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JUILLET 2003 A MARS 2011

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à ne pas louper !!!!!! Imprimer
Auteur : marie-joseph
Sujet : à ne pas louper !!!!!!
Date : 2006-05-06 13:19:29

une EXCELLENTE conférence sur le thème "le flirt", de l'abbé Grosjean


c'est un peu long, mais très vivant car le style parlé a été conservé. Elle s'adresse à un public jeune, mais peut être "goûtée" par les un peu moins jeunes ( les parents !)

> Je me présente en deux mots, comme ça vous saurez qui vous parle, je suis
> donc l'abbé Pierre Hervé Grosjean, diacre du diocèse de Versailles, prêtre
> si Dieu le veut dans trois mois, et voilà. et j'ai une soeur qui est Jeune
> Témoin, mais elle n'est pas là. (Rires). Alors, ce sera pas une grande
> conférence parce que j'ai pas la qualité des témoins précédents, mais ce
> sera plutôt un petit topo un peu clair, et alors je fais le choix
> délibérément du franc-jeu, c'est à dire que je vais être direct, le but
> c'est de pas tourner autour du pot, alors forcément il y en a certains qui
> vont se dire : « Il abuse un peu quand même, ou il y va un peu fort » et
> bien vous aurez toute occasion de poser des questions à la fin, avec la
même
> franchise.
>
> Alors moi j'aime toujours commencer- vous connaissez le sujet, c'est le
> flirt - j'aime toujours commencer d'abord par casser les idées préconçues,
> les fausses idées qu'on a dans la tête. Et il se trouve que le petit
milieu
> catho, il en a pas mal, de fausses idées dans la tête. La première, c'est
> celle-ci : même chez vous, même chez nous, quand, dans le domaine de la
vie
> affective, quand on s'apprête à entendre ce que dit l'Eglise, on a, même
> inconsciemment, la peur de se faire engueuler. La preuve, c'est que un
> garçon ou une fille qui est folle amoureuse ou fou amoureux, eh bien il a
> quand même un peu la trouille d'en parler avec un abbé, avec son père spi,
> avec je sais pas qui, parce qu'il a peur de s'en prendre une ; ou alors
que
> l'abbé, avec toute sa finesse, casse tout, tout de suite, bulldozer, il
> rentre dedans. (Rires)
> Et ça c'est dommage parce que ça veut dire que même pour nous, on n'a pas
> une vision positive du message de l'Eglise. Et trop souvent, trop souvent,
> je vois chez les jeunes cathos une vision de la morale chrétienne, ou de
ce
> que peut dire l'Eglise là-dessus, uniquement comme une suite, une série,
une
> liste d'interdictions : « ça c'est péché, ça c'est péché, ça c'est péché,
ça
> c'est péché, ça c'est pas péché, ça c'est péché.etc. ». Quand je fais un
> topo là dessus, souvent la question qui arrive, quand je fais un topo aux
> scouts, par exemple, la première question qui sort, c'est « M. l'abbé,
> jusqu'où on peut aller sans que ce soit péché ? » (Rires). Et alors, c'est
> un peu nul, parce que ça montre justement que la seule référence, c'est
> d'éviter, en gros, le péché un peu embêtant, un peu gros quand même, qui
> serait pénible à accuser en confession, mais voilà, c'est tout. Et le
> problème de ça, c'est que ça ne tient pas longtemps. Ça tient pas
longtemps
> parce que, Guy de Larigaudie, je sais pas si vous connaissez, disait : «
Une
> chasteté qui n'est pas joyeuse et positive, elle est chiante. » .enfin il
> disait : « Elle est ennuyeuse », mais c'est ça (rires). Et c'est vrai !
> C'est vrai qu'elle tient pas longtemps : le jour où vous êtes fou amoureux
> ou folle amoureuse, que vous avez vraiment la fille, le garçon de votre
vie
> devant vous, et bien concrètement, la liste d'interdiction, si c'est
> uniquement ça, ça va pas tenir très longtemps, vous savez. « M. l'abbé, je
> connais mes limites, ne vous inquiétez pas ». Tu parles ! (Rires).
>
> Et du coup, voyez, on ne vit que simplement pour éviter les gros trucs, et
> alors on la ligne jaune, donc qu'on a tracée, et puis on flirte avec la
> ligne jaune - c'est le cas de le dire - et puis la ligne jaune, elle
recule
> de plus en plus, bon...et c'est un peu foireux. Donc première truc,
première
> chose à comprendre, il faut que mon désir d'aimer en vérité soit quelque
> chose de positif, et tout ce que l'Eglise va pouvoir me dire c'est positif
> dessus, c'est pas un carcan moral dont il va falloir me débarrasser quand
je
> serai un peu plus grand. C'est positif parce que c'est au service,
> justement, d'aimer. Ce qu'il a de plus beau en vous, c'est cette capacité
à
> aimer. Donc l'Eglise n'a pas peur de ça, l'Eglise n'a pas peur de la
> sexualité, je peux vous dire que j'en ai vraiment pas peur, personne ne me
> choquera là-dessus ; l'Eglise n'a pas peur de gens qui s'aiment, de jeunes
> qui s'aiment ! Mais au contraire, l'Eglise trouve ça tellement beau,
> tellement grand, qu'elle veut le protéger. Parce que c'est à la fois ce
> qu'il y a de plus beau en vous, et en même temps ce qu'il y a de plus
> fragile. La preuve, c'est que c'est là-dessus où vous pouvez être le plus
> heureux, et en même temps, c'est là-dessus que vous pouvez vous blesser le
> plus, et blesser l'autre, voyez. Donc l'Eglise, Elle ne met pas un écran
> entre vous et l'amour, mais au contraire, toute sa morale, tout son
> enseignement est comme un écrin, c'est à dire qu'il met en relief la
beauté,
> et qu'il protège la beauté de l'amour vrai. Premier truc.
