois !


Le premier acte, selon Quigley, c'est la fondation de la Banque d'Angleterre par l'ex-corsaire William Paterson :

Le crédit était connu en Italie et aux Pays-Bas bien longtemps avant qu’il ne devînt l’un des instruments de la suprématie mondiale anglaise. Il n’en reste pas moins que la fondation de la Banque d’Angleterre par William Paterson et ses amis en 1694 est l’une des plus grandes dates de l’histoire universelle. Cela faisait des générations que les hommes avaient tenté d’échapper à l’unique inconvénient de l’or, son poids, en utilisant le papier pour représenter un nombre spécifique de pièces d’or. Nous appelons aujourd’hui ces documents des bons de caisse. Un tel bon autorise son porteur à l’échanger sur simple demande contre sa valeur-or, mais, comme le papier est autrement pratique, ce n’est qu’une faible partie des porteurs qui présentaient une pareille exigence. On ne tarda pas à remarquer que l’on ne devait disposer d’or que pour correspondre à la fraction de ces bons susceptibles d’être présentés au remboursement ; dans la même mesure, on pouvait utiliser le restant de l’or à des fins commerciales, ou, ce qui revient au même, on pouvait émettre un volume de bons de caisse plus élevé que le volume gardé en disponibilité pour le remboursement de ceux que l’on présenterait. Ce sont ces bons en volume excédentaire sur les réserves que nous appelons à présent les billets de banque.

De fait, cette façon de créer plus de bons qu’il n’existe de réserve disponible signifie que les banquiers créaient de la monnaie à partir de rien. On pouvait faire la même chose en procédant autrement non plus à partir de banques émettrices, mais de banques de dépôt. Les banques de dépôt découvrirent que les ordres et les chèques tirés sur les dépôts par les déposants en faveur d’autres personnes très souvent n’étaient pas encaissés par les bénéficiaires mais bien déposés sur leurs propres comptes. Il n’y avait donc, à proprement parler, aucun mouvement de fonds réel, et les paiements s’effectuaient par des transactions scripturales opérées sur les comptes. Il s’ensuivait que le banquier ne devait pas tenir à disposition en monnaie réelle (argent, titres, billets de banque) plus que la part des dépôts sur laquelle on allait vraisemblablement opérer des retraits qui seraient réellement encaissés. Le reste pouvait servir à des prêts, et si ces prêts étaient faits en créant un dépôt pour l’emprunteur, qui, à son tour, allait tirer des chèques plutôt qu’opérer des retraits en monnaie, des dépôts ou des prêts ainsi « créés » pouvaient également être suffisamment couverts en ne détenant qu’une simple fraction de leur valeur. La constitution de pareils dépôts revenait également à créer de la monnaie à partir de rien, bien que les banquiers refusent généralement de dé- signer sous ce terme ce qu’ils font, soit en émettant des billets soit en prêtant en dépôt. Il n’empêche que William Paterson, dans l’acte constitutif de la Banque d’Angleterre, en 1694, qui l’autorisait à utiliser l’argent qu’il avait gagné comme corsaire, déclarait : « La Banque bénéficiera d’intérêt sur tout l’argent qu’elle crée de rien. »

Caroll Quigley : Tragedy anti Hope, A History of the World in Our Time, Macmillan, New York 1974, pages 48 et 49.


Pour la petite histoire, il semblerait que la première version de l'ouvrage (1961) fut rachetée et les planches détruites...
On comprend mieux pourquoi quand on lit ce qui suit :

Le CFR est une branche américaine d’une société qui a ses origines en Angleterre et qui croit que les barrières nationales devraient être effacées et qu’un seul gouvernement mondial devrait être établi.


En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l'économie mondiale dans son ensemble. Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords silencieux, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires. (Tragedy and Hope, p. 324)


Il existe, et a existé depuis des générations, un réseau anglophile qui opère d'une certaine mesure, comme les communistes, selon l'image qu'en a l'extrême-droite. En fait, ce réseau, que l'on pourrait identifier comme Groupes de la Table Ronde, n'a pas d'aversions à coopérer avec les communistes ou tout autre groupe, et il le fait fréquemment. Je suis au courant des opérations de ce réseau parce que je l'ai étudié pendant vingt ans, et pendant deux ans, au début des années 1960, j'avais la permission d'examiner ses papiers et ses archives secrètes. Je n'ai pas d'aversions vis-à-vis d'eux ou de la plupart de ses buts, pendant une grande partie de ma vie j'ai été proche de lui et de beaucoup de ses instruments. J'ai fait des objections, aussi bien dans le passé que récemment, à quelques unes de ses politiques, notamment à sa croyance que l'Angleterre est un pouvoir atlantique plutôt qu'européen et qu'elle doit être associée, voire fédérée aux États-Unis et qu'elle doit rester isolée de l'Europe, mais en générale, ma différence d'opinion la plus importante est qu'elle souhaite rester inconnue, alors que je crois que son rôle dans l'histoire est assez significatif pour mériter d'être connu. (p. 950)


On doit bien comprendre que le pouvoir que ces énergiques militants de gauche (sic) ont exercé n'a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale. (p. 954)


Il n'est dès lors pas étonnant que l'enseignement des papes sur le communisme intrinsèquement pervers n'ait jamais eu toute la portée qu'il méritait. Mammon veillait au grain...

V.



La discussion

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