Voici un texte de l'abbé Belmont qui peut un peu éclairer... mais il parle de deux personnes baptisés, donc le cas est différent...
"La situation de l'Eglise est une situation objective, qu'on la reconnaisse ou qu'on ne la reconnaisse pas.
Cette situation fait qu'il est (quasi) impossible de se marier dans la forme canonique ordinaire (canon 1094) et que donc la forme canonique extraordinaire est suffisante (canon 1098) : elle est suffisante pour ceux qui le savent et pour ceux qui ne le savent pas ; elle est suffisante pour ceux qui recherchent un mariage religieux et pour ceux qui ne le recherchent pas.
Supposons maintenant le cas de deux baptisés sans empêchement qui devant le maire et les témoins échangent un vrai consentement matrimonial (volonté de fonder une famille stable dans laquelle chaque conjoint "appartient" à l'autre), sans refuser le sacrement, et sans intention d'aller échanger "le" vrai consentement au cours de la cérémonie de mariage à l'église : les voilà dans les conditions canoniques d'un mariage valide. Ils échangent un consentement public devant témoins (que l'un soit le maire n'a aucune importance en soi), et cela est une forme suffisante, eu égard aux conditions objectives (qu'ils peuvent ignorer, ou même nier, cela n'entre pas en ligne de compte).
Qui donc pourra affirmer que ce mariage n'était pas valide ? " |