>
>
> Deuxième chose. Pour moi - je ne pourrai pas tout vous dire donc je vous
> donne quelques points - un point hyper important qui peut servir de
> référence pour vous, c'est justement le fait que le Seigneur vous appelle
à
> aimer en vérité. Et là je vais en exploser certains qui me parlent de
> sincérité. Je m'en fous, éperdument. « M. l'abbé, on sort ensemble, mais
on
> est sincères, je l'aime beaucoup, il m'aime beaucoup. » Je m'en fiche !
> Parce qu'on peut sincèrement se planter, vous comprenez ! (Rires) . et
j'en
> récupère tous les jours. Et aujourd'hui, c'est vrai qu'on est même chez
> nous, vraiment le milieu catho, on est dans le règne de la sincérité, de
> l'affectivité. « Mais M. l'abbé, je ressens vraiment que c'est le garçon
> qu'il me faut. » Mais on s'en fiche, c'est pas objectif, ça, très bien, ça
> c'est du sentiment ! Et ensuite ? Ce n'est pas là-dessus que tu vas
> construire quelque chose. « Mais M. l'abbé, c'est bien, puisqu'on est
> sincère ! » Et ça, mais je l'entends des centaines de fois ! Des personnes
> cathos ! Parce qu'on a du mal, voyez, à accepter qu'il y ait des vérités
> objectives, que les actes qu'on pose sont bien ou mal, et ça c'est
objectif,
> c'est pas l'intention que j'y mets dedans qui fait que c'est bien ou mal,
> c'est l'acte en lui-même, sa signification. « M. l'abbé, on.- je suis
direct
> - M. l'abbé on couche ensemble mais c'est sincère parce qu'on aimerait un
> jour se marier. » Mais, j'espère que c'est sincère, au moins, et que ce
> n'est pas pour jouer ! Mais ça ne suffit pas ! L'acte n'est pas vrai parce
> qu'il est sincère ! Il est vrai parce qu'il signifie réellement ce qu'il
> doit signifier. Il est vrai parce qu'il est vécu selon le projet de Dieu.
Et
> c'est là-dessus, c'est sur des choses objectives qu'il faut s'appuyer, si
> vous voulez bâtir un bonheur vrai, un bonheur durable et un bonheur
solide.
>
> Alors on passe au concret. La première chose pour être vrai, c'est de
faire
> la distinction, qui est un peu difficile, entre « être amoureux » et «
aimer
> ». On a du vous le dire dix fois, je vous le répète une onzième fois, «
être
> amoureux », la passion, qui suit la séduction, c'est un sentiment. Un
> sentiment c'est fluctuant. Un sentiment je ne décide pas quand est-ce
qu'il
> se pointe. Vous ne décidez pas de qui vous tombez amoureux, vous ne
décidez
> pas quand est-ce que vous tombez amoureux.
> C'est ce qui explique très bien que, marié depuis trois semaines, vous
> pouvez très bien tomber amoureux de la voisine d'à côté. C'est ce qui
> explique qu'un prêtre peut très bien tomber amoureux !.de sa secrétaire,
les
> dames sacristie, il y a moins de chance souvent. (Rires) C'est vrai,
> on les choisit pour ça, mais c'est vrai, vous comprenez ! Et alors, si
> jen'ai que pour unique référence ce que je ressens, même sincèrement, eh
> bien ça ne va pas être simple ! Parce que je peux tomber amoureux de dix
> mille personnes différentes ! Et ce n'est pas être marié qui va m'empêcher
> de tomber amoureux. Donc ça ne suffit pas. Ce sentiment, il se pointe, bon
> bah très bien, l'important, c'est qu'est- ce que j'en fais maintenant. Et
> c'est là où on va commencer à être vrai. Si je veux être vrai, je vais
> prendre le temps, prendre le temps c'est tout un programme, je vais
prendre
> le temps de discerner ce sentiment. Si je suis marié depuis trois
semaines,
> et bien ce sentiment amoureux que j'ai pour ma voisine, je peux dors et
déjà
> dire qu'il est mauvais. Et donc je vais le couper par ma volonté, je vais
> arrêter de le nourrir, je vais arrêter de jouer à la patience avec elle en
> tête à tête, je vais arrêter de la voir, . voilà.
> Au dessus du sentiment, il y a la volonté libre que Dieu nous a donné,pour
> être fidèle. Donc le temps de discerner, le temps de laisser mûrir,
combien
> de fois, combien de fois si on avait attendu, ne serait-ce que six mois,
> avant d'engager un truc, on aurait vu que le sentiment,finalement,
disparaît
> comme il est arrivé. Et je vais prendre le temps de mûrir moi-même dans
> cette façon, dans cet amour que je sens naître,peut-être, naître en moi.
> Pourquoi ? Parce qu'au début, il y a forcément une part d'égoïsme qui est
> très importante. C'est plus le besoin d'être aimé que je ressens, que le
> besoin d'aimer. « - M. l'abbé, on sort ensemble. - Ah bon, pourquoi ? - Et
> bien parce que. parce que je l'aime. - Comment tu vois ça ? - Eh bien. Eh
> bien quand elle est là, je suis hyper heureux, euh. vraiment elle
m'apporte
> énormément. euh, je me sens vraiment reconstruit, euh. et depuis la
semaine
> dernière où j'avais cassé avec Unetelle, et bien c'est beaucoup mieux. »
> (Rires). C'est un petit peu égoïste ! C'est peut-être vrai, c'est
peut-être
> sincère !
