... sur le ton de la plaisanterie. Oui,il est possible que j'ai regretté l'abasence d'explication de Rome: plus précisément, je regrette que Rome n'ait pas libéraliser le rite tridentin (je le regrette toujours, et je le répète: il fallait faire dès 1986). Bon, ce "ils" est une façon de parler.
Mgr Fellay a pris l'initiative d'arrêter les pourparlers, mais on imagine mal qu'il ne l'ait pas fait sans une certaine pression (on a pas besoin de parler de contraintes) qui peut être diffuse, mais cruciale. Je pense pour ma part qu'il y au une levée de boucliers (on m'a parlé de pétitions...). Quant aux fidèles, bien sûr, n'étant pas des clercs, ils ont forcément moins de recul (pour diverses raisons: téhologiques, pratiques et psychologiques), mais il est possible qu'ils aient servi de frein aux négociations (je reviens à mon idée de pression diffuse). En tout cas, divers témoins ont indiqué qu'à la différence de 1988, les fidèles étaient hostiles aux accords. Ils n'ont pas eu le mot final, ils n'ont en rien participé au processus décisionnel, mais ils ont joué un rôle: celui qu'ils pouvaient avoir et qui était un rôle qui était à leur taille. Cela dit, même en adoptant cette approche, on peut néanmoins estimer qu'un rôle crucial a été joué par certains membres de la FSSPX. Dans ce cas, les fidèles (ils sont forcément encadrés par les prêtres) ont servi de caution, d'arguments. Tout cela pour vous dire, et c'est mon opinion, il s'agit d'une affaire interne à la FSSPX, si l'on entend par FSSPX les membres stricto-sensu. En cela, nos opinions peuvent diverger, mais l'état de nos connaissances n'est pas définitif. Peut-être que même dans 50 ans nous apprendrons des choses jusque là ignorées... Mais ce sont des hypothèses, car après tout la démarche scientifique ne vise pas à établir des certitudes, mais des hypothèses que l'on espère plus fortement corroborrées.
Quant à Monsieur l'abbé van der Putten, j'émet diverses hypothèses:
1) l'appel à diffuser ce courrier est peut-être une réaction à d'autres couriers malveillants: il est possible que des rumeurs, à sa charge ou à sa décharges, aient été diffusées... La manoeuvre de l'abbé était peut-être défensive (mais il est vrai que passer à la contre-attaque équivaut, de fait, à une attaque pure et simple);
2) en négociant avec Rome, des personnes ont dû ébruiter ce genre de discussions. Résultat: tout s'est amplifié et on voit comment les choses ont fini...
Bref, les choses sont complexes: quels sont vos idées, vos éclairages, Justin Petipeu ?
Bien à vous,
Athanase