Les archives du Forum Catholique
Forum | Documents | Liens | Q.F.P. | Oremus

Les archives du Forum Catholique

JUILLET 2003 A MARS 2011

Retour à la liste des messages | Rechercher

Afficher le fil complet

Le texte, ici Imprimer
Auteur : Bernard Joustrate
Sujet : Le texte, ici
Date : 2004-04-24 09:42:25

CITE DU VATICAN, Vendredi 23 avril 2004 (ZENIT.org) – " La tonalité générale du texte est celle d’une mise en valeur du rôle
spécifique de chacun lors de l’Eucharistie, sans aucun dénigrement de quiconque", soulignent d’emblée les évêques de Suisse
(cf. www.kath.ch) dans leur présentation de l’instruction "Redemptionis Sacramentum" que voici.



Présentation par le Présidium de la Conférence des évêques suisses



La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements publie ce vendredi une instruction sur certains points à
observer et à éviter concernant l’Eucharistie. Ce texte, qui a fait l’objet de nombreuses rumeurs ces derniers mois, se veut
avant tout une réaffirmation des principes fondamentaux concernant ce mystère central de la foi catholique, ainsi qu’une aide
dans leur application concrète. Il fait suite à l’admirable encyclique de Jean-Paul II « Ecclesia de Eucharistia », publiée sur ce
même thème l’an dernier.



Quelques clés de lecture



Pour bien comprendre le sens de ce document, en voici une clé de lecture et un bref résumé :



La tonalité générale du texte est celle d’une mise en valeur du rôle spécifique de chacun lors de l’Eucharistie, sans aucun
dénigrement de quiconque. Les prêtres et les évêques sont ordonnés avant tout pour célébrer le sacrifice eucharistique et
donner le Corps et le Sang du Christ aux fidèles. Les diacres, et, à leur manière, les acolytes, d’autres servants, les lecteurs et
les chorales, les laïcs ayant reçu une mission particulière, sont tous appelés à offrir leur aide pour les différentes fonctions et à
remplir leurs divers ministères avec foi.



Il s’agit de retourner aux racines de l’Eucharistie et de mieux comprendre le pourquoi de telle ou telle pratique, le but étant de
ne pas perdre ces trésors séculaires. Une remise au net pour accompagner les communautés catholiques sur leur chemin.



Comme souvent dans ce type de texte, la tonalité peut sembler « juridique » ou « disciplinaire ». C’est le propre de documents
qui doivent être accueillis et compris dans des mondes culturels fort différents les uns des autres. Il revient ensuite aux Eglises
locales de les expliquer et de les appliquer dans leur contexte culturel, ce qui est un processus de longue haleine. Ce sera
certainement une nécessité en Suisse aussi, où il s’agit de bien combiner spécificités propres et pleine communion avec l’Eglise
universelle. Un vrai défi que les évêques, les prêtres et les laïcs devront relever ensemble.



L’instruction comporte une introduction, huit chapitres et une conclusion.



• Le premier chapitre parle du rôle du Siège Apostolique, de l’Evêque diocésain, de la Conférence épiscopale, des prêtres
et des diacres. Le rôle de l’évêque, notamment, est décrit de façon précise.

• Le deuxième chapitre traite de la participation des laïcs à la célébration eucharistique. Le baptême est le fondement de
leur sacerdoce commun (n. 36, 37). Le prêtre ordonné est toujours indispensable à une communauté chrétienne et les rôles
des prêtres et des fidèles laïcs ne devraient pas être confondus (n. 42, 45). Les laïcs ont leur rôle propre. Selon l’instruction, il
s’agit de se laisser complètement vivifier par ce grand privilège, don de Dieu, qu’est l’appel à participer à la liturgie. Il est
important de bien comprendre cela et de ne pas supposer que l’instruction a quelques préjugés contre les fidèles laïcs.