> Voyez ce gars-là il est sincère ! Mais c'est très égoïste ! C'est très
> égoïste ! Il remplit avec les autres ce besoin d'aimer qu'on ait tous,
> d'ailleurs ! Or il va falloir prendre le temps, et prendre les moyens, de
> passer un jour peut-être, à « aimer », d'« être amoureux » à « aimer ». Et
«
> aimer », c'est quoi ? C'est un choix, libre, que je pose, et que je pose
> pour toujours, en tout cas avec l'intention que ça dure toujours, et du
coup
> avec l'intention de construire quelque chose pour toujours, voyez, parce
> qu'on ne peut pas aimer pour un temps, on n'est pas des CDD (contrat à
durée
> déterminée) dans l'amour. La difficulté qu'on a souvent, la question qu'on
> me pose souvent c'est de dire « Ben voilà. On est amoureux, et puis c'est
un
> sentiment sincère, et puis on a le désir de pas faire n'importe quoi.et en
> même temps on est jeunes, les fiançailles c'est pas pour toute suite,
> qu'est-ce qu'on fait ? » Et bien c'est là. où il va falloir être un peu
> exigeant. Pourquoi ? Parce que justement dans toutes les paroles que vous
> allez dire, dans tous les gestes que vous allez poser, il va falloir être
> vrai .pour que ce soit beau, et constructif. Ça le sera si tout ce que
vous
> dites, tout ce que vous faîtes, est vrai, c'est à dire si ça signifie
> vraiment ce qu'il y a dans votre cour, là où vous en êtes. On ne dit pas à
> une jeune fille ou à un garçon : « Je t'aime » si on n'est pas capable de
> lui dire en même temps : « Je m'engage avec toi pour toute ma vie ».
> Pourquoi ? Parce que sinon, ce «Je t'aime » qui est peut-être sincère, il
> n'est pas vrai. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas dire à quelqu'un
que
> vous l'aimez si vous ne la connaissez pas en vérité, et ça, ça demande du
> temps. Quand on aime quelqu'un, ça veut dire qu'on le choisit pour ce
qu'il
> est, et non pas pour ce qu'il m'apporte, on le choisit pour ce qu'il est,
> vraiment, et non pas pour ce dont je rêve de lui ou d'elle. Et ça, ça
> demande du temps, d'apprendre à connaître l'autre. Ça demande du temps de
> dire à l'autre : « Je t'aime », non pas parce que j'ai besoin d'être aimé,
> mais parce que je veux ton bonheur, et je comprends que je t'aime parce
que
> je veux ton bonheur au point de construire toute ma vie avec toi. Je ne
mets
> pas une question d'âge, une question de période, de durée à attendre, mais
> je mets une question d'exigence de vérité dans votre cour. Ne vous
habituez
> jamais, je vous en supplie, à dire « Je t'aime » facilement. Ce n'est pas
> possible. Parce que sinon, comment et qu'est-ce que cela voudra-t-il dire,
> quand vous le direz à votre époux ou à votre épouse ? Dire « Je t'aime »,
> c'est hyper dur, c'est hyper exigeant. On n'embrasse pas quelqu'un quand
on
> n'est pas capable de se donner, de construire quelque chose pour toute la
> vie, pour toujours, quand on n'a pas l'intention que ça dure pour toujours
> et qu'on n'en prend pas les moyens, qu'on n'a pas un projet commun.
Pourquoi
> ? Parce que embrasser quelqu'un, c'est quelque chose de beau, de
magnifique,
> j'ai rien contre ! Je trouve ça génial. (Rires) Je vous envie. (Rires).
Mais
> c'est beau et c'est magnifique si c'est vrai là encore. Quand vous
embrassez
> quelqu'un, vous vous donnez déjà. Pas complètement, peut-être, mais vous
> vous donnez déjà. Et vous ne pouvez pas vous donner facilement. Vous ne
> pouvez pas embrasser facilement, sinon, qu'est-ce que cela voudra-t-il
dire
> quand vous embrasserez votre époux et votre épouse ? Vous comprenez ?
Alors
> vous allez me dire : « Mais maintenant, ça veut pas dire ça quand on
> s'embrasse, tout le monde se le fait et. » Et c'est là où je vous invite à
> être exigeant. C'est clair que, je vais être très franc, 99 % des cathos
ne
> vivent pas ce que je dis. Autant être clair. Et il suffit même d'aller
voir
> à la sortie de nos églises ! Euh, je ne suis pas naïf ! (Rires) Euh, en
tout
> cas dans notre diocèse de Versailles, je peux vous dire que (rires). enfin
> voilà ! Je ne vous donnerai pas le nom des églises, mais c'est assez
tordant
> de rire quand même ! C'est le petit couple à foisons, c'est tout mignon,
> c'est tout catho, on va aux veillées de prières ensemble, on se tient par
la
> main, on prie ensemble. C'est du sincère, c'est de l'affectif à 300%, .
> est-ce que c'est vrai ? Je n'en suis pas sûr. C'est clair que c'est
> exigeant ce que je vous dis là, parce qu'on sent bien qu'en nous-même on a
> un besoin immense d'être aimé et qu'on est souvent tenté d'aller au plus
> court, parce que c'est plus facile, et parce qu'on a besoin d'exprimer
tout
> de suite notre tendresse, notre besoin d'affection, etc. Mais l'enjeu
c'est
> quoi ? L'enjeu pour vous aujourd'hui, c'est pas simplement d'éviter le
> péché. L'enjeu aujourd'hui, c'est clairement de vous préparer à fonder un
> foyer, ou à vous consacrer à Dieu. On ne se prépare pas à 25 ans à se
> marier, c'est à 15 ans qu'on commence. La façon dont vous vivez vos dix
> années entre 15 et 25 ans prépare la solidité de votre couple.
