Même si ces prophéties n'étaient pas condamnées, elles sont regardées avec amusement.
Et donc à titre d'amusement, il a pu arriver que des papes en tiennent un peu compte.
Mais si c'est un faux de 1595, c'est bel et bien un faux.
Le vrai saint Malachie est mort en 1148, et son ami saint Bernard qui énumère ses livres ne parle pas du tout de celui-là.
D'ailleurs personne n'en parle avant son impression à Venise (!) en 1595.
Les preuves de Mgr Léon Cristiani sont très convaincantes.
C'est un excellent prélat, digne de confiance (auteur de "Présence de SAtan dans le monde moderne").
Son livre "Nostradamus, Malachie et Cie" est paru en 1955 au Centurion, Paris, avec imprimatur.
Encore une fois, les devises antérieures à ce faux sont d'une clarté évidente.
Un seul exemple : Jean XXII passait pour le fils du cordonnier nommé Ossa. Devise "De sutore Osseo". C'est clair, non ?
Et c'est d'autant plus marrant qu'on a pu établir ensuite que c'est faux : son père n'était pas du tout cordonnier.
Gniarf gniarf gniarf...
Dom Arnold Wion avait bêtement recopié la liste des Papes de Panvinio, avec toutes ses erreurs (et certains antipapes) !
Cela est une preuve irréfutable, non ?
Cristiani explique aussi pourquoi on a des réussites, des "coïncidences troublantes" : c'est la loi du hasard.
Alors patientez un peu, je vous résumerai tout !
Ceci dit, de même que Dieu s'est servi du faux prophète Balaam, il se réserve le droit de se servir aussi d'un faussaire, fut-il de bas-étage.
Dois-je ajouter que je suis très ouvert aux apparitions et/ou prophéties (quand elles sont vraies...) ? |