J'ai été trés intéressé à la Lecture d'un vieil ouvrage signé du marquis de la Franquerie: " La Mission Divine de la France ".
Intéressé mais perplexe car l'auteur semble trouver un sens à l'hitoire de la France dans un rôle qu'il juge privilégié comme modèle d'administrion et de gouvernement dans un but d'évangélisation. Un paradigme d'une politique catholique.
J'ignore si l'histoire à un sens mais j'aimerai bien connaître le sens de l'Histoire. Or il me semble que cet auteur reconstitue a posteriori un idéal en projettant ses désirs par reconstituion factice d'un passé imaginaire et rêvé.
D'un autre côté le P. Fessard n'a-t-il pas écrit en novembre 41 le fameux article " France prends garde de perdre ton âme" âme d'une nation encore imprégnée de christianisme et de valeurs judéo-chrétienne dont elle savait alors, sans complexe, reconnaître l'héritage. Mais écrire cela c'était tout à la fois prendre acte de l'acquis et du début de la perte de cette identité. La suite renforça sa crainte et le présent ne peut que le confirmer. L'abandon des souverainetés nationales ne traduit-il pas le désir inconscient de se fondre dans une masse peut-être par peur d'assumer une mission et un héritage trop lourds.
La plus grande échelle n'est pas non plus pour rassurer, car le morcellement par grandes régions des entités nationales va dans le sens d'une division qui facilite l'autorité imposée et non la proximité des décisions. Et dans le même temps les liens classiques se distendent sans que de nouveaux liens se créent. Or dans cet interstice de durée le vide sera vite comblé par un indifférentisme entretenu nourrit d'assistanat.
La volonté individuelle se noie dans dans l'océan d'un continent que le morcellement et les habitudes historiques ne font qu'aggraver.
Or le seul lien reste la religion dont la base est encore ,pour combien de temps ? , chrétienne. Il est dommage que le latin, langue de l'Eglise, ait été sacrifié sur l'autel de la modernité car la langue commune est encore le plus fort ciment de compréhension donc de reconnaissance donc d'unité par la prière commune.
Le journal du concile Vatican II du R.P. Y. Congar est en cela intéressant car il souligne et apprécie le dynamisme de l'Eglise belge de l'époque dont il avouera que son poids dans les résultats du concile ne correspondit en rien ni à son importance ni à sa population. Or, et je ne veux en aucun cas faire de la peine à nos amis belges, or dis-je que reste-t-il de cette Eglise belge post-conciliaire aujourd'hui? Combien de belges se sont-ils rapprochés de cette Eglise depuis cet "aggiornamento" qui devait remettre l'Eglise au diapason de la modernité et lui attirer les foules qui s'en détachaient? N'a-t-on pas dit que Vatican II avait été " le premier concile de Louvain tenu à Rome"?
Tout cela pour verbaliser mon inquiètude et devant l'Europe qu'on nous impose et devant l'Eglise telle qu'elle se propose.
La Tradition n'est pas un passé, elle est l'avenir du christianisme, la tuer ou la marginaliser c'est tuer ou marginaliser le catholicisme.
Prions, certes, mais travaillons aussi et affirmons notre identité. L'affirmation aujourd'hui est tellement rare dans le relativisme ambiant que cela se remarque, osons la différence pour dire la Vérité. |