Aujourd'hui,
> il y a moins d'1% des cathos qui vivent de vraies fiançailles. Pourquoi
ils
> en sont incapables, les autres ? Parce qu'ils arrivent déjà abîmés, parce
> qu'ils arrivent déjà blasés, parce qu'ils arrivent déjà blessés. Si vous
> voulez vivre un jour des vraies fiançailles, si vous voulez offrir ça à
> votre fiancé(e), cette force et ce courage de vivre des vraies
fiançailles,
> pour le bonheur et la solidité de votre couple, c'est maintenant que ça se
> prépare. Si vous dites facilement « Je t'aime » aujourd'hui, si vous
> embrassez facilement, si vous sortez ensemble facilement aujourd'hui, je
> peux vous promettre que vous serez incapables, ou ce sera en tout cas très
> dur de vivre des vraies fiançailles, et d'être fidèle dans votre couple
> ensuite et de vivre une vie de couple rayonnante, profonde, joyeuse,
solide.
> C'est maintenant que ça se prépare. Et c'est ça qui est génial : c'est que
> vos 10 ans, vos 10 années, 15-25 ans, c'est excellent parce que à la fois
> c'est les années les plus sympas, les plus enthousiasmantes, c'est la vie
> étudiante, c'est la vie lycéenne, on s'amuse bien ; et en même temps,
c'est
> les années les plus exigeantes. Parce que tout se prépare, tout se fait,
> toutes les grandes décisions intérieures se prennent maintenant dans votre
> cour. C'est maintenant que vous décidez comment vous vivez votre vie
> affective. C'est maintenant que vous décidez quels sont vos principes et
vos
> exigences là-dessus. Et ce sera beaucoup plus motivant pour vous de dire :
«
> Je ne sors pas avec une fille ou avec un garçon, non pas parce que l'abbé
va
> m'engueuler ensuite, mais parce que je veux pouvoir dire à celle avec qui
je
> construirai mon foyer, je veux pouvoir dire : « J'en ai peut-être bavé,
mais
> j'ai tout fait pour te mériter, j'ai tout fait pour me préparer à te dire
un
> jour « Je t'aime » » ».
> Vous allez me dire : « C'est hyper dur ». C'est vrai. C'est vrai, mais
> aujourd'hui, on ne peut plus être tiède là-dessus. Il y a beaucoup de
curés,
> et je le regrette profondément, qui ferment les yeux là-dessus, et qui par
> facilité, vous disent : « C'est pas grave ». Moi, je ne me sens pas le
droit
> de vous le dire. Je préfère vous dire que c'est grave. Parce que j'en vois
> trop, de gars bien, de filles bien, qui ont un bon fond, etc. s'abîmer
> là-dessus. et ça me fait trop souffrir. Donc c'est vraiment une
> motivation bien plus profonde pour votre bonheur vrai qu'il faut être
> exigeant aujourd'hui, et qu'il faut accepter d'aller à contre-courant.
> Sachant- je finirai ensuite par les moyens concrets pour y arriver- mais
> sachant que si vous, vous n'essayez pas de vivre un vrai temps d'amitié ;
> aujourd'hui on le zappe, « on s'entend bien donc on sort ensemble ». Vivez
> un vrai temps d'amitié, un vrai temps d'amitié dans lesquels peuvent
naître
> des sentiments qui sont plus que de l'amitié. Mais restez en à l'amitié
pour
> l'instant. Ça permet justement d'apprendre à connaître les autres en leur
> laissant leur liberté, en respectant leur liberté, sans les forcer à se
> décider tout de suite, et en gardant la vôtre. Du coup en vous aidant à,
peu
> à peu, à purifier ce sentiment amoureux qui naît, à le rendre plus
généreux,
> plus offert, plus donné à l'autre. Si vous, vous n'acceptez pas d'essayer,
> qui le fera ? Qui le fera ? Si dans vos rallyes, si dans vos groupes
d'amis,
> si dans vos troupes scoutes, compagnies, clans, etc. vous, vous n'essayez
> pas de vivre une vraie pureté joyeuse, qui le fera ?
>
> Je vais vous raconter une histoire vraie qui m'a beaucoup marqué, pour
vous
> montrer comment le Bon Dieu peut agir à travers vous là-dessus. Un garçon
> que je connaissais bien, qui n'est pas dans cette salle, je précise tout
de
> suite, avait ce désir de vivre un truc bien, d'être un garçon droit, avec
un
> bel idéal, bon mais comme nous tous, on est assez faibles ; c'est pas ça
le
> plus grave, parce que la Miséricorde du Bon Dieu fait des merveilles, vous
> allez le voir, et ce garçon me téléphone un dimanche matin en me disant :
«
> Vous savez, j'ai fait une connerie hier soir : à une soirée je suis sorti
> avec une fille au bout d'une heure, c'était nul, je me rends compte que
> c'est nul,lamentable, je trouve ça trop dommage, etc. Il part se confesser
> le jour même -bon réflexe- et puis il me dit : « Je veux la revoir, il
faut
> qu'on parle en vérité parce que je ne veux pas la laisser, enfin je veux
> arrêter tout de suite le truc et je veux pas la laisser s'imaginer quoi
que
> ce soit, et j'ai été nul et je veux réparer ça. » Il se trouve que la
fille
> en question je la connaissais. (Rires). C'est quand même curieux vous
savez,
> on est un peu à la croisée des chemins souvent. Et c'est une fille qui
> n'avait pas du tout le même idéal, pourquoi, parce qu'elle n'avait jamais
> entendu de topo là-dessus. Et que, voilà, c'est le milieu parisien, un peu
> facile, on se laisse facilement avoir, et puis il n'y avait pas eu un
Padre
> sur sa route qui lui avait proposé autre chose un peu d'exigeant. Cette
> fille-là, je la revois une semaine plus tard et elle me dit : « Vous
savez,
> Untel est venu me voir, et il m'a demandé pardon. Il m'a demandé pardon -
un
> garçon de 20 ans, fille de 17 - il m'a demandé pardon de pas m'avoir
> respecté, et d'avoir posé des gestes avec moi qui n'étaient pas vrais, et
de
> l'avoir fait simplement par désir physique et par désir d'affection. Vous
> savez M. l'abbé jusqu'à présent, les flirts, je les enchaînais les uns
après
> les autres - la fille plutôt mignonne, plutôt bien, elle avait tout ce
> qu'elle veut. (Rires), aucun problème pour elle - et elle dit : « Voilà.
