Certes, mais on ne se bat pas à mains nues contre une armée nombreuse et bien entraînée !
Eviter les combats perdus d'avance ne signifie pas lâcher prise. C’est une question de prudence, surtout si à la fin, on finit plus ou moins par croire que l'adversaire a raison puis par propager ses thèses (rassurez-vous, je ne dis pas ça spécialement pour vous, je l'ai expérimenté hélas moi-même), ce qui est l'une des caractéristiques diaboliques de la désinformation (cf Vladimir Volkoff),.
C'est pourquoi, croire que l'on peut lutter contre le modernisme uniquement "positivement", i.e. en n'étant pas soi-même moderniste, et SANS LE COMBATTRE EXPLICITEMENT ET METHODIQUEMENT EN TANT QUE TEL est une ERREUR FATALE à terme, erreur de laquelle il faudrait convaincre certaines personnes. Le combat à mener - titanesque, mais nous n'avons pas d'obligation de résultat, seulement de moyens - doit l'être selon des méthodes rationnelles, ce qui commence par une bonne connaissance méthodes, ruses et sophismes de l’adversaire.
D'ailleurs, le moindre des pièges du modernisme n’est pas que si l'on ne s'en coupe pas radicalement, on finit par devenir soi-même moderniste sans s'en rendre compte. J’ai fini par comprendre que, dans un bon nombre de cas, l’échec des tentatives de décilliation de certains « catholiques conservateurs » qui devraient être à nos côtés n’a pas d’autre explication ! On devrait bien méditer là-dessus ! De plus, il ne faut pas croire que l'acceptation de Vatican II est une simple formalité qui permet de dire (mensongèrement) que l'on est en communion avec Rome et de continuer à faire comme si de rien n’était ! Par exemple, un moine bénédictin m’a fait observer que la redéfinition implicite de la notion de sacrement (aide à la grâce plus ou moins psychologique plutôt que valeur intrinsèque, pour faire court) telle qu’elle est très bien dénoncée dans le PRL était déjà potentiellement contenue dans certaines productions de V.II.
A quand un vade-mecum du combattant anti-moderniste ?
En attendant, on peut recommander :
· « L’Eglise occupée » de Jacques Ploncard d’Assac, Ed. Chiré.
· « Le secret des Francs-maçons » de Jacques Ploncard d’Assac, Ed. Chiré.
· « Ils l’ont découronné » de Mgr. Lefebvre, Ed. Fideliter.
Amicalement,
LS