C'est à Brasménil en Belgique à 3Km de la France. Cette chapelle a été fondée par M. l'abbé André Fauvelle professeur dans divers collèges et prédicateur des Exercices. Un saint prêtre qui a toujours été attaché à la Messe, mais qui célébrait le NOM en paroisse par obéissance. Il apportait toutefois certaines corrections: Asperges, Canon en silence, pas de contact avec les fidèles dans les intonations de voix ..etc... Ce prêtre a été détruit par la réforme. Voyez sur le Net: vie spirituelle et amitié. Et voici le fond de la pensée de ce prêtre catholique:
1. Ce qu'est le christianisme.
*
Personne ne peut vous obliger à être chrétien, à dire "oui" à Jésus-Christ. Mais, croyants ou non, tous doivent être d'accord pour dire ce qu'est le christianisme : l'Eglise l'a assez répété depuis deux mille ans.
*
L'Eglise résume sa foi en cinq propositions :
1.
Un seul Dieu créateur.
2.
Trois Personnes en Dieu : c'est le mystère de la Trinité. Dieu est amour.
3.
Dieu le Fils s'est fait homme : c'est le mystère de l'Incarnation.
4.
Dieu nous a rachetés du péché et de la mort en mourant sur la croix et en ressuscitant : c'est le mystère de la Rédemption.
5.
Nous avons une âme immortelle pour recevoir la vie éternelle. Dieu récompense ou punit pour toujours.
*
La croix glorieuse est le signe du christianisme. Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils pour le sauver. Jésus-Christ a donné sa vie en rançon pour la multitude.
Tel est le christianisme.
2. Si vous êtes catholique...
*
Si vous êtes catholique, vous faites confiance à l'Eglise de Rome qui communique la vie divine par les sacrements institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
*
L'Eucharistie est le sacrement du Corps et du Sang du Christ. L'Incarnation et la Rédemption sont mystérieusement mais bien réellement présentes sur l'autel, où un prêtre, en vertu de son ordination, prononce les paroles par lesquelles Jésus changea le pain et le vin en son Corps et en son Sang.
*
La Messe est donc la "Présence réelle" de Noël et de Pâques sur tous les autels du monde. Du coeur de Jésus jaillit la vie divine, l'eau vive de la grâce.
3. La Messe en péril.
La Messe est la source de la vie surnaturelle. S'il n'y a pas de prêtre ou si la messe change de nature, la source tarit. L'eau vive s'arrête de couler et le grand arbre de l'Eglise se dessèche.
*
Dans le passé, quelqu'un a réussi a changer la Messe. C'est Luther. De sacrifice, la Messe est devenue repas-souvenir. Le changement s'est fait si doucement, par glissement, que les gens n'ont pas remarqué tout de suite que la Messe n'était plus la Messe.
*
Il nous semble aujourd'hui que la Messe est en train de changer. C'est pourquoi nous sonnons l'alarme. Les personnes âgées disent : "ce n'est plus la Messe comme avant". Les enfants répètent : "La Messe, c'est la réunion des chrétiens". Il est bien rare qu'un jeune vous dise que la Messe est le Sacrifice de Jésus qui offre sa vie à son Père pour racheter les hommes du péché et de la mort.
*
La mentalité moderne ne supporte pas l'idée de sacrifice. Par souci d'adaptation, le mot a d'abord été abandonné. La réalité a suivi. En bien des endroits, la Messe n'est plus comprise comme le Sacrifice de la Croix. Elle a changé doucement et elle continue à glisser sous nos yeux pour devenir le Rassemblement de la Communauté". C'est autre chose.
4. Autre Messe, autre religion.
*
Si la Messe n'est plus la Croix glorieuse, la mort et la résurrection de Jésus, mystérieusement mais bien réellement présentes sur l'autel, alors la vie divine ne coule plus sacramentellement du Coeur du Christ.
*
La Messe devient le rassemblement, la célébration, le repas, la fête de ceux qui veulent "construire un monde plus juste et plus fraternel dans l'esprit de l'Evangile", c'est-à-dire en donnant la première place aux petits, aux exclus.