> J'avais une liste qui est déjà longue derrière moi - que des gars bon
> milieu, bon cathos - je n'ai jamais rencontré un garçon qui m'ait respecté
à
> ce point là. Le fait qu'un garçon vienne me voir pour me demander pardon
de
> m'avoir entraîné - elle-même était consentante - dans une relation qui est
> fausse, je ne peux plus vivre désormais ce que j'ai vécu avant. Je ne peux
> plus me contenter de relations à 3 francs, maintenant que je sais que ça
> existe des garçons qui sont capables de ça ; et j'aimerais beaucoup que
mon
> mari un jour puisse ressembler à ce gars-là et je veux le mériter
> maintenant, je veux être à la hauteur de ça. » Voyez comme un garçon qui
> s'est planté une fois, est capable parce qu'il prend les moyens, non
> seulement de la miséricorde du Bon Dieu, mais de retrouver cet idéal, est
> capable de faire partager cet idéal. Et cette fille-là, au fond de son
cour,
> elle n'était pas satisfaite de ce qu'elle vivait. Si il en a un d'entre
vous
> qui est satisfait des flirts à 3 francs, il vient me voir perso juste
après
> et. Rires) si il arrive à me convaincre, je lui paye le resto. (Rires)
mais
> ça m'étonnerait beaucoup. Elle n'était pas satisfaite mais elle ne pensait
> pas que c'était possible de faire autrement, et que tout le monde le fait
> aujourd'hui. Tout le monde le fait, autant dans nos troupes scoutes, dans
> nos clans que dans nos sorties d'églises. Tout le monde le fait. Et le
fait
> qu'il y en ait un qui ait osé lui dire : « Je te demande pardon parce que
> c'est pas ça que je veux vivre, et je te supplie de ne pas vivre ça ».
Elle
> m'a dit : « Il m'a fait promettre de ne plus jamais me laisser embrasser
> aussi facilement, parce qu'on est trop précieux aux yeux du Bon Dieu pour
> que ce soit trop facile comme ça,pour s'abîmer comme ça. » Voilà ce que
vous
> êtes appelés à vivre, et voilà le bien que vous pouvez faire si
vous-mêmes,
> avec vos faiblesses, avec vos défauts, mais en même temps avec votre
idéal,
> vous voulez essayer d'être exigeant. Et ça je vous en supplie, dans vos
> groupes d'amis etc., il faut que ça vous entraîne au bien, il faut vous
> entraidiez mutuellement. Si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent
> bien - un jour il faudra que je revienne faire un topo sur l'alcool,
> d'ailleurs (rires) - mais si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent
> bien, je peux vous promettre que c'est contagieux. Pourquoi ? Parce qu'il
y
> en a plein autour de vous qui n'y arrivent peut-être pas, mais qui y
> aspirent. Le cour de l'Homme est fait pour la vérité. Si vous essayez de
la
> vivre, d'en témoigner, je peux vous promettre que derrière les deux trois
> petits cons qui diront : « Elle est coincé, il est coincé », qui se sont
en
> fait que des jaloux, parce que eux se sont trop abîmés, trop brûlés ;
> d'ailleurs ceux-là et beaucoup vous envieront, vous regarderont avec
envie,
> et peut-être un jour viendront vous demander de les aider à vivre ce que
> vous vivez.
> Je parle rapidement des moyens, parce qu'effectivement tout ça c'est
dur,et
> quand des fois on est amoureux de quelqu'un, de se dire : « Je lui dis
rien
> et j'attends ». Je me souviens d'une amie, dans mon groupe d'amis, qui
avait
> déjà 20 ans, donc c'est pas l'âge lycée, c'est plus tard, qui aimait
> beaucoup un autre garçon de notre groupe d'amis, et elle m'avait dit : «
> Avec mon père spi, on a décidé, je vais attendre un an, sans rien lui
dire,
> sans rien lui dire, sans me déclarer, parce que si je me déclare, je
> l'oblige à choisir ; et pendant un an je vais mûrir. Je vais mûrir cet
> amour, je vais le présenter au Seigneur, je vais demander au Seigneur de
le
> purifier de tout égoïsme. Je vais demander, je vais essayer d'apprendre à
> connaître l'autre en toute liberté, tel qu'il est - et les groupes d'amis
> sont précieux pour ça - et puis on verra au bout d'un an. » Ils se sont
> fiancés, ils sont mariés. (Rires). Mais vous allez me dire : « Mais moi
> j'aurais trop peur qu'elle parte, l'autre ; ou qu'il parte ». Eh bien
c'est
> que vous n'aimez pas encore. Quand il y a peur de perdre l'autre, c'est
> qu'on aime pas encore, on n'aime pas encore assez, parce que c'est une
peur
> qui est encore centrée sur soi, on se regarde le nombril. Et vous allez me
> dire : « Mais c'est aller vraiment contre soi ». Et bien non, et c'est
> peut-être même la plus belle preuve d'amour que vous pouvez faire à
> quelqu'un, c'est de dire, par exemple, si quelqu'un vous demande, qui un
> garçon ou une fille vous demande de sortir avec lui ou avec elle, eh bien
> pareil, la plus belle preuve d'amour que vous pouvez donner à ce
moment-là,
> c'est de dire : « Je te respecte trop pour risquer de t'abîmer. Alors
> écoute, ce que je te propose, c'est qu'on attende un an ». Si l'autre vous
> dit : « T'es complètement fou, t'es complètement folle » et se casse, eh
> bien c'est un bon critère de discernement. (Rires) il n'est pas fait pour
> vous. Si il n'est pas capable de comprendre ça, c'est qu'il n'est pas prêt
à
> aimer. Il n'y a pas une durée, je veux dire, on s'en fout, mais voilà,
être
> capable de dire : « Je préfère prendre sur moi pour l'instant et vraiment
me
> préparer à être sûr que je suis capable de t'aimer avant de poser des
gestes
> qui nous engagent déjà ». Parce que le risque, c'est que quand vous posez
> des gestes de tendresse, même s'ils sont sincères, ils vous engagent déjà,
> il y a déjà des liens très forts qui se font, c'est difficile de les
arrêter
> ensuite, et même on a envie de progresser. Et donc on est déjà peut-être
> plus totalement libre pour discerner. On a peur de perdre l'autre, on
reste
> scotchés ensemble, voilà. On est un peu aveuglés.