• Les chapitres 3, 4 et 5 essaient de répondre à des questions posées de temps à autre. Ils abordent quelques abus
reconnus lors de célébrations de la messe, le discernement entre qui peut et qui ne devrait pas communier, le soin nécessaire
pour recevoir la communion sous les deux espèces, des questions concernant les vêtements et les vases sacrés, la position
requise pour recevoir la Sainte Communion et d’autres questions du même genre.

• Le chapitre 6 concerne la dévotion à l’Eucharistie hors de la messe. Il traite du respect dû au tabernacle et de pratiques
comme les visites au Saint Sacrement, les chapelles d’adoration perpétuelle, les processions et les congrès eucharistiques (n.
130, 135-136, 140, 142-145).

• Le chapitre 7 concerne les offices extraordinaires confiés aux laïcs, par exemple aux ministres extraordinaires de la
Sainte Communion ou aux responsables de prières en l’absence d’un prêtre (n. 147-169). Ici, il s’agit de ce que les laïcs sont
appelés à accomplir lorsqu’il manque un nombre suffisant de prêtres ou de diacres.

• Le dernier chapitre concerne le traitement des abus dans ce domaine. A long terme, le remède principal se trouve dans
une formation et une instruction appropriées et dans une foi solide. Mais lorsqu’il y a des abus, l’Eglise a le devoir de les
aborder avec clarté et charité.



Conclusion



Cette instruction résume l’état actuel de la question et n’apporte rien de nouveau – tant sur le fond que du point de vue
juridique -, mais elle rend attentif au fait que la célébration de l’Eucharistie requiert le plus grand soin. Cette attention et ce
respect sont l’expression d’une attitude intérieure, qui est centrale : dans la célébration de la messe, il y va fondamentalement
de l’union personnelle avec le Christ, que l’on peut expérimenter dans ce grand don qu’est l’Eucharistie.



Dans son Encyclique « Ecclesia de Eucharistia », le Saint-Père avait rappelé explicitement que l’Eucharistie est la forme la plus
élevée de la célébration communautaire ecclésiale et n’est pas une affaire privée. Cette instruction est donc née du souci que
la forme dans laquelle l’Eucharistie est célébrée - comme prière commune de l’Eglise tout entière - soit empreinte de toute
l’attention et de tout le respect qui lui sont dus, en particulier aussi la Prière eucharistique. Ce recueil des erreurs possibles et
des pratiques à éviter souligne le respect pour les gestes sacrés, selon l’expérience de l’Eglise universelle,



Dans cette instruction, toutes les erreurs et tous les abus n’ont pas le même poids. Ainsi, le document considère p. ex. comme «
délits graves » (graviora delicta) l’action d’emmener ou de conserver à des fins sacrilèges les espèces eucharistiques, ainsi que
d’autres délits. Il est de la responsabilité et de la sagesse pastorale de l’évêque diocésain d’examiner à quelles pratiques
abusives il doit porter une attention particulière. Dans l’esprit du devoir qui incombe aux évêques, tel qu’il est exprimé dans
l’instruction (cf. n. 19), les évêques suisses assumeront leurs responsabilités. Dans tous les cas, les « délits graves » seront
examinés avec la plus grande attention.



Les évêques suisses remercient tous les prêtres et diacres, toutes les personnes engagées en pastorale, toutes les paroisses
et communautés qui, dans l’esprit de l’Eglise, célèbrent l’Eucharistie avec une grande participation et un grand respect.



Fribourg, le 23 avril 2003

Le Présidium de la CES

ZF04042312



La discussion

 Présentation de l'Instruction par Mgr R. Le Gall, de XA [2004-04-23 16:50:31]
      Sur le site de la conf. épiscopale belge, de XA [2004-04-23 16:53:20]
      Présentation par le présidium de la CE de Suisse, de XA [2004-04-23 16:55:14]
          Le texte, ici, de Bernard Joustrate [2004-04-24 09:42:25]