*
Cette intention est évidemment honorable, mais nous sommes en présence de deux projets radicalement différents. Il ne s'agit plus de la communication de la vie divine, de la charité surnaturelle qui est déjà la vie éternelle. Il s'agit d'aménager la terre. Ce qui était une conséquence est devenu l'essentiel. Le surnaturel est rabaissé au niveau du naturel. Et, quant à la vie éternelle, "on verra bien alors..."
*
Ces deux "christianismes" dérivent en sens opposés depuis trente ans.
5. Autre Messe, autre Eglise.
*
Quand la Messe-Sacrifice sera devenue Célébration de la communauté, le grand Corps de l'Eglise ne sera plus irrigué. On ne voit rien encore, mais l'arbre est mort. Déjà, il ne porte plus de fruits. Demain, il ne reverdira plus. La crise du sacerdoce en est un signe.
*
Les assemblées n'ont plus besoin de prêtres mais de présidents. S'il n'y a plus de sacrifice à offrir, le sacerdoce est devenu inutile, et la liturgie perd beaucoup de son caractère sacré.
*
Le pape est le "Souverain Pontife"; le pape et les évêques ont comme tâche principale d'ordonner des prêtres pour le sacrifice.
#
Supprimez la Messe-Sacrifice et toute la hiérarchie catholique s'écroule. Luther l'avait bien compris. Alors une Eglise "démocratique" remplacera logiquement la sainte Eglise hiérarchique.
*
Heureusement cela n'arrivera pas. Mais on peut voir qu'à la crise de la Messe correspond la crise de l'autorité dans l'Eglise.
6. La Messe de la Tradition.
*
Toutes les Messes ne sont pas devenues des rassemblements, mais, insensiblement, la Messe change. Déjà, il faut choisir pour éviter des fantaisies et des déformations.
*
La Messe de la Tradition, comme elle a été fixée au Concile de Trente et gardée fidèlement jusqu'en 1970 est vraiment le saint Sacrifice de l'Eglise. Cette Messe est conçue de telle façon qu'elle ne peut pas devenir autre chose que ce qu'elle est. Elle est fondée sur le roc. Elle offre pleine sécurité et garantie.
*
Cette Messe se distingue de la nouvelle Messe
1.
par son orientation : toute l'action liturgique est tournée vers le Seigneur.
2.
par ses rites et ses textes bien définis et l'emploi de la langue sacrée de l'Eglise.
3.
par le silence durant la prière eucharistique qui réalise le Saint Sacrifice.
*
Le prêtre n'est pas président, encore moins animateur. Il est simple instrument du Mystère. Son idéal est la transparence. Il est recueilli et attentif à ce qu'il fait et non aux assistants.
*
Les assistants à la Messe de la Tradition savent qu'il se passe quelque chose de sacré sur l'autel, une chose mystérieuse qui les dépasse tous infiniment : la Présence réelle de Jésus, sa mort et sa résurrection. Les gens les plus simples, qui ne savent lire ni le français ni le latin, sont capables de percevoir le mystère sacré.
7. Pour la liberté des enfants de Dieu
*
La Messe de la Tradition est une citadelle, un refuge. La réalité du Sacrifice est garantie par l'Eglise.
*
La Messe de la Tradition sauve toute notre foi. Les grands mystères : Trinité, Incarnation, Rédemption sont présents. Toute la foi catholique est affirmée sans la moindre hésitation, sans ambiguïté. A la Messe, le ciel se déchire.
*
Ne dit-on pas que cette Messe est interdite ? Pas du tout, répond nettement une Commission de Cardinaux. Bien plus, personne ne peut l'interdire. C'est ce que disait déjà avec une extrême fermeté saint Pie V, en 1570...
*
Cette liturgie romaine ne disparaîtra pas. Ce sont des Cardinaux, de jeunes moines, de jeunes prêtres qui la gardent. Les jeunes de moins de quarante ans n'ont pas connu cette Messe. Lorsqu'ils la découvrent, ils s'y attachent pour son caractère sacré.
Nous assistons au retour universel du chant grégorien. Le rite romain solennel reviendra aussi dans sa sublime beauté. Nous souhaitons que ce chef-d'oeuvre soit partout proposé aux fidèles. Que dans toutes les villes, une Messe de la Tradition soit célébrée chaque dimanche pour ceux qui y trouvent profit pour leur âme. On ne comprendrait pas que la Messe de la Tradition soit interdite ou oubliée. N'est-elle pas le plus riche trésor de l'Eglise ?
|