>
> Alors quels sont les moyens pour être capable de ça ? C'est ça qui est
> génial, c'est que le Bon Dieu vous dit un truc, ça je le promets en Son
Nom,
> on est faibles, on est tous faibles, on est tous pécheurs. Si on accepte
de
> prendre les moyens, de son mieux, le Bon Dieu fera le reste. Il sera
capable
> de vous préparer à fonder un foyer solide, ou à vous consacrer à Dieu.
Mais
> pour ça il faut avoir le cour libre, c'est clair. Il y a les moyens
> spirituels et les moyens humains. Je commence par les moyens spirituels,
> vous les connaissez tous :
>
> le premier, c'est la prière. Si vous ne priez pas, vous vous plantez, je
> vous le promets. (Rires). Au moins c'est clair. C'est pas la prière à 3
> francs : je prie quand j'en ai envie, quand je le ressens, quand ça fait «
> pouêt-pouêt » dans mon cour (rires).etc. Là encore, on s'en fout, du
> sentiment. Tant mieux s'il est là, mais c'est pas suffisant. On ne prie
pas
> parce qu'on en a envie. On n'est pas fidèle à sa femme parce qu'on en a
> envie. On prie parce que Dieu en a envie, parce que c'est la joie de Dieu,
> parce que c'est le désir de Dieu que je prie. Et que quand je prie, ce
> n'est pas simplement pour obtenir la bonne note au partiel qui arrive,
mais
> c'est d'abord pour donner à Dieu la possibilité d'agir dans mon cour.
Voilà
> pourquoi on prie quand on en a pas envie ; et je peux vous promettre
> qu'après 8 ans de séminaire, quand je dis ce cher bréviaire, je prends pas
> mon pied à chaque fois !. (Rires) je peux vous le promettre. Je ne dis pas
> que c'est rare, mais ce n'est pas toujours. Je vais à la messe tous les
> jours, je n'en ai pas une envie débordante ! Quand vous êtes dans une
> paroisse où les gens sont un peu cucu, la bonne dame ne sait pas faire
> chanter, (rires), le curé est chiant au sermon. (Rires), ce n'est pas une
> envie folle d'y aller ! On n'y va pas pour soi ! Arrêtez de vous regarder
le
> nombril dans votre vie spirituelle, c'est insupportable ! On aime le Bon
> Dieu pour Lui d'abord. Et c'est exactement comme dans un couple - c'est ça
> qui est beau quand on prépare des fiancés au mariage parce qu'on les voit
> évoluer - et peu à peu on voit le cour se convertir. Et que le fiancé, il
> arrête de se dire : « Qu'est ce que j'ai envie de faire, qu'est ce que
j'ai
> pas envie de faire ? Qu'est-ce que je ressens, qu'est ce que je ne ressens
> pas ? » Et qu'il choisit « qu'est-ce qu'elle a envie de faire, elle ?
> Qu'est-ce qui peut faire son bonheur à elle ? » Et sa joie, il la trouve
> dans la joie qu'il procure à l'autre. Et bien c'est pareil dans la vie
> spirituelle.
>
> Une fois que vous avez compris ça, je peux vous promettre que ça
> révolutionne tout, parce que le Bon Dieu à toujours envie qu'on prie.
> Alors vous vous posez plus de questions, vous vous dites plus : « Est-ce
que
> je sors de mon lit ou pas ? Est ce que je prends ce temps de prière ou pas
?
> » Vous le prenez, pour Sa joie. Tant pis si vous ressentez rien on s'en
> fout. C'est gratuit : c'est ça l'amour. On fait ça pour la joie du Bon
Dieu,
> et je peux vous promettre que dès que vous donnez ne serait-ce que 5
minutes
> par jour au Bon Dieu, Lui agit. Lui agit ! Il se suffit de peu pour agir
> dans votre cour, et pour rendre votre cour peu à peu capable d'aimer comme
> Lui aime. C'est Lui qui vient préparer votre cour à se donner un jour
> totalement. Mais laissez Le ! Donnez Lui les moyens d'agir dans votre vie,
> concrètement.
>
> Deuxième moyen, la Messe, je viens d'en parler, c'est même logique. A la
> Messe, Jésus Lui-même vient demeurer, vient régner dans votre cour, et
donc
> dans votre vie affective, et vient vous apprendre à aimer en vérité, parce
> que Lui nous a aimé le premier.
>
> Troisième chose : la Confession. Là aussi on va arrêter de faire le SMIC
> là-dessus, on se confesse pas simplement, c'est pas le minimum syndical,
> quand on a fait des horreurs, ou une fois par an ! C'est : « Plus je me
> confesse - c'est à dire tous les 15 jours en gros, voyez. (Rires) - plus
je
> me confesse, et plus je donne à Dieu toute liberté pour agir dans mon
cour,
> parce que j'enlève tous les obstacles à Son Action. Et là encore arrêtons
> les confessions à 3 francs où on magouille, on tourne autour du pot, vous
> savez : « J'ai tiré les cheveux de ma petite soeur, j'ai pas mis le
couvert
> à table, j'ai répondu un peu vertement aux parents. » (Rires). On s'en
fout.
> vous ne le regrettez même pas, de toute façon donc. (Rires).
> Ce que le Bon Dieu veut, ce sont des confessions franches, directes,
> loyales, sincères, parce que là il veut agir, parce que là il veut
justement
> purifier façon d'aimer, parce que là il veut soigner vos blessures, toutes
> les conneries que vous avez pu faire, et il veut vous apprendre à aimer en
> vérité. Quand vous vous confessez, Dieu non seulement pardonne vos péchés,
> mais en plus il vous donne la grâce de progresser là où vous en avez
besoin.
> Et quand vous avez un peu de mal à aimer en vérité, quand vous avez un peu
> de mal sur la pureté, et bien quand vous confessez des péchés dans ce
> domaine, Dieu non seulement pardonne, mais Dieu répare, voilà ce qui est
> génial. C'est ça qui est génial, c'est que où que vous en soyez
aujourd'hui,
> quoi que vous ayez fait avant, il est toujours possible de repartir à
zéro.
> Dieu répare, Dieu fortifie, Dieu vous donne la grâce d'être des saints
> là-dessus, et ça c'est la confession. Et dernier moyen spirituel, le père
> spi, le père spirituel. S'il y a quelques guides aînées, elles en ont
> forcément parce que c'est obligatoire, je vous le rappelle, pour
> l'engagement pilote ; et quand aux autres, quand on veut atteindre un
> sommet, on en prend les moyens, on prend un guide de haute-montagne, un
> guide de haute-montagne, c'est pas quelqu'un qui marche à ma place ; quand
> on a un père spi, on garde toute sa liberté, surtout si c'est un bon père
> spi, il vous laisse encore plus libre ; mais c'est quoi ? C'est le guide
de
> haute-montagne qui vous aide à choisir les bons chemins en vous donnant
des
> critères objectifs, voilà pourquoi tout à l'heure je vous disais, c'est
pas
> un an, c'est pas 6 mois, ça on s'en fout, c'est pas l'âge qui compte, mais
> c'est justement avec votre père spi qui lui, a du recul, qui vous connaît
> bien, et qui va pouvoir vous donner des critères de discernement
objectifs,
> qui vont vous aider à prendre les bons chemins, à pas vous planter. Et
c'est
> génial de pouvoir parler avec un Padre que vous avez choisi librement, que
> vous aimez, et à qui vous faites confiance, de pouvoir parler librement de
> ces choses-là, de votre vie affective, de votre vie spirituelle, de votre
> façon d'aimer. C'est urgent. Le père spi, c'est aussi celui qui est
capable
> de vous relever 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. pourquoi, parce que un
bon
> père spi, il n'est pas là pour être déçu, et vous savez que c'est souvent
ça
> qui nous embête dans ce domaine - là, c'est qu'on a peur de décevoir.
Quand
> on a fait une connerie, on n'ose pas le dire parce qu'on a peur de
décevoir
> le prêtre, on a peur de décevoir nos parents, on a peur de décevoir nos
> amis. Le père spi, il n'est pas là pour être déçu. Il est là pour vous
aider
> à progresser. Et le père spi enfin, c'est celui qui va vous dire : « - Ce
> sommet mon vieux, tu es capable de l'atteindre. Tu es fait pour ça, tu es
> fait pour aimer en vérité, alors ne te contentes pas de trucs à 3 F. -
Mais
> j'en ai envie, c'est dur, je ne vais pas résister. - Eh bien. Résiste. Eh
je
> suis là pour toi. Je suis là pour t'aider, on va trouver les moyens, je te
> relèverai le nombre de fois qu'il faut, on s'en fout. On a tout le temps
> mais je suis là pour te ne te contentes pas de peu. » On a tous besoin,
on
> a tous besoin ; et moi le premier ; les prêtres ont un père spi ; on a
tous
> d'avoir un père qui nous dise souvent, souvent : « Tu vaux plus ; t'es
bien
> plus précieux aux yeux du Bon Dieu que toutes les conneries que t'es
capable
> de faire ; tu es capable de ce sommet, tu es fait un jour pour fonder un
> foyer chrétien, solide, profond, qui va te combler ; ou tu es fait pour
> donner ta vie au Seigneur qui va te combler. Ne gâche pas ça. Et ne te
> contente pas d'un truc moyen, médiocre. » Et ça on a besoin, parce qu'on
est
> faibles, donc on a besoin de l'entendre souvent, de le redire, même si on
le
> sait. On a besoin d'avoir un Padre qui nous soutient et qui est là pour
> nous, quoi qu'on ait fait, qui nous rendra capable de ce sommet. Ca c'est
> les moyens spirituels ; et les moyens humains, je vous l'ai déjà dit,
c'est
> le groupe d'amis. Ayez des amitiés vraies, et là aussi discernez. Des amis
> qui vous entraînent au mal, eh bien il faut arrêter, il faut avoir le
> courage d'arrêter. Vous êtes dans une soirée, ça commence à déraper,
> cassez-vous. Ras le bol de ces cathos qui se plantent parce qu'ils n'ont
pas
> osé être différents ! Vous ne pouvez pas risquer de foutre en l'air votre
> idéal parce que vous avez peur de passer pour un coincé. Je vous en
supplie.
> Vos amis doivent vous aider à être des saints. Et là aussi la chasteté, je
> vous promets qu'on a tous besoin de s'entraider mutuellement. Si vous
jouez
> mesdemoiselles - je vais parler aux garçons après - si vous jouez
> mesdemoiselles, aux séductrices, parce ce que c'est quand même plaisant de
> se rendre compte qu'on plaît, si vous n'incitez pas les garçons à vous
> respecter et à construire quelque chose de solide ; c'est clair, c'est
> clair. Et messieurs quand même,.c'est vrai qu'on est hyper faibles.
(Rires)
> C'est vrai qu'on est un peu porté sur le physique, quand même ; et qu'on a
> besoin nous, très vite de passer au concret. Et bien soyez virils là
dedans
> aussi. Et prenez les moyens virilement d'être des saints et de tenir bon.
> Parce que vous savez que vous êtes faibles. Parce que vous savez que
voilà,
> qu'on a besoin d'affection et que c'est tout de même bien sympa d'avoir
une
> fille qui nous dit qu'on est le plus beau à côté de nous, eh bien prenons
> les moyens avec force, générosité et courage de construire quelque chose
de
> bien plus solide. Parce que celle qui deviendra la mère de vos enfants, il
> faut que vous puissiez la mériter. Souvent les garçons me disent : « Moi
je
> ne veux pas d'une fille facile comme femme.par contre, d'ici là je me
> permets pas mal de choses. » Je veux dire c'est dégueulasse, ça. Si vous
> voulez une fille bien, soyez un garçon bien. Et aidez-vous mutuellement,
> entre amis. Voilà. Je finis en vous redisant vraiment ce que.vous savez le
> Saint Père aux JMJ de Rome, il m'a dit - enfin il nous a dit, parce que
> j'étais parmi vous quand même (rires), on était 2 millions mais je l'ai
pris
> pour moi aussi - il nous a dit un truc impressionnant ; il pourrait être
> démago, le Saint Père, mais il l'est pas, il n'a pas besoin de ça. Il a
dit
> ça - je vous le rappelle : deux millions de jeunes devant lui - au lieu de
> dire « Le Christianisme c'est gentil, c'est mignon, c'est joli, Jésus vous
> aime » Il dit quoi : « Vous avez tous une vocation au martyre ; ça ne
sera
> plus le martyre sanglant des premiers chrétiens, ce sera le martyre de la
> fidélité à contre-courant. » Le martyre de la fidélité à contre-courant.
Et
> là il donne trois exemples : « Je pense en particulier aux jeunes et à la
> difficulté de rester pur dans les relations amicales - le flirt, je
traduis
> (rires) - je pense aux fiancés, et à la difficulté de vivre de vraies
> fiançailles, je pense aux jeunes consacrés et à la difficulté de
persévérer
> dans leur vocation. »
> Aujourd'hui c'est clair, et je ne joue pas le démago, je ne vous mens pas,
> si vous voulez vivre cet idéal, vous allez en baver. C'est clair. Mais
> l'enjeu est trop important. L'enjeu, c'est votre bonheur profond, votre
> bonheur vrai, un bonheur en plénitude que Dieu vous prépare, dès
maintenant,
> que Dieu prévoit déjà dans Son Cour. L'enjeu, c'est votre bonheur, et
c'est
> aussi le bonheur de tous ceux qui vous regardent et de tous ceux qui
> pourraient - grâce à vous - comprendre qu'il est possible de vivre autre
> chose, qu'il est possible de vivre un amour vrai, un amour qui rend
vraiment
> heureux. Voilà. Je crois qu'il y a les collégiens qui m'attendent. Je vais
> être un peu moins. un peu plus soft quand même parce qu'ils sont plus
> jeunes, mais. (Rires) mais voilà, je vous demande vraiment... c'est ça
> qu'est bien parce qu'on est en plein Carême. Il faut qu'à la fin du
Carême,
> vous ayez tous un père spi, confession tous les 15 jours. (Rires), prière
> quotidienne. Et là encore ne dites pas : « Ouais, c'était beau ce qu'il a
> dit l'abbé, mais alors, ouais je vais le faire, j'aimerais bien le faire,
> etc ». On s'en fout, là encore du « j'aimerais, c'est sincère, machin. ».
>
> Vivez au présent, pas au conditionnel. Et donc prenez les moyens
> concrètement, dès maintenant, urgents - c'est urgent - prenez les moyens
> d'être des saints. Voilà.
>
>

<


La discussion

 à ne pas louper !!!!!!, de marie-joseph [2006-05-06 13:19:29]
      merci marie joseph, de Tolkien [2006-05-06 14:47:00]
      Est-ce qu'on pourrait avoir, de Métronome [2006-05-06 19:14:43]
          désolée, de marie-joseph [2006-05-06 20:02:31]
          Bande audio !, de Magic_Nono [2007-10-16 19:40:02]
              sur le FC depuis très très longtemps, de Chouette [2007-10-16 19:46:58]
                  Etonnant, de Ennemond [2007-10-16 19:58:49]
                      mais pas en audio, de Magic_Nono [2007-10-16 20:02:09]
                  oui bon :), de Magic_Nono [2007-10-16 19:59:01]